Les femmes aussi peuvent en avoir...
Les conventions de type Paris Manga ou Japan Expo réservent souvent de grandes surprises. Prix aguicheurs, goodies trop kawaï ( prolongé le « ï » autant de temps que nécessaire ) et surtout de drôles d'oiseaux ! Alors oui je sais, vous savez ce qu'est un cosplayeur. Vous savez pourquoi ces fans vont jusqu'à revêtir le costume de leurs personnages coup de coeur. Mais savez-vous ce qu'est le crossplay ?... Non mais fermez la porte en entrant, ça fait des courants d'air après. Bref, on est reparti pour un petit cours d'otakulture et je veux un compte rendu de deux copies double à la fin de l'heure !

Un crossplay ? Ckoisa ?
Dérivé des mots « crossdressing », désignant le fait de porter des vêtements normalement créés pour le sexe opposé au votre, et « cosplay », que nous avons déjà vu dans un précèdent article, le crossplay est une activité semblable au cosplay à une différence près : les hommes vont revêtir les apparats d'une femme tandis que ces chères demoiselles adoptent les muscles saillants, ou pas, des hommes. Ainsi, je vous propose, aujourd'hui, d'accueillir chaleureusement Gilliane, Bluesoram et Shigure-chan, toutes trois habituées à cette pratique dérivée du cosplay. J'en vois trois ou quatre au fond qui se marrent et je vais les arrêter tout de suite, vous n'aurez pas le loisir de pouvoir me voir en petite jupe à frou-frou rose car je n'ai jamais entrepris une telle transformation... Frustrant, n'est-ce pas ?

Mais... Pourquoi se tournent-elles vers les mecs ?
En fait, je suis sûr que certains d'entre vous, lecteurs, sont sur le point de cliquer sur la petite croix rouge de votre navigateur, de peur de découvrir les frasques les plus obscures de nos chères et tendres amies cosplayeuses ! Et je vous réponds que ces très charmantes demoiselles n'ont pas un grain à la place du cerveau ! D'après elles, ce n'est pas tant le fait qu'un personnage soit du sexe opposé qui les attire, mais c'est plutôt un système de coup de cœur. Sur ce point, toutes ces demoiselles sont unanimes et rajoutent même que les hommes sont généralement beaucoup plus interessants que les femmes. Le crossplay met-il en évidence une tare de la japanimation ? En tout cas, parmi ces trois professionnelles de la transformation, la dominance est au crossplay avec, pour Gilliane et Bluesoram, un ratio de 60 % de crossplay dans toutes leurs créations tandis que Shigure-chan culmine à 90 %. Mais comment en arrive-t-on à ce résultat ? Eh bien, comme dit plus haut, c'est surtout par coup de cœur que ces représentantes du crossplay fonctionnent et, bien souvent, elles se lancent dans ce dérivé du cosplay sans pour autant savoir que le terme et la définition existent. Après, le crossplay, comme le cosplay, reste un loisir et, par conséquent, il ouvre la voie à une seule limite, celle de notre imagination.
Mouais... Vive le yaoi et les fantasmes quoi...
Et là, j'en vois encore, toujours les mêmes, qui imaginent que tous les crossplayeurs sont des frustrés de couples plus ou moins improbable, débordant souvent dans les relations homosexuelles. Je l'avoue, j'ai moi même fait partie de ces gens mais, selon Bluesoram, ces petites scénettes sont au rang de délires sans pour autant être calculées. Après, il semble qu'il y ait plusieurs visions à ce sujet, à la manière de Gilliane qui éprouve « le plus grand mépris envers les yaoistes » car cela lui donne « une image très malsaine du crossplay » tandis que Shigure-chan affirme qu'il n'y a pas de couple impossible... Bref, vous l'aurez compris, malgré certains points de divergences, nos trois crossplayeuses vivent leur passion sans se soucier de la vision d'autrui et ça, Spinster il aime !


- Article publié par spinster



