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Critique du manga Suzuka

» par kuchiki byakuya le
17 Novembre 2010
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C'est fou de voir comment les gouts peuvent parfois évoluer du tout au tout. Et c'est ce qui s'est passé pour Suzuka. Mais dans quel sens?

L'anime est l'un des premiers que j'avais vu (et j'ai fait du chemin depuis ^^) et la série m'avait bien plu à l'époque. Plus tard, j'avais vu que l'histoire n'était pas terminée car elle ne couvrait environ que la moitié du manga. Bien entendu, j'ai lu tout le manga pour voir comment se terminaient les aventures de Yamato. Mon avis était alors plutôt négatif, il faut bien l'admettre. Mais récemment, pour de multiples raisons, je me suis replongé dans Suzuka, allant même jusqu'à acheter les tomes (on me les avait prêté la premières fois). Et ô surprise, cette fois, j'ai plongé dans le manga les deux pieds joints et avec un certain plaisir, je dois l'admettre . Pourquoi ce revirement? L'aspect nostalgique est en grande partie responsable car c'est une période où le bon vieux temps (j'entends par là 5-6 ans) me manque cruellement.

Alors non, l'histoire n'est pas originale en soi. Un gars tombe amoureux d'une fille et fait tout pour la conquérir. Bien sur, elle n'est pas franchement emballée au début et lui en fait voir de toutes les couleurs, un véritable arc-en-ciel. Toutefois, on ne se fait aucune illusion sur la fin malgré quelques tentatives pour nous troubler. Tout aussi classique, le caractère un peu con du héros, qui accumule gaffes sur gaffes avec une aisance coupable, et le caractère difficile de la princesse. Si bien qu'on se demande vraiment comment ces deux-là pourront un jour se supporter, vu leurs nombreuses divergences d'opinion. Vous voyez, le truc vraiment basique de toute bonne histoire d'amour qui se respecte.

Là où le manga peut paraitre un minimum original se trouve plutôt dans l'univers dans lequel il se déroule. Ici, l'athlétisme. Très honnêtement, j'avais un peu peur de ca car les mangas se déroulant autour d'un sport, ca me me plait pas vraiment. Mais heureusement, ce point ne prend pas vraiment le pas sur le reste et demeure souvent un prétexte pour les rapprochements, ou plus exactement les tentatives de Yamato. Donc oui, ca se passe quand même souvent autour du sport, on assiste même à des compétitions mais ca ne vire jamais à l'obstination. Je dirai même que le sport amène à faire évoluer l'histoire à certains moment, voir mêmes les sentiments des protagonistes. Conséquences des choix, remises en questions, etc.... Je fus vite rassuré.

Les personnages n'ont rien d'extraordinaire, comme vous avez pu le constater. Mais ils ont quelque chose qui les empêches de sombrer: un réalisme plus ou moins efficace. Je dis "plus ou moins" car certains passages sont un peu rocambolesques (ben oui, fallait bien y passer quand même), mais le réalisme se situe plutôt dans ce que traverse le héros et en général, les couples. Même si c'est parfois exagéré, on pourrait très bien se retrouver dans des situations similaires. Alors oui, dis comme ca, ca n'a rien de vraiment génial mais je trouve que cela manque dans beaucoup d'histoires d'amour. Je me souviens notamment de Peach Girl ou c'était rebondissement sur rebondissement sur rebondissement. Trop de rebondissements, ca tue les rebondissements. On pourrait également citer Love Hina qui, malgré son humour, est complètement surréaliste. Ici, rien de farfelu, juste les mésaventures d'un gars qui cherchent l'amour. Par contre, je regrette le sous-emploi de certains personnages secondaires, qui me paraissaient intéressants comme Yuuka, la buveuse professionnelle.

Le dessin maintenant. Bon, y a pas de quoi bondir au plafond. Sans être catastrophique, il ne mérite pas qu'on se lève la nuit. Pour être honnête, il est très inégal je trouve. Certains tomes sont assez réussis et plaisant mais d'autres semblent souffrir d'une paresse, que l'on repère immédiatement. Les personnages deviennent très "pointus", raides, voir même presque difformes par moment et les décors sont minimalistes. Et puis d'un coup, ca redevient convenable. Bon, j'admets que ca ne m'a pas gêné outre mesure car dans l'ensemble, ce n'est pas raté mais un peu plus de stabilité aurait été apprécié. Le mangaka s'attarde surtout sur les yeux des personnages, qui laissent vraiment bien paraitre leurs émotions.Par contre, je trouve le dessin très proche de celui des shojo.

Une fois n'est pas coutume, je terminerai par la fin. Sans dévoiler le final, je dirai simplement qu'il y a une fin, ce qui change quand même pas mal. Pourquoi terminer dessus alors? Parce que c'est sans doute le point sur lequel j'ai le plus changé. Alors que je la trouvais ratée, elle m'a semblé cette fois couler de source, en partie grâce à ce réalisme dont j'ai parlé avant. Un peu balourde dans le fond, elle ne m'a pas choqué comme la première fois. Si j'ai quand même un truc à dire dessus (sans spoiler, rassurez-vous): Yamato est vraiment un manche. Voilà, ca conclut ce que je pense de cette partie, ce qui ne doit pas vous étonner. Avouez que les héros de shojo sont souvent des boulets.

Donc, malgré quelques défauts, mon avis sur Suzuki, pardon Suzuka (oui, il fallait que je la fasse celle-là. je me retenais depuis le début ^^) est plutôt positif. 18 tomes en deux jours, c'est une bonne moyenne et ca ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Par contre, j'arrive pas à voir Suzuka comme un shonen. Je le vois beaucoup plus comme un shojo. M'enfin. Rideau ^^

Verdict :7/10
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A propos de l'auteur

kuchiki byakuya, inscrit depuis le 24/08/2006.
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