Gankutsuou (The Count of Monte Cristo)

Label Anime-Kun
  • Format: Série TV
  • Année de diffusion: 2004
  • Titre original: Gankutsuou
  • Licencié: oui
  • Titre français: Gankutsuou - Le Comte de Monte Cristo
  • Editeurs: Kero Video
  • Nombre d'épisodes: 24
  • Site officiel: http://www.gankutsuou.com/
  • Studio: Gonzo Digimation, Media Factory
  • Diffuseur: Animax, TV Asahi
  • Auteur: Alexandre Dumas
  • Directeur: Mahiro Maeda
  • Character-designers: Hidenori Hatsuhara
  • Musique: Jean-Jacques Burnel, Koji Kasamatsu
  • Doubleurs: Daisuke Hirakawa (Frantz), Jouji Nakata (le Comte de Monte-Cristo), Jun Fukuyama (Albert), Mai Nakahara (Peppo), Akiko Yajima (Ed), Chie Nakamura (Eugénie), Jin Domon (Debray), Junko Miura (Valentine)

Synopsis

Albert de Morcerf, jeune vicomte, est l'ami de Franz avec qui il visite la planète Luna. Ils assistent à un opéra. Alors que la pièce musicale se termine, un étrange personnage offre un bouquet de fleurs à la chanteuse : ses longs cheveux gris tombent sur ses épaules, sa stature est imposante, sa canne en or, ses vêtement richement décorés et sa prestation indiquent une noblesse et une importance évidentes. Il s'agit du comte de Monte Cristo. Les rumeurs les plus folles circulent à son sujet.

Mais plus mystérieux encore, lors de sa rencontre avec Albert, le comte propose à ce dernier et à son ami une invitation à dîner. Il prie Albert de lui présenter les nobles de Paris, ville qui lui est inconnue. Pourquoi le comte se rapproche-t-il ainsi du jeune homme ? Pour l'argent, la gloire ? Que dissimule donc une telle attention ?

Synopsis soumis par Pharaoh

Par Sirius le 04/09/2007 à 23:26

Je suis parti sur un à-priori négatif sur cette série. D'une part, le chara design ainsi que les décors semblaient trop étranges pour être de bon goût et d'autre part, qu'est-ce que ça peut donner quand les jap' s'attaquent à une oeuvre comme le Comte de Monte Cristo?

Ma première impression en abordant cette série : elle a un opening fabuleux que l'on ne se lasse pas de ré-entendre, je ne l'ai jamais zappé. Le ending est passable quand à lui.

Deuxième observation : le chara designe est en effet étrange mais pas du tout de mauvais goût malgré les apparences. La grande originalité réside dans ces effets de motifs des cheveux, des habits qui restent fixes dans le décors au détriment des mouvements des personnages. J'ai été sidéré par ce procédé qui ne manque pas de charme et qui contribue à faire de cette série une véritable oeuvre graphique avec sa propore identité.

Pour le scénario, l'histoire a été remaniée en version futuriste. Au début, on ne voit pas du tout le lien avec l'oeuvre de Dumas. Il faut savoir que le fil narratif a été refait (bref le début du Comte de Monte Cristo est transformé en flash back typiquement japonais.) Et il fallait aussi changer de focalisation avec le personnage de Albert, ce qui était évidemment obligé vu que l'image du Comte a été fortement modifiée. C'est là le véritable intérêt de Gankutsuou : on va plus loin que Dumas : la trame dramatique est beaucoup plus violente et la vengeance plus cruelle encore. D'autant plus qu'il présente un grand nombre de personnages très charismatiques.

Bref un animé que je vous recommande chaudement.

9/10

Par fpala le 14/05/2007 à 16:35

J'annonce tout de suite la couleur: UNIQUE ! Ne pas manquer ce petit bijoux d'animation !

Oui, au début, j'avoue avoir été déconcerté par la singulière mise en forme graphique des personnages, indigeste à première vue, de part leur costume genre "Kaléidoscopique ".

Ma frustration s'est, au bout de deux trois épisodes, envolée, tellement cet animé nous plonge dans un univers magique, envoûtant, souligné par des décors où chaque arrêt sur image nous laisse bouche bée devant tant de splendeur, le tout baigné d’une bande son qui s’appuie sur de la guitare sèche collant parfaitement à l’ambiance.

