Côté news c'est en effet plus proliférant sur le net, c'est sûr, on est dans le bain tout de suite, mais tu n'as pas l'impression qu'à part la course à la nouveauté c'est asse vide pour le reste ?
ça me titille. Je ne suis pas vraiment un fanatique de la nouvauté pour la nouveauté, du coup les news "hot" m'intéressent peu (sauf si ça touche à un réalisateur que j'aime), et je suis toujours déçu de ne rien trouver d'autre sur le net (à part des interviews, souvent trop courtes à mon goût).
Il y a la course à la news mais il faut peut-être y voir le signe que l'anime et le manga sont devenus de véritables produits consommables... On passe rapidement d'une série à l'autre sans s'y attarder. Le problème est tellement énorme qu'il est effectivement vrai de dire que la croissance du nombre de série n'est pas proportionnelle à l'amélioration de la qualité de ces dernières et qu'être animateur s'est essuyer sans arrêt le tsunami de productions que les producteurs poussent (un projet dans la majorité des cas doit rapporter et comme dans tout bon système de managers, il faut des objectifs exponnentiels).
Au niveau des dossiers plus sérieux sur le sujet, on trouve de très bon sites dédiés. Cela n'est naturellement pas le cas sur toutes les séries (anime/manga). Ensuite, je dirais que la raison pour laquelle les sites ultra documentés ne ressortent pas vient tout simplement du fait de l'algorithme de calcul des moteurs de recherche qui prend en compte non seulement l'exhaustivité reconnue des contenus mais aussi la fréquence de mise à jour. Un article aussi documenté soit-il ne fera pas le poids si le site qui le supporte ne met pas en route une véritable démarche de maj régulières. Ensuite, je crois que lorsque l'internaute passe au cap de l'intérêt particulier sur une série, il affine ses recherches, se documente autant sur le online que sur le offline. Internet à l'avantage de garder une empreinte persistante du contenu qui lui a été apposée et ce pour une durée variable.
Pour finir, le fait qu'
AnimeLand ait du changer de politique éditoriale indique clairement le fait que ce genre de contenu ultra documenté apportant une réflexion personnelle n'est pas assez vendeur (le bémol est qu'il faut reconnaître que l'intérêt pour une publication ne se traduit pas forcément par un achat, le fansub est un exemple flagrant).
Quelles hypothèses peuvent découler de cette constation ?
- L'intérêt disparait comme un effet de mode pour passer sur une autre passion/série/phénomène
- L'anime et le manga représente une forme de divertissement et les spectateurs ne recherchent pas forcément de sens derrière un divertissement (analyser un film de Steven Seagal apportera-t-il une réponse sur la mortalité de l'être humain dans la société moderne ?)
- Une réflexion plus poussée sur une série provoque la création d'un noyau de réflexion qui finit, comme une étoile, par s'éteindre en se consummant, le résiduel de cette réflexion n'étant pas forcément accessible via le net (suppression de compte, réflexion offline).
Pour les interviews, il faut finalement passer par la recherche sur les moteurs japonais.
Anime-Style est une mine d'or mais il y a aussi des mirades de sites dédiés. Et je vous rassure, d'ici début 2007, des articles documentés vont voir le jour sur le net. Les projets vont et viennent, ça bouge du côté de l'utilisation des wikis. Après tout, le web se construit grâce aux passionnés à l'heure actuel, il n'appartient qu'à nous d'y inscrire ce que nous souhaitions y trouver à notre arrivée. Produire un site est beaucoup plus simple que vendre un magazine, les contraintes budgétaires n'apparaissent pas autant (malgré le coup du serveur). Ca me fait penser aux larmes que l'on verse au boulot lorsque l'on voit les budgets passer pour le print alors que le web ne réccupère que les miettes des budgets de la com. Mais malgré tout, les choses changent, les dinosaures disparaissent peu à peu. Quand la presse online se mettra réellement en route (cad quand un modèle viable online aura été trouvé) on aura peut-être une professionnalisation du web. Car oui, quoi qu'on en dise, quelques soient les critiques, être journaliste est un métier.