Dragonaut the Resonance, ou comment faire honte à la Science Fiction. Non pas étonnant que la SF passe toujours pour un sous registre quand on voit un bidule frelaté comme cela. Je ne sais pas ce que le scénariste qui a pondu ça prend comme substance mais je n'en veux pas.
Non franchement, visionner cet anime m'a laissé un vieux relent et je vais devoir sortir le lance flamme histoire de cautériser tout cela.
Bon commençons par le point vital, l'histoire. Il y en a une mais elle est mal foutue et mal traitée. Et comme avec tous les ratages monstrueux, il y a de bonnes idées qui sont mal exploitées.
Le thème principal qui aborde la relation entre les dragons et les humains a été entièrement traité par dessus la jambe. Il ne sert que de prétexte à mettre en scène des pseudo mécas dans des combats, qui plus est, pourris. De plus, quand il commence à être traité de façon à peu prêt correcte, c'est à dire dans les dix dernières minutes, c'est encore une vraie lapalissade. Non mais j'adore les "bidules" de SF ou l'on dit qu'une espèce est foncièrement différente de la race humaine et ou les représentants oeuvrent de façon complètement anthropomorphique.
*un petit coup de lance flamme pour griller tout ça*
L'histoire aurait pu donner lieu à des interrogations cornéliennes, des choix dramatiques entre les deux protagonistes principaux Toa et Jin, mais sur une anime de 525 min, le choix cornéliens dure... 3 min. Emballé c'est pesé et on a droit donc a 522 nm de discours amoureux réduit à un "Toa je t'aimmeeuuu" (à croire qu'il voulait concurrencer Rocky Balboa). Et une Toa, présupposée surpuissante car dragon, complètement inefficace et réduite au rôle de la princesse capturée durant quasiment toute l'anime...ils auraient du l'appeler Zelda.. (encore une lapalissade).
*Schrriiiiiiikkk, repasse un coup de lance-flammes*
La narration, que dire... c'est ultra classique mais encore une fois complètement loupé, et ils se paient en plus le luxe d'accumuler des incohérences monstrueuses (comme les multiples morts de Kazuki). On a droit à un paquet de flash back en début d'épisode arrivé à la moitié de la série, mais le plus beau, c'est qu'ils sont totalement inutiles et n'apportent rien ni à la trame ni aux personnages. Ahahah. Et comme les thématiques sont déjà loupées, avec une narration aussi pourrie, nous avons décroché le pompon.
A cela, pour bien lester le cadavre, les trois quart des dialogues sont ultra niaiseux, mais il y a quelques perles nanaresque qui traînent de ci de là :
Une des femmes (A bonnet WWW bien sur) du SCIS dans la station spatiale
"En fait, j'aime bien l'espace car ça fait du bien à mes seins"
*brûle le script* Recommencez moi ça sans consommer de substances illégales...euh non, prenez en, ça vous aidera sûrement.
A cela on additionne le pathétisme atteint par la galerie de personnage. Des sommets de clichés et de superficialités, A la base, l'idée même si éculée des duos antinomiques n'était pas si mauvaise mais c'est encore une fois, mal exploitée et mise en place. Le chef des dragonauts l'image du gars cool et intelligent avec son dragon sur vitaminé. La lolita goth à roller et dominatrice avec son dragon servant et servile (pur fan service ce personnage). La dragonaut sensible et timide et sa dragonne pulmonée bonnet W (Fan service au carré celle là). Le seul duo intéressant et pas forcement raté étant le capitaine et le dragon enfant (nb y a pas de noms c'était tellement mauvais que je ne les ai pas retenus).
La palme revenant aux opposants qui sont tous, comment dire, nuls et mal définis. Ils nous sortent une espèce de psychopathe qu'ils feront sortir très rapidement et utiliseront un ersatz de méchant au cours de la série. L'oscar du méchant le plus inepte et inconsistant de la Japanime 2007 revient à Kazuki. Psychologie bâclée, inconsistance totale du personnage. La relation entre Widow et Kazuki aurait pu donner quelque chose de fort et complexe mais n'est carrément pas traitée. Ce qui rend un personnage déjà raté, Kazuki, encore plus inintéressant.
*enclenche le lance-flammes* euh non, il est tellement nul qu'il vaut mieux le laisser vivre, de toute façon j'ai plus de gazoline.
Ce qui vient définitivement enterré cet anime c'est son design. La ou un Heroic Age est rattrapé un tant soit peu par sa réalisation, ici elle contribue en plus à le plonger dans les abysses de la nanardise.
Non pas que ce soit mal réalisé et animé (à vrai dire, ils ont vachement bien réussi les rebondissements de poitrine), malgré les couleurs flaschies, non non mais honnêtement..ils auraient du carrément en faire une série Hentai, cela aurait gagné en intérêt....
Toa, déjà pourvue d'un confortable bonnet F passe pour une planche à pain au vu du reste du casting féminin. Elles sont équipées de formes que l'on voit rarement, même dans des séries hentai. Lolo Ferrari est battue à plat de couture. Banzai!!!!
A cela on additionne le design pourri des dragons et on a un bel Oscar pour le design sous amphétamine et Viagra.
