Auteur Sujet: Hourou Musuko/Wandering Son  (Lu 5733 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Jevanni

Re : Hourou Musuko/Wandering Son
« Réponse #15 le: 06 mai 2011, 21:29:01 »
Je viens de finir la série, qui finit assez bien et qui relève le niveau de maturité de Noitamina je trouve, en tous cas comparé à ce que l'on a cette saison. C'était un peu fleur de miel le tout mais si l'on exclut cette ambiance relativement bien pensée, notamment par l'excellent travail artistique, le série possède tout de même une morale de fond bien chouette et aborde l'idée sans trop forcer. Peut être pas assez pour certains, mais cela laisse place à une romance à coté ce qui n'est pas forcément trop mal. Meilleurs que Aoi Hana pour ma part, je me laisserai bien tenter par le manga s'il propose une suite.

orphée

Re : Hourou Musuko/Wandering Son
« Réponse #16 le: 10 mai 2011, 15:34:27 »
Je suis d'accord sur le fait qu'il soit meilleur que Aoi Hana. Il est tout de même plus intéressant dans l'ensemble. Un des points faibles de Aoi Hana était le fait qu'il ne se passait pas grand chose à chaque épisode. Dans Hourou Musuko, on est constamment en mouvement, ou en train de interroger sur la psychologie de Nitorin. Dans l'ensemble la série est également plus touchante. Elle expose un problème peu banal, le retranscrit avec beaucoup de vraisemblance, et nous place au dessus de tout, nous laissant libre de juger la situation sans être influencé par un quelconque personnage.
lumières en jachère, médiats empiriques

topachook

Re : Hourou Musuko/Wandering Son
« Réponse #17 le: 17 mai 2011, 13:45:20 »
Très bonne série voir même excellente qui s'impose à mes yeux comme la série de l'hiver, elle a pour elle beaucoup d'atouts, dont:
-Une thématique atypique sur les penchants transsexuels au moment critique de l'adolescence traitée avec doigté et sans verser dans le mélodrame,
-Des personnages pas très communs et bien travaillés entretenant des relations atypiques et intéressantes,
-Des dialogues très bien menés et peu convenu,
-Un visuel classe où on retrouve même une petite influence Shinkai,
-Et pour ne rien gâter un bon couple Ending/Opening ... etc.

En gros je retiens la classe, la relative maturité et la finesse avec laquelle sont traités les persos ainsi que l'impression global de très bonne maitrise que m'as laissé cet anime ... mention spécial au personnage de Chiba qui fait désormais partie de mes personnages préférés.  

Si j'ai bien compris l'épisode 10 était un combo entre le 10 et le 11 qui sortirons en DVD ... c'est vrais? parce que si oui je m'en frotte déjà les mains surtout que c'est un épisode qui m'avait laissé l'impression que c'était assez haché et que ça allait un peu trop vite (bien qu'il m'ai beaucoup plu quand même).
« Modifié: 17 mai 2011, 14:12:23 par topachook »

Kanapeach

Re : Hourou Musuko/Wandering Son
« Réponse #18 le: 30 janvier 2012, 01:55:00 »
Episodes 01-04: J'abandonne temporairement.

Le sujet abordé n'est pas la cause de mon manque d'enthousiasme, loin de là c'est ça qui m'a poussé à m'y risquer. Il est vrai que des questions sur son sexe, sur ce qu'il se serait passé si on avait été de l'autre bord, ce genre de choses m'intéressent (étrangement), et voir le tout compacté au format anime était une bonne occasion.
Malheureusement, au bout de 3 épisodes j'ai une véritable impression de stagnation, une immobilité telle que je commence à me demander sérieusement si ça vaut le coup de persister. Ok un garçon s'habille en fille, une fille s'habille en garçon... Et ensuite?
Parce qu'au delà de ce constat, il n'y a plus grand chose à dire. Je ne vois pas l'intérêt de suivre des aventures somme toute banales et pas vraiment dénonciatrices de la société qui intègre encore mal ces personnes. De plus, prendre comme cadre un collège, il y avait mieux à faire. Ce n'est pas à cet âge qu'on y réfléchit, encore moins qu'on passe à l'acte.
Sans oublier le fait que l'on est un peu catapulté en plein milieu. Le fait est dors et déjà accompli et du coup, l'auteur n'a plus grand chose à montrer, et s'il le fait ce sera via des flashbacks qui ne font qu'alourdir la série.
Une certaine platitude, une certaine lassitude donc. Et c'est bien dommage car l'esthétique charmante, poétique même, a largement de quoi ramener son public. Un coup de crayon, des teintes enchanteresses mais quand le reste ne suit pas, ça n'est pas la peine.