Quand à l’intrigue, c’est du béton armé, merci Msieur Dumas, mais de plus, le coté revisité et futuriste de l’œuvre ainsi que la mise en scène où sentiments et émotions des personnages sont frappant de crédibilité la rendent passionnante à souhait.

Ajoutez-y un comte surnaturel au charisme incroyable, dans un monde, des mondes, aux personnages si attachants, ou méprisables, confrontés à la dure réalité d’une vengeance implacable.

Je vous le conjure, passez le cap des 5 épisodes, lorsque que vous aurez terminé cette série,
vous placerez cette œuvre dans le rang des chefs d’œuvre ! Ah si Msieur Dumas pouvait lui-même revivre son roman « outre-temps », il dormirait ensuite bien mieux dans sa tombe !

Je ne peux que mettre 10, car cet animé est truffé de qualités et qu'il ne ressemble à aucun autre, je salue donc le pari audacieux et réussi de ses créateurs...

10/10

Par miero le 20/04/2007 à 13:06

WAOUH quelle claque!! Cette série est indispensable, tout simplement. Pourquoi?

Tout d'abord son scénario, pour ceux qui ne connaissent pas le comte de Monte-Cristo c'est une merveilleuse façon de découvrir cette histoire tout bonnement magique. Attention cette adaptation est très stylisé et se place dans un monde totalement différent de l'original (on y reviendra) mais l'histoire mélangeant amitié, amour, mensonge, trahisson et manipulation est excelemment restituée. On n'est captivé du début à la fin par les tribulations de ces nombreux personnages (on en suit un principalement mais une dizaine de personnages sont réellement important pour l'histoire), toutes leurs vies sont entremélées et de nombreux mystères planent sur chacun des protagonnistes.
C'est justement ces mystères qui sont dévoilés avec parcimonie qui nous envoûtent. En fait, la série est magnifiquement orchestrée les clés des mystères sont données au bon moment et relance toujours l'intérêt (qui soit dit-en passant est toujours présent). On a jamais le temps de s'ennuyer et on désire toujours savoir la suite, en fait on devient accro à la série et ça dès le premier épisode.
Autre point qui renforce l'accoutumance du spectateur, le graphisme de la série tout simplement somptueux! On est littéralement scotché devant ces décors fastueux, chaque lieu visité est une pure merveille, en plus on a l'occasion de voir beaucoup d'endroit donc c'est un régal! Le chara design n'est pas en reste il suffit de voir le comte de Monte-Cristo pour s'en convaincre, il est trop classe et il a un charisme énorme! Tous les autres personnages sont également très bien réalisés et leurs designs correspond parfaitement à chacun de leurs caractères. Seul petit bémol les vêtements qui sont très spéciaux, en fait, les textures des habits ressemblent à du papier peint (grand luxe quand même).
Tous ces personnages sont plongés dans un univers à part, en effet, on a le droit à un mélange de passé et de futur. Je m'explique, en fait l'intrigue ne se déroule pas uniquement sur la Terre mais dans l'univers entier! Les vaisseaux spaciaux sont légions, les extra-terrestre ne choquent personne et à côté de ça on a un background géopolitique terrestre limite moyen-âgeux (peine de mort, aristoctratie, mariages arrangés...). Autre exemple de ce mélange des duels en armure et à l'épée mais type mécha donc en version géante. Ceci peut à priori paraître déroutant mais l'ensemble est très ficélé et donc cohérent, ce qui fait que l'on plonge dans cet univers très facilement.
Pour finir, l'ost est de grande qualité et colle parfaitement à l'ensemble parfois elle renforce l'intensité de certaines scènes ce qui pour moi est rare (car je fais rarement attention au fond musicale) et tout simplement une réussite.

Vous l'aurez compris cette série est une perle rare sur laquelle il ne faut pas hésiter à se ruer, elle tout bonnement GENIALISSISME!!!!!

9/10

Par watanuki le 08/03/2007 à 19:43

Gankutsuou est à Alexandre Dumas ce que Thunderdome est à la techno : très bourrin, ce dessin animé est probablement annonciateur d'une future dérive au sein de l'industrie du dessin animé.

Gankutsuou n'est pas gracieux dans sa manière d'empiler sans état d'âme les références les plus hétéroclites et parfois les plus contradictoires : détournement de Klimt, esthétique plaquée or dégoulinante d'effets aveuglants, chemises à jabot et regard inspiré de Marylin Manson pour le Comte, voyages spatiaux et vieilles automobiles, cette oeuvre convoque tout et n'importe quoi dans un magma référentiel étourdissant, parvenant de même à accumuler la totalité des "accessoires" propres à l'animation japonaise en une seule série. Aspects vampiriques, mechas, SF, Art Nouveau, tous les poncifs chers à l'animation japonaise sont convoqués, et Gankustsuou fait ainsi figure de manifeste décadent d'un nouvel art de faire des séries animées.

