Edito mars 2009
En ce mois de février, vous aurez peut être remarqué quelques changements au sein du webzine. Tout d'abord, exit les articles "nouvelles sorties" qui présentaient succintement un épisode d'une série TV ou un tome de manga. Ces petits textes étaient mal perçus parmi un certain nombre de nos lecteurs (et même parmi ceux qui visiblement ne nous lisent pas...). S'il est un défaut qu'on ne pourra nous reprocher, c'est bien de rester sourds aux critiques, d'autant plus que les arguments avancés contre la rubrique incriminée sont justifiés et que même au sein du staff son fonctionnement ne faisait pas l'unanimité. Nous continuerons de présenter les animes et les mangas qui nous inspirent mais dorénavant ce sera fait avec plus de profondeur comme en témoignent les quelques articles déjà publiés dans cette rubrique recadrée. Pour le reste, rien ne change. Nous continuerons de proposer aussi régulièrement que possible des dossiers, compte-rendus, chroniques et analyses selon nos motivations respectives.
Vous noterez également que la présentation du webzine a été quelque peu simplifiée car, en plus de n'être pas adaptée à un flux moindre de publication, il était reproché à l'ancienne disposition un manque de clareté et de cohérence. Les articles se suivent désormais chronologiquement et disposent tous d'une courte présentation. En espérant que ces petits changements conviennent à la majorité.
Sans transition, enchaînons sur un peu d'actualité. Ce début d'année a été marquée par la projection dans nos salles obscures françaises de deux grosses productions nippones tirées de deux monuments de la japanime et du manga: 20th Century Boys et Evangelion 1.0 You are [not] alone. Le traitement dont auront bénéficié ces deux oeuvres est malheureusement un peu attristant. Si pour le film Evangelion le manque de considération peut s'expliquer par la teneur même du film dont la cible est plus que réduite, 20th Century Boys et son budget pharaonique méritaient bien mieux que la petite dizaine de copies circulant dans les cinémas. Ajoutez à cela une majorité de critiques assassines de la presse généraliste, une VF d'Evangelion peu enthousiasmante et des projections chaotiques et vous obtenez un tableau général peu reluisant. On pourra toujours s'estimer heureux en se persuadant que "c'est mieux que rien"...
En ce qui me concerne, j'ai eu la chance de voir ces deux films dans un cinéma associatif formidable que tout Bordelais fan d'animation se doit de connaître: Le Festival à Bègles. Le film Evangelion y est projeté tous les jours jusqu'au 31 mars (malheureusement un peu trop souvent en VF!) dans des conditions optimales et la place est à 6.50 euros.
Toujours dans l'actualité, il convient de saluer le couronnement du film d'animation "La Maison en Petits Cubes" de Kunio Katô, dans la catégorie du meilleur court métrage d'animation lors de la 81e cérémonie des Oscars. Ce couronnement permet de faire oublier la déception éprouvée en 2003 lorsque l'Oscar avait échappé au magnifique "Atama Yama" de Kôji Yamamura au profit d'un film bien moins audacieux. Bravo Kunio Katô!
Tant qu'on est dans la remise de prix et pour conclure cet édito un brin rachitique, les résultats du Tokyo Anime Awards 2009 auront démontré une fois de plus qu'il s'agit d'une mascarade où l'on récompense avant tout le succès commercial, Hayao Miyazaki, Code Geass et, dans une moindre mesure, Macross Frontier raflant quasiment tous les prix. Le message à destination des studios et animateurs paraît évident: innover et prendre des risques ne leur apportera pas grand chose. Ils seront au mieux estimés par leurs pairs et recevront l'admiration de quelques amateurs exigeants. Mais en situation de crise, où faire du chiffre est primordial, ce n'est pas ce qui les aidera...
- Article publié par Diyo