J'ai déjà demandé l'avis de quelqu'un, je redemande: honnêtement, cela avance-t-il ou on reste au stade du déguisement sans explication tout le long?
I'm burning through the skyyyy yeah

Deluxe Fan

Re : Hourou Musuko/Wandering Son
« Réponse #19 le: 30 janvier 2012, 02:25:40 »
J'ai déjà demandé l'avis de quelqu'un, je redemande: honnêtement, cela avance-t-il ou on reste au stade du déguisement sans explication tout le long ?
Ton interprétation reprend exactement ce que j'avais dit dans ma propre critique de cet anime. Les avis sont assez partagés sur cette série, certains y voient une œuvre subtile et raffinée, d'autres comme moi y voient une jolie coquille vide. Cela dit, ça reste plutôt bien foutu, et relativement agréable à regarder.

Ah, au fait : Cette série est adaptée d'un manga encore en cours de publication. Cela peut te donner un indice sur le fait que l'histoire ne se termine pas vraiment.

Kanapeach

Re : Re : Hourou Musuko/Wandering Son
« Réponse #20 le: 30 janvier 2012, 02:34:39 »
Ton interprétation reprend exactement ce que j'avais dit dans ma propre critique de cet anime.

Effectivement, je l'ai lue juste avant et je vois que ma première impression correspond à ton impression finale. Du coup je suppose que si je vais jusqu'au bout, j'en garderai le même avis avec cet arrière goût de perte de temps. Une jolie coquille vide, peut être pas à ce point car il y a cette volonté de montrer, volonté à mon goût mal représentée.

Merci pour l'information concernant l'adaptation, je me tournerai sûrement vers le support papier, qui sait avec un peu de chance...
I'm burning through the skyyyy yeah

Red Slaughterer

Re : Hourou Musuko/Wandering Son
« Réponse #21 le: 30 janvier 2012, 03:13:07 »
Alors dans le tas, l'anime commence à un point très avancé du manga. Choix discutable mais assez cohérent à cause de la présence d'une scène particulière vers la fin de la série. C'est vrai que c'est un peu rude, mais le travail d'adaptation n'est pas spécialement mauvais, je trouve, on s'y retrouve bien.

Ensuite, il ne se passe pas grand chose dans le manga non plus. Il y a quelques évènements importants et beaucoup de détails, mais pas de grosse intrigue à proprement parler. C'est assez décousu mais on peut comprendre que c'est ce qui donne le ton très vraisemblable de l'histoire.

Maintenant, la question du genre (pas du sexe, c'est pas vraiment la même chose) est aborder avec pas mal de distance dans la série. C'est clair, l'auteur ne cherche à aucun moment à donner des "réponses" ou des arcanes psychologico-sociales sur les transgenres. Parce que c'est surtout l'histoire d'un garçon qui voudrait une fille et une fille qui voudrait être un garçon. C'est étrange que t'es l'air de trouver ça banal, ça le serait dans un Maria † Holic ou Prunus Girl (c'est plus léger, mais si tu veux un manga où il se passe plus de choses, tu peux y jeter un œil) mais Hourou Musuko va aller plus loin dans les conséquences que le travestissement des personnages va avoir.

La difficulté avec Hourou Musuko, c'est que tellement de manga ont déjà eu tendance à romantiser ou caricaturé (l'image même du travestit bien carré en robe avec de la barbe et du poil au patte) qu'on a du mal à la prendre au sérieux dans un cadre plus mesuré, plus simple. Personnellement, je trouve que c'est une bonne chose que l'anime autant que le manga évite un côté trop moralisant et/ou dénonciateur. Alors oui, pour parler de trucs déprimant, la transophobie ça existe, c'est moche, c'est violent et on en a majoritairement pas grand chose à cirer parce que ça touche une très petite partie de la population. Mais critiquer la méchante société intolérante, c'est déjà ce que tout le monde fait sur à peu près n'importe quel sujet, Hourou musuko, c'est intéressant parce que ça montre autre chose. Y'a toujours une certaine ambiguïté dans l'histoire qui rend le propos un poil plus subtil que ça. Il ne va justement jamais s'arrêter à dire que la situation de Nitori est injuste ou que des personnages comme Oka, Doi ou Ninomiya sont juste des salauds intolérants. A aucun moment on place Nitori, Tatsuki ou Makoto comme des pauvres victimes de la société ou même de l'autre. D'ailleurs, tu pourras remarquer à quel point l'environnement des personnages est stable, exit les traumas freudiens et les origines sociale défavorisantes.