Cela engendre bien entendu le pire et le meilleur. Techniquement, on se retrouve face à une série usant et abusant de procédés pas toujours efficaces : poser les couleurs comme on pose des trames donne l'impression désagréable que quelque chose cloche, que les contours animés ne parviennent pas à avoir de substance, puisque celle-ci demeure sans mouvement, conservant les mêmes motifs inaltérables.

Cela dit, Gankutsuou possède la force de tout oser, et de légitimer sa démarche par une sorte de curiosité permanente, comme si l'équipe en charge avait décidé de tout essayer et de pousser jusque dans ses derniers retranchements la logique de ces séries à budget pharaonique. Il y a un souffle qui porte le dessin animé de bout en bout, et qui en fin de compte opère sur le spectateur comme une drogue, l'obligeant à enchaîner les épisodes les uns derrière les autres, afin d'avoir une vision globale de ce tableau en 24 pans.

Le scénario, évidemment, est excellent, puisqu'il est tiré d'une oeuvre célébrée depuis des dizaines d'années ; en quelque sorte, Dumas sert à la fois de caution et de garde-fou au projet. S'appuyer sur Dumas garantit à l'équipe de ne jamais sombrer dans le n'importe quoi absolu, le scénario étant toujours là pour soutenir les éventuelles défaillances esthétiques. Ensuite, s'appuyer sur cet auteur permet à Gonzo de ne pas avoir à se soucier d'autre chose que de l'esthétique.
Ici encore on est confronté au paradoxe : audace des créateurs et simultanément, choix conservateur d'adapter un classique centenaire, qui est une démarche typique des chaînes télés nippones dans les années 70 / 80.
Comble de cette illogisme revendiqué, les génériques ont été inversés, et celui du début devait à l'origine être à la fin : c'est la preuve que dans Gankutsuou il n'y a pas de honte à confondre les pieds avec la tête.
Entre volonté icônoclaste et désir de rendre hommage, la frontière est ténue.

Pour une oeuvre finalement très bonne, et véritablement excitante, comme l'est Gankutsuou, combien d'autres risquent de suivre ce modèle et de sombrer dans le ridicule ? Vu le succès de cette oeuvre, et le bruit qu'elle a fait, il y a fort à parier que les ersatz arrivent en masse à l'avenir.

8/10

Par Gemini no Saga le 25/02/2007 à 14:32

Que de bruit a fait cet anime lors de sa sortie et encore aujourd'hui. Production du studio Gonzo qui a frappé un grand coup et élever encore plus sa renommée en adaptant le célèbre roman de Dumas « le Comte de Monte-Cristo ».

A l'instar de Kemonozume, le studio a voulu innover en offrant à l'anime une ambiance graphique spéciale par plusieurs moyens. Tout d'abord en mélangeant les genres avec des anachronismes, car l'histoire se déroule dans un univers futuriste. On voit des voitures typées années 60 et des carosses, et bien entendu des vaisseaux spatiaux ou encore des méchas. Un procédé frappe l'oeil immédiatement, les vêtements et les chevelures changent de couleurs ou de motifs selon le mouvement des personnages. Mais ce procédé certes original, confère paradoxalement une ambiance graphique lisse voir plate, d'immobilité des personnages, qui plus est renforcé par des décors proches de prises de vue réelles et surtout fixes.

L'animation est correcte pour ne pas dire médiocre, cependant la 3D rehausse le niveau même si elle favorise une certaine artificialité des graphismes. Ce curieux contraste entre animation classique et concepts innovants est désagréable. C'est à l'image du chara-design et du mécha-design, le dessin des personnages n'a rien d'original tandis qu'un soin est apporté au mécha-design inspiré des chevaliers du moyen-âge et de Vision of Escaflowne, dont l'animation est tout en 3D. Ou encore les vêtements d'Ancien Régime façon aristo qui côtoient des habits d'aujourd'hui, c'est ridicule. Gonzo a voulu montrer à nos amis nippons une image de la France faite de clichés, néanmoins on remarque qu'une fois n'est pas coutume la langue française n'a jamais été écorché au contraire.

