Cyber City Oedo 808

Informations générales
- Format: OAV
- Année: 1990
- Titre original: Cyber City Oedo 808
- Nombre d'épisodes: 3
- AKA:
- - サイバーシティ OEDO 808
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Madhouse
- Production: Japan Home Video
- Réalisation: Kawajiri Yoshiaki
- Chara-design: Hamasaki Hiroshi, Kawajiri Yoshiaki, Mihara Michio, Ozone Masami
- Auteur: Mutsuki Juzo
- Musique: Toyama Kazuhiko (Kazz)
- Directeur artistique: Aoki Katsushi
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Cyber City Oedo 808
- Editeur: Dybex
Doublage
Hiroya Ishimaru (Sengoku), Kaneto Shiozawa (Merrill Benten Yanagawa), Tesshô Genda (Gabimaru Goggles Rikiya), Emi Shinohara (Remi Masuda), Kyousei Tsukui (Versus), Norio Wakamoto (Juzo Hasegawa), Kotono Mitsuishi (Femme), Mitsuko Horie (Kyoko Jounouchi), Rin Mizuhara (Kelley Takakura), Takeshi Aono (Dave Kurokawa), Unshou Ishizuka (Shuuzou Saionji)
Synopsis
Trois détenus condamnés à perpétuité acceptent de voir leur peine réduite s'ils acceptent de remplir certaines missions à très haut risque pour le compte de la police.
Pour s'assurer qu'ils ne fuient pas en service, on leur pose un collier inamovible équipé d'un explosif.
3 OAV qui naviguent entre pur cyber-punk et fantastique vampirique, un classique des années 80/90.
Synopsis soumis par watanuki
#Par Deluxe Fan le 10/01/2011 à 04:28
Cyber City : YA COCK SUCKIN' SON OF A BITCH
Dernière partie de la trilogie des City de Kawajiri, Cyber City nous offre un voyage dans un univers cyberpunk dans la droite lignée d'Akira et préfigurant les futurs GITS ou Cowboy Bebop.
Cyber City se déroule dans la cyber ville d'Oedo en l'an de grâce 2808. Trois cyber détenus dangereux purgent leur peine dans une station orbitale avant que le cyber chef de la police ne leur propose un deal : travailler pour eux afin de combattre le cyber crime dans la ville, ou retourner croupir en prison. Nos trois personnages acceptent, et leur caractère bien trempé nous assurent trois cyber OAV de grand spectacle.
Trois OAV pour trois personnages, quel beau calcul. Chacun des trois personnages aura son moment de célébrité dans trois affaires indépendantes. La première verra un preneur d'otage virtuel mettre en péril un gratte-ciel géant ; la deuxième verra une guerre des services à la GITS entre la cyber police et l'armée, qui souhaite introduire une cyber arme secrète surpuissante. La dernière mêlera chasse au cyber vampire et manipulations génétiques.
Les scénarios ne sont ni particulièrement alambiqués ni vraiment crédibles, mais chacun d'eux est bien écrit et propose de bons morceaux de bravoure. Le cadre lui-même est sommaire ; non pas que la réalisation, typique des années 90, ait quelque chose à se reprocher, mais je n'ai pu m'empêcher de trouver la ville un peu vide et froide, par rapport à GITS ou au film Cowboy Bebop. Le même défaut d'ambiance était à constater dans Wicked City et Demon City, mais dans ces deux cas-là comme ici, cela sert à mettre ne avant les personnages, qui sont excellents.
Le trio est classique mais tellement bon. Sengoku est la tête brûlée du groupe, impulsif mais terriblement attachant. Goggle est l'ancêtre de Batô et de Jet, expert en informatique et favorisant les armes lourdes. Benten est l'élégance et la classe incarnée, dont l'androgynie prononcée ferait passer les Chevaliers du Zodiaque pour des modèles de virilité. Tous arborent fièrement une coupe de cheveux tout droit sortie des années 80 et le chara design qui va avec. Immersion garantie.
Je retiens surtout la répartie dont ces personnages font preuve. Cyber City fait preuve de ce talent, aujourd'hui perdu, pour les dialogues cinglants et jouissifs, où chaque parole est un condensé de cynisme, d'humour et de grossièreté. Car oui, j'adore particulièrement les animés grossiers.
Bien qu'étant une œuvre mineure de ce réalisateur, et pas particulièrement représentative de son style, Cyber City n'en reste pas moins un classique de la SF à regarder en mode "c'était mieux avant".
- Hey Benten, don't crap your pants if you see a vampire !
- Get lost, you wouldn't recognize a godamn vampire if one jupmed up and bit you on the end of your fucking dick. So just get off my back"
Les plus
- Un goût rétro délicieux
- Personnages badass, dialogues savoureux
Les moins
- Il manque un scénario
- Anime anecdotique de Y. Kawajiri
#Par watanuki le 24/01/2007 à 11:49
Au rayon vieilleries, prenons Cyber City.
Ce dessin animé a beaucoup vieilli, mais pour une fois, c'est ce qui fait son charme : on y retrouve toute cette ambiance, désormais révolue, qui faisait le sel des animés dans les années 80/90 : une ambiguïté assez prononcé entre les gentils et les méchants, une ambiance cyber punk qui cite en permanence Blade Runner, des chara design qui évoquent toute la culture occidentale de l'époque : héros androgyne aux ongles peints en rouge, crête de punk, coiffure à la Samantha Fox, image de la police très trouble, séquences nocturnes dont on a désormais perdu la recette, parvenant à restituer une ambiance de vice à couper au couteau. Cyber City fait partie de ces rares dessins animés qui sont des témoignages vivants de leur époque, aux côté de Megalopolis, Bubblegum Crisis et autre Wicked City.
Même la technique possède cette saveur des vieilles productions de qualité : une animation relativement fluide, faite à la main, une musique année 80 qui colle parfaitement bien, une colorisation obsolète mais très agréable.
Les 3 historiettes présentées ne cassent pas des briques, c'est sûr, ce sont des scénarios devenus éculés : une histoire de trahison, un robot qui devient fou, et un petit côté fantastique vampirique pour la dernière. Mais ces scénarios bâteaux ont le mérite de nous montrer en trois fois 45 mn tout ce qui a suscité notre engouement pour le cyber punk.
A classer dans le rayon musée de votre animethèque, à regarder avec l'oeil de l'historien. Cyber City est un anime devenu classique, à voir pour sa culture générale d'amateur de dessin animé japonais...
Beaucoup de productions modernes pourraient y retrouver l'art perdu de créer des ambiances vraiment ambiguës.