En bref, la qualité principale d'Hourou Musuko, c'est de savoir être vrai dans son propos en restant très simple. Quelque part, j'ai du mal à comprendre ce que tu cherches en regardant la série. Tu devrais peut-être essayer le manga si t'as du mal avec l'anime.
Par contre, un truc qui m'a fait tiquer :

Citer
De plus, prendre comme cadre un collège, il y avait mieux à faire. Ce n'est pas à cet âge qu'on y réfléchit, encore moins qu'on passe à l'acte.

Si tu veux dire par là que c'est trop tôt, tu te plantes, c'est même le contraire. Le travestissement, ça commence très tôt, généralement.

Yuki Usagi

Re : Hourou Musuko/Wandering Son
« Réponse #22 le: 30 janvier 2012, 10:24:39 »
Je trouve aussi qu'Hourou Musuko nous trompe sur la marchandise. On ressent bien une espèce de malaise autour de Nitori et Takatsuki, mais on ne verra jamais leur situation évoluer concrètement (ça restera au stade du travestissement). Comme l'a souligné Red, c'est plutôt sur les réactions de l’entourage que l'anime se centre.
Le fait est que je comprends parfaitement ceux qui se plaignent de ne pas voir le thème de la transsexualité assez abordé : ça nous a été vendu comme sujet principal de l'anime, et puis ce n'est finalement qu'un thème parmi tant d'autres.

Il n'empêche que j'ai adoré Hourou Musuko. Si on fait fi des promesses non tenues par l'anime, on obtient une série qui retranscrit à merveille les tourments de l'adolescence, ou plutôt de la pré-adolescence : la transformation du cercle d'amis, avec prises de bec et nouvelles rencontres ; les premiers amours, le corps qui se transforme, les questions qu'on se pose toujours, et même cette manie qu'ont les adultes de na pas vouloir y répondre, de vous laisser à vous-mêmes alors qu'ils étaient toujours là pour vous quand vous étiez enfant.
Moi, j'ai parfaitement reconnu mes années collège dans cette série. Elle raconte une histoire qui lui est propre, avec des personnages qui lui sont propres, et que personne ne peut prétendre avoir vécue, mais il y a dans son ambiance une sorte de message universel, qui fait qu'on peut s'y reconnaître en de multiples points.
Rien que le fait de commencer l'anime à l'entrée au collège des protagonistes, alors que le manga commençait plus tôt, ça pourra rappeler cette situation à certains : on est là, dans la cour, on ne connaît personne, on voit différentes bandes de jeunes, groupés par écoles primaires, qui se racontent leurs vacances... (J'étais dans le même cas à mon entrée au lycée : je venais de déménager, je ne connaissais strictement personne :D )


En bref Kana, si tu ne regardes Hourou Musuko que pour la question du genre, ne t'attends pas à une quelconque évolution. Mais ce serait dommage de te priver de ce qui est à mes yeux une telle perle.

Red Slaughterer

Re : Hourou Musuko/Wandering Son
« Réponse #23 le: 30 janvier 2012, 16:49:38 »
Citer
Je trouve aussi qu'Hourou Musuko nous trompe sur la marchandise. On ressent bien une espèce de malaise autour de Nitori et Takatsuki, mais on ne verra jamais leur situation évoluer concrètement (ça restera au stade du travestissement).

Encore une fois, qu'est-ce que vous attendez d'autre exactement ?

topachook

Re : Re : Hourou Musuko/Wandering Son
« Réponse #24 le: 30 janvier 2012, 19:55:17 »
Ton interprétation reprend exactement ce que j'avais dit dans ma propre critique de cet anime. Les avis sont assez partagés sur cette série, certains y voient une œuvre subtile et raffinée, d'autres comme moi y voient une jolie coquille vide. Cela dit, ça reste plutôt bien foutu, et relativement agréable à regarder.

Ah, au fait : Cette série est adaptée d'un manga encore en cours de publication. Cela peut te donner un indice sur le fait que l'histoire ne se termine pas vraiment.

La subtilité est dans la construction des personnages, les relations qu'ils entretiennent et la façon dont on les montres ... et c'est bien assez pour que ça ne puisse pas être considéré comme une coquille vide ... ne pas y voir de la persécution et du traumatisme n'as absolument rien avoir avec la qualité et la non superficialité de l'anime, ça peux juste en avoir avec des préjugés et des attentes personnelles que tu t'étais fait en lisant le synops et dans ce cas tu dois juste te dire que ça n'as pas été conforme à tes espérances qui se sont avérés à coté de la plaque.