*Passe une commande radio, voit les F16 déversés du napalm sur le tout avec en fond sonore "Paint in Black"*
Bon en contemplant ce tas de cendre, je ne peux que conclure sur le fait que Dragonaut the Résonance est un énorme gâchis. Il y avait de quoi faire largement mieux en partant des idées de base. C'en est tellement nul et ridicule que cela en devient risible, le hissant de la nullité vers la nanardise. Puisse ses cendres arrivées au panthéon des nanards.
Cela s’est vu pas mal de fois : un jeune enfant, qui vient d’expérimenter pour la première fois l’expérience du pot, se voit féliciter de cette manière par ses parents : « Bravo mon chéri, tu as fait un beau caca ! ». Et bien, lorsque l’on termine de regarder Dragonaut – The Resonance, la seule pensée qui me vient c’est : « Bravo Gonzo, tu as fait un beau caca ! ».
Mais bien au delà d’un beau caca, Gonzo nous a surtout pondu un splendide nanar. Comprenez par là que Dragonaut est nul sur tous les plans, mais bizarrement on regarde sans trop broncher les 25 épisodes (oui, oui, même moi j’ai du mal à le réaliser moi-même). Allez, regardons un peu de plus près cette splendide bouse, même si ça pique un peu les yeux.
En parlant d’eux (les yeux, huhu…), ils sont rudement mis à l’épreuve devant cette série. C’est graphiquement à des kilomètres d’un Gankustsuou, d’un Last Exile ou d’un Romeo x Juliet (pourtant tous enfants de Gonzo). C’est coloré de manière ultra académique (comprenez couleurs flashy, cheveux couvrant toutes la gamme de couleurs Crayola), des effets de lumières dégueulasses, des décors d’une fadeur extrême et un charadesign bancale et sans saveur. Et si ce n’était pas suffisant, on a droit à une 3D très mal intégrée à l’anime et dans l’ensemble très grossière.
Mais on peut difficilement parlé de Dragonaut sans aborder de manière plus poussée son charadesign et son mechadesign. Le premier est totalement anonyme à tel point qu’aucun personnage n’arrive à attirer l’attention tant ils sont insipides. De plus, et allez savoir pourquoi, 90% des personnages féminins ont des poitrines énormes, mais quand je dis énorme, c’est ENORME ! C’est le fan service poussé à l’extrême : les seins sont gros, ça ne choque personne dans l’anime, ça rebondit dans tous les sens pour n’importe quel geste. Au début c’est gerbant, mais on en rit de bon cœur au milieu de la série tellement c’est énorme et peu crédible. Un peu dans la même veine, le mechadesign des dragons, à défaut d’être « rebondissants », frôlent l’amateurisme. En clair, ils sont tous moches et ne ressemblent à rien, on n'arrive même pas à savoir où sont les yeux, le corps. Gonzo devrait éviter de recruter ses mechadesigners chez Nintendo (certains dragons ont vraiment des gueules de Pokémon de 4e génération), c’est peut être rentable pour eux, mais pas pour le spectateur.
Au milieu de toute cette croute, on essaie de comprendre l’histoire et les persos qui la font vivre. Hélas, 25 fois hélas. Les persos sont aussi inintéressants physiquement que psychologiquement. Entre Toa qui pleure tout le temps, Kazuki qui doit être sacrément atteint car j’ai absolument pas capté sa personnalité, Jin que t’as envie de baffer avec ses « TOA ! JE T’AIME ! » toutes les 5 minutes, Asem qui incarne le méchant psychopathe vu 5000 fois partout, on sent que la production a clairement fait dans le recyclage.
Mais il faut dire que le scénario n’aide pas. C’est à la fois complètement téléphoné et complètement imprévisible. Autant on devine les situations 5 épisodes à l’avance, autant on est surpris par les choix scénaristiques, les ellipses sans aucun sens, les dialogues niaiseux puis d’un coup ultra méga profond sur l’amour (aussi profond que mon… pantalon !). Même après les 25 épisodes, j’ai toujours pas cerné où le scénariste à voulu nous emmener tellement on passe d’une situation à l’autre sans la moindre logique.
Allez, on achève le tout avec la bande son. Bien entendu, elle est à l’image du reste : caca. Un opening bas de gamme, un premier ending inaudible et un second potable. Et enfin une tracklist énorme (à la vue de l’OST), mais je me demande si c’est pas des pistes inventées car j’ai eu l’impression ne n’entendre que 4 pistes différentes moi. J’étais sans doute distrait par la poitrine de Machina et de Garnet…
Un bon nanar se veut à la fois désirable et totalement inutile. Et si c’est le cas, Gonzo remplit pleinement le contrat avec son Dragonaut. Aussi mal foutu qu’un Kiba, bien moins sympathique qu’un Buso Renkin, la dernière bouse de Gonzo pèse lourd et entraîne son créateur au fond de la cuvette. Difficile de dire que c’est nul, car ça ne l’est pas : c’est juste à chier. Ca mérite 1/10 mais je mets 2/10 pour la nanar addiction et les seins taille XXXXXXXL qui m’ont beaucoup fait rire. Bon appétit !