A vouloir trop en faire graphiquement, surtout mes yeux ont soufferts à cause des couleurs, l'anime sombre en dessous de la moyenne essentiellement à cause des personnages plus que cette ambiance graphique ratée. Ceux-ci sont fades, terriblement fades à l'exception du comte. Nous avons deux amis d'enfance qu'on nous présente comme inséparable. Alors que dire, si ce n'est qu'ils représentent aucun réel intérêt mais alors aucune même pas une once. Ils sont à la limite de l'insuportable surtout Albert qui par sa naïveté agace fortement. Des personnages sans aucune consistance. En revanche, le comte est réussi psychologiquement sauf son chara-design est pathétiquement celui de Dracula, je n'ai toujours pas compris pourquoi d'ailleurs. Il supporte à lui seul l'intérêt de la série lors des premiers épisodes, c'est son mystère qui nous attire et nous incite à poursuivre le visionnage.

Il n'empêche que l'anime possède des points positifs : l'intrigue et la musique. L'intrigue, on ne la doit pas au studio mais à l'oeuvre de Dumas, elle reste relativement bien utilisée mais elle tarde à entrer en jeu. Au fil des épisodes notre curiosité s'aiguise, et ce n'est pas pour me déplaire car le scénario tente tant bien que mal à combler le fossé creusé par les personnages. La musique, de son côté est très belle, tantôt angoissante tantôt jouée au piano pour accompagner les moments dramatiques. On regrette toutefois un manque de violence notamment pour une histoire de vengeance.

Gankutsuou, est devenu une sorte de mythe dont on chante les louanges. La métaphore qui conviendrait le mieux serait l'image du mirage.Gankutsuou est un mirage, à l'apparence original et à la profondeur inexistante. Une perte de temps pour ma part.

3/10

Par beber le 07/02/2007 à 21:45

Oh my God!

What a good animé que celui-ci. Sachant que pour moins le "good" s'avère être ultra euphémistique. Vous l'aurez compris, j'ai plus qu'apprécié Gankutsuou.

Alors revenons au point de départ. Cette série étant particulièrement bien noté sur AK, et Animeland l'ayant également plébiscité en son temps, je me suis dis : "Bon pourquoi pas"... Mais sans grand enthousiasme. En effet, force est de reconnaître, que l'histoire du comte de Monte Cristo, je la connais. Alors je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, visionner une série dont je connais la fin, ça ne m'intéresse guère. Conclusion, c'est quasi à reculons que je suis entré dans l'univers proposé par Gonzo.

Et là, 1er épisode. Vlan, la claque....c'est "spécial" graphiquement. A vrai dire, je n'ai jamais vu ce procédé utilisé auparavant, et depuis je me dis que c'est dommage, tout en me disant que cela confère une originalité spéciale à cette série. Alors comment expliquer le procédé? Cette explication me semble nécessaire, vu qu'il est en grande partie responsable du charme de la série.
Alors Gonzo a décidé d'allier au dessin classique et par ailleurs assez simple, une palette de couleur assez bariolée. De plus les costumes, ou bien les cheveux enfin bref tout élément doué de la capacité de mouvement est composé d'un support de second plan rigide malgré les différents gestes pouvant être accompli. Pour clarifier mon propos, imaginez un costume jaune à carreaux perpendiculaires à l'écran; ceux ci le resteront quoi que fasse son porteur. Vu que cette explication est assez embrouillée, je vous invite à visionner vous même un passage, puis vous saisirez bien vite ce à quoi je fait allusion.

Bon c'est donc la première chose qui m'a frappé en visionnant l'épisode 1 de Gankutsuou. La deuxième chose, c'est que visionnant une oeuvre tirée d'un roman d'Alexandre Dumas, la probabilité que l'histoire se déroule autour du 18 ou 19 eme siècle était importante. Et bien que nenni! L’histoire se situe en l'an 5000. Mettre Dumas dans un univers futuriste, étrange, mais pourquoi pas.