Je trouve aussi qu'Hourou Musuko nous trompe sur la marchandise. On ressent bien une espèce de malaise autour de Nitori et Takatsuki, mais on ne verra jamais leur situation évoluer concrètement (ça restera au stade du travestissement).
... Si on fait fi des promesses non tenues par l'anime

Je ne vois pas trop en quoi l'anime trompe sur la marchandise ou promet des choses qu'il ne tient pas.

Kanapeach

Re : Re : Hourou Musuko/Wandering Son
« Réponse #25 le: 01 février 2012, 02:36:36 »
Maintenant, la question du genre (pas du sexe, c'est pas vraiment la même chose) est aborder avec pas mal de distance dans la série. C'est clair, l'auteur ne cherche à aucun moment à donner des "réponses" ou des arcanes psychologico-sociales sur les transgenres. Parce que c'est surtout l'histoire d'un garçon qui voudrait une fille et une fille qui voudrait être un garçon. C'est étrange que t'es l'air de trouver ça banal, ça le serait dans un Maria † Holic ou Prunus Girl (c'est plus léger, mais si tu veux un manga où il se passe plus de choses, tu peux y jeter un œil) mais Hourou Musuko va aller plus loin dans les conséquences que le travestissement des personnages va avoir.

A aucun moment on place Nitori, Tatsuki ou Makoto comme des pauvres victimes de la société ou même de l'autre. D'ailleurs, tu pourras remarquer à quel point l'environnement des personnages est stable, exit les traumas freudiens et les origines sociale défavorisantes.

En bref, la qualité principale d'Hourou Musuko, c'est de savoir être vrai dans son propos en restant très simple. Quelque part, j'ai du mal à comprendre ce que tu cherches en regardant la série. Tu devrais peut-être essayer le manga si t'as du mal avec l'anime.

Si tu veux dire par là que c'est trop tôt, tu te plantes, c'est même le contraire. Le travestissement, ça commence très tôt, généralement.

Une grande partie de ma réponse va se baser sur une de mes lectures récentes, j'ai nommé Yukisaki Milk Tea. Ce manga a en effet la particularitéde présenter un garçon de 15 ans qui va commencer à se travestir pour une boîte de photos moyennant rémunération. Ce qui m'a plu dans ce manga provient du fait que l'on voit l'attachement qu'il va peu à peu prendre envers sa seconde personnalité. Une personnalité qui va tellement se développer qu'il va en arriver à scinder de deux manières bien distinctes son comportements, ses goûts, ses choix. Il ira même jusqu'à aimer son double féminin. L'aspect psychologique joue donc un rôle majeur dans ce manga et l'auteur(e?) a vraiment su montrer le changement mental de son personnage au fil des tomes. Bon il faut quand même avouer que pour des raisons de timing le mangaka a fini/baclé son boulot en passant du stade de transgender psychologique à celui de hentaï.

Maintenant, imagine-toi sortir de cette lecture et lancer Hourou Musuko. La différence est radicale à tel point que j'ai l'impression d'être dans un monde où tout il est beau tout il est gentil. Je précise bien que je ne recherchais pas une réflexion approfondie sur la chose, mais je suis simplement déçu, déçu que les deux personnages principaux ne fassent pas plus mention de leurs états d'âme. De plus, comme tu le soulignes l'entrée en matière est vraiment abrupte et ma lecture du premier tome m'a dors et déjà donné d'autres pistes sur les fameuses raisons, ou plutôt sur l'origine, le moment déclic qui a poussé notre jeune ami à se travestir. Mais vois tu, parmi les phrases que j'ai mises en gras, une me reste encore étrange, celle concernant l'environnement dans lequel évolue les personnages. Je sais que dans mon message initial je parlais de la société, faut croire que j'étais emballé, mais je n'allais pas jusqu'à demander une analyse en profondeur à grands coups de théorie, simplement que l'action est à mon avis trop centrée sur les personnages principaux. Je n'ai vu que 4 épisodes, je ne fais donc pas de généralité, mais sur ce laps de temps, à part une soeur qui ne comprend pas son frère mais qui oublie ce qu'il s'est passé l'instant d'après, bon voilà quoi... On ne peut pas dire que les proches soient spécialement touchés.

A la dernière phrase je ne sais que répondre. Je n'ai jamais vu de jeunes garçons (ici on parle d'à peine 10 ans) se déguiser en fille et se balader dans la rue. C'est plus tôt dans les années lycée que ce genre de choses se remarque. En revanche je conçois que pour les filles c'est plus que probable. Mais ne prends pas ça mal, c'est peut être moi qui n'ait pas conscience des moeurs nouvelles.

