Un soir. Déprime. Après avoir fini à contrecoeur les Death Note, je sentais que rien ne pourrait me remonter le moral. J'écume les sites spécialisés à la recherche de ce qui pourrait combler le vide...
Et pis je tombe sur un anime dont je n'avais jamais entendu parler, Toky MGK de son petit nom...
Je regarde le premier épisode, et je dois avouer que... ça m'a intrigué. Déjà, l'histoire est dès le commencement horriblement touffue ! On ne connait pas encore les personnages, on ne connait pas l'intrigue, on ne connait pas comment tout cet univers fonctionne, et on est catapulté, comme ça, à l'interieur.
Et ça m'a donné envie de voir la suite ( je sais, c'est étrange n'est-ce pas ? )
Je ne me perdrai pas dans une logorrhée culinaire vaine et inutile ( je ne vise personne. Suivez mon regard ^^ ) qui tente désespérément de se faire croire éloquente et visant à convaincre le pauvre internaute qui lit cette critique, donc je vais être synthétique :
- Le chara Design, l'animation et la réalisation sont irréprochables
- Aucune explication de pouvoirs ou de situation ne vient plomber l'histoire ( non, vous n'aurez pas de Sakura ou de Rukia pour vous faire des dessins... à vous de comprendre tout seul )
- Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les profils des personnages ne sont pas si réchauffés que ça, et on voit apparaître des sentiments franchement inédits dans la plupart des animes du genre, tellement que j'avais oublié que ça existait ! ( je fais allusion à Tôno qui réagit mal après ce qu'elle a vu, à Hiyuu qui déprime après avoir vu les dommages collatéraux qu'entraînent leurs actions du "bien", Sakurai qui a du mal à abandonner l'idée qu'elle ne pourra pas avoir de vie dite "normale"... etc )
- Les grandes lignes du genre ont beau être reprises ( étudiants vs démons, je veux sauver mon ennemi, etc.... ) elles sont selon moi maîtrisées et innovantes ( ce qui est pas toujours facile à faire...)
Bref, verdict : Tokyo MGK est selon moi un excellent anime, s'appuyant sur une base technique et psychologique en béton, sans nous engloutir dans des épisodes à rallonge. Le seul reproche que je puisse lui faire est le classicisme absolu de son thème et qu'on se sent un peu submergé par l'intrigue au début. Mais il est bien supérieur à de nombreux poncifs du genre, qui s'appuient sur leur célébrité pour nous marteler d'épisodes totalement inintérêssant et peu originaux, que l'on avale comme-ci c'étaient des chefs d'oeuvres historiques de l'anime, alors que l'esprit de la série est mort il y a bien longtemps...
Tokyo MGK remplit ses objectifs. De l'action, du surnaturel, du spectacle, de la psychologie classique mais qui sort du lot sous certains aspects, un dessin équilibré, une animation fluide, et un nombre d'épisodes qui l'empêche d'être lassant : Je ne demande rien de plus à un anime de ce genre.
"Deux doigts de paraître valent mieux qu'une livre d'accomplissement", voilà l'adage qui colle le mieux à Tokyo Majin Gakuen Kenpucho : Tou.
La chose est bien foutue, reconnaissons-le, le chara-design n'est pas banal, l'animation se tient, le genre est particulier et, après tout, on se dit pourquoi pas. Mais vient ensuite une flopée de thèmes vus un million de fois, des ressorts d'un classicisme éculé. Si la chose semblait maîtrisée, cela ne poserait pas tellement de problèmes, mais le sentiment que cela donne est une impression d'approximation comme si dès le départ on s'avançait vers le ratage annoncé.
Tout d'abord l'histoire qui se veut complexe est tout simplement lénifiante. Les vengeances venues de la nuit des temps, c'est bien gentil, je sais que cela se mange froid mais là on est dans le plat cuisiné alors que le micro-onde est en panne. Ce qui se voulait démoniaque devient simplement mièvre, on s'ennuie ferme et pour éviter de se faire des noeuds, de trouver une véritable cohérence dans tout cela, on laisse place à de nombreuses scènes d'action censées mettre en valeur des personnages au charisme d'huitre.
Ces derniers, autrement dit les huitres, sont évidemment des lycéens. Une sorte de "club des 5" qui ont été choisi, à moins que ce ne soit la prédestination, enfin bref c'est sans intérêt. Nous avons évidemment le bad boy de service (mais il a un coeur, si, si), le boy un peu moins bad, le grand costaud qui semble avoir deux neurones dont un qui a grillé, le garçon manqué, la mijorée... Fermez le ban, n'en jetons plus. Aucun n'est véritablement attachant, on a simplement l'envie qu'ils se fassent bouffer par un de ces improbables démons qu'ils combattent, cela nous ferait des vacances.
Reste l'OST avec un opening où un pauvre garçon semble être atteint d'un cancer de la gorge précoce, j'en suis désolé pour lui mais qu'il aille hurler ailleurs.
Comme vous aurez pu le remarquer, je n'aime pas cet animé qui ne vaut au final que par son graphisme. Ce n'est pas tant le côté gore qui est gênant que le manque d'intérêt total pour une histoire maintes fois vues, sans tension dramatique, ni éléments anachroniques qui pourraient donner une sorte de deuxième degré allégeant "la sauce".