Donc le scénario. Quoique suivant l'histoire originale dans les grandes lignes, il se permet toutefois certaines fantaisies. Mais comprenait par là qu'il ne s'agit pas de fantaisies se faisant au détriment de l'histoire originale. La grande intelligence des scénaristes de Gankutsuou a été de transposer la trame scénaristique à un age futuriste. Du coup, moults éléments risquaient d'être anachronique. Ainsi certains personnages ont été intelligemment replacés dans leur nouveau contexte. Par exemple Haydée qui était à la base la fille d'un pacha, devient la fille d'un seigneur d'une planète futuriste, l'esclave noir devient un extraterrestre appelé pudiquement "marionnette". Cependant du coup c'est l'ensemble de l'univers du Comte de Monte Cristo qui évolue. Mais paradoxalement, pour définitivement appuyer sur leur originalité, le monde futuriste cotoit sans que cela ne choque, l'ancien. Ainsi, l'on retrouve les montres au gousset, les demeures parisiennes type Haussman côtoyant les grands écrans digitaux, les calèches croisent les voitures du début du siècle que survole les grands vaisseaux spatiaux. Ce mélange des genres pourrait perdre celui qui regarde la série. Au contraire, on se sent étrangement familier avec cet univers.

Comme dans le roman, l'histoire se déroule dans Paris. Un Paris aristocratique, séparé par une muraille du reste du territoire, un Paris bariolé, mais finalement très crédible pour l'époque, avec une vision des noble, bien que quelque peu caricaturale, suffisamment callée avec le récit pour ne pas choquer. Donc grosso Modo, sans trahir le dénouement mais je suppose que comme moi vous connaissez l'histoire initiale, il s'agit de la vengeance d'un homme, Edmond Dantés, contre ses anciens amis qui l'ont trahis. Cette histoire nous est contée par le suivi d'un jeune héro Albert, fils de Fernand Mondego. Il s'agissait là pour les scénaristes d'arriver à trouver une accroche plausible pour que la série puisse trouver son public. En effet la majorité des personnes visionnant des animés sont des adolescentd, d'ou la présence de plusieurs d'entre eux dans la série, qui va parfois au delà de ce que raconte le récit initial. Et force est de reconnaître que ça ne choque presque pas. Le jeune Albert est un héro tout à fait crédible, et bien que son attachement au comte de Monte Cristo parait démesuré, il nous permet de suivre l'histoire avec un oeil nouveau.

Ainsi, c'est presque une deuxième histoire qui vient se greffer à la première. Celle d'Albert qui côtoie le comte. Celle d'Albert qui assiste au début innocent, puis incrédule, et enfin impuissant à la destruction qui va l'entourer petit à petit. Concernant Le Comte de Monte Cristo, celui ci est étonnement traité. Et ce finalement génialement, vu que l'on découvre en lieu un génial instigateur, et planificateur. Sa vengeance le rend terriblement inhumain. Alors que dans l'oeuvre original, l'on éprouvait de la sympathie, vis à vis de lui, ici, l'on est sans cesse tourmenté entre un sentiment de rejet et d'affection. En fait, comme notre jeune Albert. En tout cas on est littéralement fasciné par se personnage terriblement charismatique. Les histoires parallèles des alter égo adolescent d'Albert sont traité de façon étonnante, en parallèle de l'histoire du compte, jusqu'a l'on se rende compte des ramifications existant entre chacune d'entre elles, et tissées soigneusement des mains d'Edmond Dantés.

Les personnages sont tous d’une grande forte. Leur Charadesign correspondant bien alors à chacune de leur personnalité, les relation entre chacun ayant leur particularité leur passé. Un traitement important a visiblement été réalisé à ce niveau.

Le final va prendre quelques libertés avec le récit. En bien? Ou pas? La réponse est ambiguë. Sans doute le final aurait-il gagné à être plus dramatique, néanmoins force est de constater qu'un dernier épisode est entièrement consacré à l'après dénouement, et non pas expédié à la va-vite. Ce qui nous permet de suivre (avec une certaine difficulté, l'épisode étant assez décousu) les dernier agissement d'Albert avant la fin de l'animé. Et quel n'est pas notre déchirement lorsque le mot "fin" s'affiche sur notre écran.

Le traitement scénaristique de Gankutsuou nous permet de redécouvrir une oeuvre monumentale de la littérature française. On échappe d’ailleurs à la fameuse morale enfantine de la fin. Le scénario est donc palpitant, et chaque épisode nous donne une irrépressible envie d'enchaîner avec un autre.