Il n'empêche que je me suis finalement décidé à finir la série malgré son apparente stagnation. Ne serait-ce que pour l'esthétique fort charmante, mais aussi histoire de comparer avec le mangas que je lis en même temps.
« Modifié: 01 février 2012, 02:38:13 par Kanapeach »
I'm burning through the skyyyy yeah

Jevanni

Re : Hourou Musuko/Wandering Son
« Réponse #26 le: 01 février 2012, 10:02:56 »
Je me demande si tu prends conscience de la rareté des vrais travestis et de toute la pensée qui pèse sur eux à ce moment là, je rejoinds Red sur le début où une telle orientation peut s'executer. Mais ta remarque est intéressante et signe malheureusement le fait du pourquoi les gens ne s'intéressent au final que peu à des séries comme Wandering Son ou un film comme Colorful, trop habitués à des codes prédominants.

Red Slaughterer

Re : Hourou Musuko/Wandering Son
« Réponse #27 le: 01 février 2012, 13:02:19 »
Citer
Maintenant, imagine-toi sortir de cette lecture et lancer Hourou Musuko.

Tu veux dire, que tu sortais d'une lecture très romancée et que t'es heurté à une approche complétement différente.

Citer
De plus, comme tu le soulignes l'entrée en matière est vraiment abrupte et ma lecture du premier tome m'a dors et déjà donné d'autres pistes sur les fameuses raisons, ou plutôt sur l'origine, le moment déclic qui a poussé notre jeune ami à se travestir.

Un déclic ? x]

Faudrait qu'un jour il se réveille en se disant "tien, je vais m'habiller ne fille".
C'est ça qui est relativement subtil quand on lit le manga, le début est déjà présenté comme une continuation. Bien sûr il ne s'habille pas en fille dès le premier chapitre, mais il y est très sensible (assez pour que Chiba s'en aperçoive). C'est de ça que je parlais quand je disais qu'il n'y avait pas l'éternel trauma originel qu'on nous sert très souvent.

C'est bien de rappeler qu'actuellement, la dysphorie du genre n'est plus considérée comme une maladie (même si le but de la manœuvre était certainement plus économique que morale). C'est pas non plus une lubie ou un caprice. Du coup, y'a pas une origine fixe et ciblé comme source du mal.

Citer
Je précise bien que je ne recherchais pas une réflexion approfondie sur la chose, mais je suis simplement déçu, déçu que les deux personnages principaux ne fassent pas plus mention de leurs états d'âme.

De ce point de vue là, oui, Hourou Musuko va mettre en avant la dialogues sur les introspections. C'est moins cool est dark, mais c'est très fluide. Du coup, y'a pas de long épanchements lyriques (d'ailleurs, la scène ou Nitori s'enfuit de chez lui dans l'anime est un rajout, c'est un peu ce qui rend le personnage de Maoh assez trouble, elle n'est jamais aussi brutale dans la version papier) mais je veux dire, c'est tant mieux. Le côté très pathétique est ce qui rend I-S très dur à lire.

Citer
Je sais que dans mon message initial je parlais de la société, faut croire que j'étais emballé, mais je n'allais pas jusqu'à demander une analyse en profondeur à grands coups de théorie, simplement que l'action est à mon avis trop centrée sur les personnages principaux.

Oui, enfin, une dizaine de personnages principaux qui évoluent sur plusieurs années. Y'en a quand même un sacré paquet de personnages, et tout ne tourne pas autour de seulement deux d'entre eux. Attend de voir DOi, IMO, c'est un des meilleurs personnages qui apparait dans la version animée (avec le manga, tu pourras voir à quel point Seiya est génial aussi x])

Citer
A la dernière phrase je ne sais que répondre. Je n'ai jamais vu de jeunes garçons (ici on parle d'à peine 10 ans) se déguiser en fille et se balader dans la rue. C'est plus tôt dans les années lycée que ce genre de choses se remarque.

En même temps, c'est impensable.
Qu'un enfant puisse se comprendre comme un transgenre, s'affirmer comme un transgenre et, encore pire, se faire accepter en tant non seulement par son entourage proche mais aussi par les autres enfants de son âge, c'est tout simplement impossible. Le genre, contrairement au sexe qui est naturel, est un produit de la société et de l'éducation, aller à son encontre n'est pas du tout un acte banal. La travestissement à aussi été un outil politique dans les années 90 pour remettre en question la notion de genre.

Et puis surtout, c'est pas spécialement commun.