Buzzer Beater est l'adaptation du manga de Takehiko Inoué qui comme son aîné Slam Dunk ou encore Real traite aussi du Basket Ball. Mais que ma déception fut amère...
Buzzer Beater a pour personnage principal un jeune ados très doué au basket qui veut participer au tournoi intergalactique de basket ball. Schéma ultra classique du shonen pur et dur, tout y est prévisible. Le scénario si on peut le nommer ainsi n'a strictement aucun intérêt pour plusieurs raisons. La première est que Buzzer Beater est un shonen de base donc comme tout le monde le sait le héros doit travailler dur pour vaincre son ennemi, par un entraînement acharné il ne doit jamais baisser les bras et finit par gagner. Cette phrase résume l'anime de 13 épisodes. Ce format de 13 épisodes est un paradoxe car on serait tenter de penser que l'on ne s'ennuiera pas, après tout 13 épisodes c'est court et bien non le staff nous démontre le contraire: c'est ennuyeux à mourir. Le comble est qu'ils nous trouvent le moyen de nous montrer des scènes inutiles.
La trame tourne autour du conecpt surutilisé ( bien cher à nos amis nippons) de la confrontation entre individus "inégales". C'est à dire qu'ici les extraterrestres sont plus grands que les humains et ont donc plus de facilités pour jouer au basketball. C'est alors qu'on a droit au "on peut battre ces extraterrestres c'est nous qui avons inventé le basketball". Un seul mot: ridicule. Les personnages sont tout aussi superficieles que leurs répliques à deux sous.
L'aspect technique est tout aussi médiocre que le scénario. La colorisation est horrible, les couleurs sont trop vives à mon goût (un peu comme Greed Island). Néanmoins on reconnaît le trait particulier de Inoué même si le chara design est moche. Mais ça ne suffit pas, les visages sont particulièrement ratés même Slam Dunk (dessin animé) s'en tire mieux que son cadet alors qu' une dizaine d'années les sépare. Le chara design des personnages est trop personalisé et stylisé c'est à dire qu'on a droit au viking ou encore tout simplement à des caricatures. Cette volonté d'originalité tue toute crédibilité.
Les point positifis sont rares cependant on reconnaît que l'animation de certaines phases de jeu sont remarquables. Inoué lui-même a supervisé ces scènes. L'utilisation de la 3D est réussi. Du côté musicale, l'ost pris séparément s'écoute sans problème mais elle est mal utlisée. En effet elle n'est pas en adéquation avec les scènes, elle se démarque trop. A l'instar des décors qui sont soignés, au premier coup d'oeil on reconnaît l'univers New-Yorkais.
Au final on a droit à une bonne bouse même si certains aspects techniques sont apréciables Buzzer Beater reste toutefois insipide et totalement dénué d'intérêt.