Et les qualités de Gantsuoku ne s'arrêtent pas au traitement réservé à l'histoire et à ses personnages. Non, la qualité artistique est indéniable. Cette série est une forme de mini oeuvre d'art (toute proportion gardée) mais le traitement artistique est tellement réussi que l'on ne peut qu'être admiratif devant celui ci. Outre le traitement graphique décris au tout début de cette critique, je pourrais citer de nombreux éléments allant dans ce sens. Par exemple, je citerai le char design, tellement simple et épuré, mais tellement efficace. Quoi d'autre? La France.... ah la France vu du Japon, ces accordéons, ces français noble barbichonneux, ces vieux bérets casquette.... C'est caricatural, quoique.... en fait ce mélange de modernité et de premier empire nous offre une vision de notre pays terriblement proche de la réalité. C'est assez troublant.

L'animation est soignée, tout à fait dans les normes imposées par le style. Notons - Gonzo oblige - une intégration de la 3D pour une fois crédible et utile au récit. La bande Son est aussi en grande partie responsable du succès de cette série, reprenant de façon cohérente l'ambiance des passages tantôt dramatiques (ah cet épisode 18, il est terrible) tantôt joyeuses (cette valse franchouillarde).


Bon je pense m'être suffisamment appesantie sur cette série. Je ne peux honnêtement que dire Bravo à cette production, et pour la première fois me fendre d'un 10.

A regarder de toute urgence !

10/10

Par AngelMJ le 03/11/2006 à 09:49

Gankutsuou n'est pas le genre de récit qui laisse insensible. Son thème, son concept visuel, sa bande son, personne ne peut ne pas être interpeller par au moins un de ces aspects. Pour ma part, chacun d'eux m'a marqué, chacun d'eux est là pour appuyer et argumenter mon point de vue : Gankutsuou est une série fantastique!

Je ne vais pas rabâcher ce que tout le monde sait déjà : c'est visuellement original, riche en couleurs, en motifs. Pour moi, on est limite proche de l’œuvre expérimentale. Mais l'on peut dire que cela est efficace. Après, il faut aimer le concept et le baroque. Mais l'ensemble, par les textures, les décors 3D, le charadesign, est d'une cohérence bluffante, ce qui pousse forcément à l'admiration.

Là où Gankutsuou fait très fort également, c’est dans l’adaptation. Inspiré du roman de Dumas, le studio Gonzo en a gardé le meilleur tous en y ajoutant de nombreux personnages venant pimenter l’intrigue, une incrustation futuriste et fantastique d’une justesse étonnante et un dénouement finale certes différent de l’œuvre originelle, mais en total adéquation avec l’ensemble de la série. L’essence du récit est bien présente, mais une dimension supplémentaire y a été ajoutée, nous montrant le destin de Monté Cristo d’un autre point de vue, le point de vue d’une équipe japonaise sur un roman français. Il est en effet très intéressant de voir comment nos amis nippons traitent des sujets tel que la vengeance, la Rédemption ou l’amitié par rapport à nous autre occidentaux. Une différence de culture, de perception, qui n’ont pour résultats que d’enrichir encore plus l’histoire, la rendant parfois plus prenante, plus forte.

L’ambiance sonore vient quant à elle marier le visuel et l’intrigue. Nous avons ici droit à une composition d’une qualité rarement atteinte pour une « simple » série TV. Chaque mélodie tombe juste, chaque morceau est là pour rendre la scène où il est joué d’autant plus forte, plus poignante. Un véritable coup de maître qui continue à forcer mon admiration pour cette série. A noter aussi, quelques chansons en français dans la version originale, qui ne peuvent que faire sourire le français fan de japanimation. Mais par delà les musiques, on peut aussi saluer la performance des doubleurs, particulièrement la voix du comte, absolument envoûtante. Les voix correspondent parfaitement aux personnages, leurs donnant force, charisme, charme. De plus, et c’est rare, je trouve que la version française des voix est de très bonne facture, le doublage ayant été réalisé avec sérieux pour coller au mieux à l’ambiance.

Dois-je en rajouter ? Je ne pense pas. Vous aurez compris que cette série a fait fort : elle a comblé toutes mes attentes. À aucun moment elle ne m’a déçue, chaque épisode fut pour moi un réel moment de plaisir. Si je devais énoncer un seul défaut, ce serait le prix assez élevés des magnifiques coffrets auxquels nous avons eu droit de la part de Kero. Mais qu’importe, Gankutsuou est un trésor, un trésor qui en vaut le prix. Le premier et sans doute seul 10 que je donnerai à une série TV. Un chef d’œuvre incontournable que tout fan de japanimation se doit de voir et posséder.

10/10

Par Descartes le 30/06/2006 à 00:20

"L'humanité a besoin de sublime. Le sublime du sublime, c'est l'art. Le sublime de l'art, c'est l'avant-garde, " nous disait Roland Topor dans ses "Mémoires d'un vieux con". Longtemps décriée, marginalisée à outrance et à tort, la japanimation trouve peu à peu grâce aux yeux des chastes et distingués occidentaux, mais peine encore à se positionner comme un art à part entière (l'est-elle considérée comme telle au Japon, je n'en sais fichtre rien). Or, si une oeuvre, oui une oeuvre, peut tendre à modifier ce jugement de valeur obsolète, et être considérée à part entière comme de l'art, c'est bien Gankutsuou, qui par son avant-gardisme aurait ravi ce surréaliste de Topor.

Quel fantastique pied-de-nez que celui que nous fait l'animation japonaise, celui de faire d'un des plus grands classiques de la littérature française et européenne, le Comte de Monte Cristo, une oeuvre d'art respectant à la fois les standards nippons, faisant hommage à la culture européenne, et sublimant le tout d'un je-ne-sais-quoi qui confère de la grandeur et de la hauteur à une oeuvre pour en faire un chef-d'oeuvre.

Il est inutile (cela a déjà été fait dans les critiques précédentes) et insultant (car ici l'on parle d'art) de vouloir faire une énumération des qualités et défauts de Gankutsuou, je me bornerais donc à essayer d'exprimer mes sensations ressenties durant le visionnage de cette série.

Le graphisme si particulier est bien entendu la base même de l'ambiance de Gankutsuou, donnant tantôt des allures impressionnistes, faisant tantôt référence au pop art (l'influence de Warhol et de Lichtenstein est d'ailleurs palpable au niveau de l'expression des visages), pour un ensemble visuel singulier, chatoyant à l'oeil et enivrant émotionnellement. Le fond est en parfait accord avec la forme, l'adaptation libre de l'oeuvre de Dumas étant bienvenue et réussie, servi par des personnages charismatiques aux émotions justes et réalistes, favorisant l'introspection du spectateur sur ses propres sentiments et réflexions par une assimilation aux protagonistes aisée et naturelle. Les thèmes de l'amitié, de l'adolescence, de l'honneur, du rite initiatique y sont traités de manière fouillée, sans être fouillie et faussement intellectuelle, mêlés à quelques relents métaphysiques classiques mais ô combien incontournables. En tout point Gankutsuou respecte la vision artistique résumée par Cocteau, pour qui "l'art ne vaut (...) que s'il est la projection d'une morale".

Ma critique est certainement dithyrambique et manque de discernement, mais elle témoigne de mon engouement à l'égard de cette série, qui restera certainement comme celle m'ayant le plus marqué.

Après cette débauche d'éloges, un 10/10 s'impose semble-t-il, mais s'il l'on reste dans une certaine logique, il est difficile d'attribuer une note à de l'art (même si certains parviennent à lui attribuer un prix). De plus, un 10/10 est la note absolue censée caractériser la perfection, or, au risque de paraître banal, la perfection n'est pas chose humaine, l'art est d'ailleurs là pour le montrer, pour mettre à jour les faiblesses de l'homme et ses questionnements quant à son existence. Mais comme je suis un homme, que je suis faible et surtout fier de mon irrationnalité, je vais aller à l'encontre de tout principe artistique en adjugeant la note maximale à cette oeuvre magistrale qu'est Gankutsuou. Un chef d'oeuvre mérite bien une petite entorse aux valeurs établies.

10/10

Par kisskiss le 04/02/2006 à 12:35

Bon, eh bien je pense que ma critique va venir s'ajouter aux dithyrambiques critiques déjà écrites ci-dessous. En effet, à l'exception de quelques scènes en 3D moyennement intégrées (ca y est, j'ai casé le seul défaut de la série), c'est du tout bon. 
Le scénario reprend l'oeuvre de Dumas et l'enrichit de fort belle manière, rajoutant par ci par là, des éléments inédits, futuristes par fois, mais toujours parfaitement intégrés, de sorte qu'ils ne choquent nullement ; au contraire on a même l'impression qu'ils ont toujours fait partie de l'intrigue. De plus, c'est à mon sens l'adaptation la plus fidèle du roman de Dumas, dans le sens où si certains faits sont modifiés, on retrouve totalement l'esprit qui habitait le livre. 
Coté graphismes, je pense que tout a déjà été dit, c'est sublime, original, et complètement adapté. C'est d'ailleurs ce qui me surprend le plus dans cette série : à quel point des éléments complètement hétéroclites, détachés les uns des autres, se mélangent harmonieusement et en toute cohérence. Chapeau bas à tous. 
La musique est discrète mais de qualité et accompagne parfaitement l'anime. 
A noter les génériques magnifiques dans deux genres complètement différents : le premier dans un style d'estampe douce et monochrome sur une très belle chanson d'amour, le second, complètement étourdissant de part son flots d'images et sa bande son rock presque violente comparée au reste de l'anime. 
Quoi qu'il en soit, un anime superbe à se procurer dès sa sortie en France le 6 mars...

10/10

Par Zigzou le 19/04/2005 à 19:59

Gankutsuou est une série sortant des sentiers battus, un graphisme magnifique, certes déroutant aux premiers abords mais contribuant à la force de l'anime. Un scénario excellent (j'ai vu les 24 épisodes et je ne suis pas déçu) qui s'inspire du livre de Dumas, mais prenant de grandes libertés, il n'est pas question d'adaptation, ici, le scénariste a simplement puisé la base de son intrigue dans le livre. 
  
Un anime plein de sentiments et parfois extrêmement dur, vous allez vibrer au fil des épisodes!   
La musique colle parfaitement à l'ambiance du film, par contre l'écoute hors contexte s'avère moins plaisante que je ne le pensais, seuls quelques titres ont attiré mon attention.  
Un anime que je conseillerais à tout fan d'animation et de sensations fortes. Respectant les "nouvelles règles établies" je lui mettrais donc une bonne note mais une note cohérente : un 8.5/10 me semble des plus mérités... Je l'arrondirais à 8 à cause de tout les précédents 10 (l'anime n'étant pas exempt de défauts).

8/10

Par darkakashi le 16/03/2005 à 21:40

Les graphismes, même s'ils peuvent rebuter au début, laissent vite place à un animé de toute beauté, il n'y a vraiment rien à redire.   
En tout cas moi j'accroche, mais le plus bizarre c'est qu'il n'y a pas vraiment de raison, c'est juste que je suis pressé à chaque fois de voir la suite tellement le scénario est prenant.   
   
Je ne connais pas du tout les ressemblances avec l'oeuvre d'Alexandre Dumas, vu que je n'ai pas lu le livre, mais cet animé a généré chez moi une certaine curiosité par rapport au livre (les points communs entre l'animé et le livre surtout).   
Rien que le personnage du Comte est vraiment bourré de charisme, en tout cas moi il m'a tout de suite plu comme personnage.   
   
L'opening peut paraître moyen (voire même mauvais), mais je trouve que la cassure entre l'opening et l'ending montre bien la différence entre le Comte qu'il y avait avant et celui que l'on voit.
On peut aussi vraiment souligner les efforts faits pour les textes en français dans l'animé (tous les documents dans l'animé sont traduits) et les petits résumés en français aussi (joli accent japonais d'ailleurs).

10/10

Par Scalix le 09/03/2005 à 13:41

Bon, il va falloir que j'essaie d'être objectif...

Gankutsuou, ça défonce tout, c'est la première certitude que vous pouvez avoir.
La première chose que vous allez remarquer dans la série, c'est le graphisme unique et intriguant, qui, plus tard, lorsque vous serez habitué, contribuera à l'ambiance originale de la série. Dès le générique, vous aurez sans doute remarqué à quel point la série est soignée.

Les personnages sont eux aussi géniaux : Le comte de Monte-Cristo, énigmatique et tourmenté par de tristes souvenirs, est une réussite totale ; ils n'auraient pas pu mieux le faire. Quant à la noblesse parisienne, Albert, Eugénie et leurs amis ont tous des personnalités travaillées et différentes.

Quant au scénario, n'ayez vraiment aucune inquiétude dessus, il est excellent du début à la fin, l'intrigue se développe avec douceur, sans qu'elle se fasse trop remarquer et les pièces du puzzle nous apparaissent progressivement, ce qui est tout bonnement jouissif. La musique, comme tout le reste, est tout à fait splendide. Mêlant classique et musique moderne, elle colle à merveille au Paris futuriste et déjanté représenté dans la série.

Que dire de plus, si ce n'est que vous êtes fous si vous ne cherchez pas à regarder ne serait-ce qu'un épisode de cette remarquable série, qui m'a personnellement scotché devant mon écran sans voir le temps passer.

10/10

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