Embrasse-moi Lucile

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 1983
- Titre original: Ai Shite Night
- Nombre d'épisodes: 42
- Site officiel: http://www.toei-anim.co.jp/lin...
- AKA:
- - 愛してナイト
- - Love Me Night
- - Rock 'n Roll Kids
- - Lucile Amour et Rock'n Roll
- Relations: 1 fiche en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Toei Animation
- Réalisation: Kasai Osamu
- Chara-design: Yamaguchi Yorifusa
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Embrasse-moi Lucile
- Editeur: AB Production
Doublage
Mitsuko Horie (Yakko), Yuko Mita (Hashizou)
Synopsis
Lucile est une charmante lycéenne. Elle est gentille, mignonne et en plus elle aide son père au restaurant familial. Ce qui ne laissera pas indifférent le beau Tristan aux cheveux aussi longs que violets. Mais coup de théâtre, alors qu’on s’achemine vers une idylle, Lucile fait la rencontre de Benjamin un petit garçon orphelin dont Lucile s’attache immédiatement. Lequel de Benjamin vit avec son grand frère Mathias, un rocker peu fréquentable qui s’avère être un membre du même groupe de Tristan. La pauvre Lucile se retrouve donc toute confuse, peu aidée qui plus est d’un côté par son père bougon (normal pour Monsieur Duronchon sic !, mais qui a l’alcool joyeux…) et qui n’aime ni l’un ni l’autre, et de l’autre par Benjamin et son chat fan de cropes au jambon qui lui aimerait qu’elle se mette avec Mathias.
Synopsis soumis par Herbert
#Par nic la nique le 18/03/2011 à 01:57
Comment ne pas se souvenir de Lucile lorsqu'on est un enfant des années 80?
Il est a noter que c'est une des seules séries un peu gnangnan que j'ai adoré suivre a l'époque, tout comme Princesse Sarah et Rémi sans famille par exemple.
Evidemment toute comparaison serait complètement dénuée de sens, mais pour vous donner une idée je n'ai pas du tout aimé les trucs genre "jeanne et serge", "candy", "juliette je t'aime", "les 4 filles du docteur march" etc etc...
Le truc qui fait que lucile amour et rock n roll est réussi a mon avis, c'est premièrement les personnages.
Cheveux bleus, ou mi-blond mi-rose, un peu loubards, du rock n roll, de la romance, un petit gamin sympa qui essaye de toujours arranger le coup, un chat inoubliable en guise de mascotte, un père possessif et hilarant de part ses frasques, donc, niveau scénario, (puisqu'on y vient), de la romance basique mais intéressante lorsqu'on est jeune et puceau, et aussi un peu d'action bienvenue pour alimenter le taux de testostérone du garçonnet duveteux lambda que je fus.
La sauce prend plutot pas mal en fait, c'est bizarre.
Quelques scènes marrantes viendront pimenter le bousin régulièrement bien entendu, encore un bon point a noter.
C’était un peu mon soap de l'époque quoi, et pour moi il surpasse de loin tout ce que j'ai pu voir depuis, ou plutôt: rien ne lui arrive a la cheville dans son style.
Je revois les couchers de soleil au bord de la plage et cette grande maison perchée sur les rochers...des souvenirs presque inoubliables j'ai envie de dire.
Je devais avoir une dizaine d'années lorsque j'ai découvert ça, juste pour que vous situiez la critique dans le temps.
Oui, effectivement, cette critique est une critique du coeur, car j'ai connu la belle époque de la découverte de l'animation japonaise des années 70/80 en france grace au club Do, et "embrasse moi lucile" est, et je m'en rend compte avec étonnement en écrivant ces mots, un des piliers de ma passion pour les dessin animés nippons.
Comment ne pas s'identifier a un prétendant a la belle héroïne?
A presque trente ans, j'attend toujours ma Lucile.
Embrasse moi.
#Par aria.hotaru le 06/09/2010 à 00:02
Que dire..the best!! Le plus drôle des animés des 80's à mes yeux!
Surtout le chat roméo, le caractère de cochon du père, l'héroïne qui réfléchit lentement (beaucoup rapide à la course, normal elle ne conduit pas!) et tous les éléments kitchs (les coiffures, les costumes qui sont peu renouvelés au cours des épisodes!!).
Il faut bien avouer que le doublage a eu quelques bugs qui ajoutent au coté comique de façon imprévue (l'action se déroule parfois en france et parfois au japon, le restaurant de 'crêpes' alors qu'il s'agit d'okonomiyaki!..)
Je ne m'en lasse pas, et un épisode est toujours le bienvenu en cas d'ennui, même en sachant d'avance toutes les répliques 'cucu la praline' mais tordantes!
Même les chansons sont cultes (enfin pour tous ceux qui les connaissent) évidemment tout sauf du rock, mais aucun risque de choquer les oreilles enfantines et tellement facile à retenir.
L'histoire n'est pas très profonde (un carré amoureux sur fond musical) et le dernier épisode est baclé...quelle importance c'est gentil, sans prétention et hilarant donc 10!
Un animé à reredécouvrir et à partager sans tarder avec la jeune génération!
#Par enigma314 le 29/11/2009 à 13:20
Comment ne pas écrire sur un de mes animés préférés. Les plus jeunes d'entre nous n'ont pas connu la ex-chaîne TV « La 5 » qui appartenait à l'actuel premier ministre italien Silvio Berlusconi. Je peux leur dire que grâce à cette chaîne, de nombreux adolescents/es ont eu la chance de découvrir les fameuses séries tel que « Olive et Tom », « Robotech », « Laura ou la passion du théatre », « Cynthia ou le rythme de la vie », « Max et Cie », « Princesse Sarah », etc. Je m'arrête là car la liste serait trop longue. C'est comme ça que 20 ans après, devenue adulte, je me retrouve sur AK...
Je rappelle, également, que dans les années 80, internet n'était pas aussi accessible, que la plupart d'entre nous ne possédait pas d'ordinateur, téléphone portable, qu'on ne connaissait pas MSN et que le rayon manga à la FNAC était tout rikiki. Oui un monde sans les nouvelles technologies a existé. Mais cela ne nous empêchait pas de nous éclater comme des fous en nous racontant les aventures de tel ou tel anime. Tout ce tralala nostalgique pour un shojo (terme que je connaissait pas à l'époque) à mes yeux mythique. Candy a fait pleuré des millions de petite fille dont j'ai fait partie. « Embrasse moi Lucile » et c'est toute mon adolescence qui revient en mémoire.
On revient de cours un aprèm, c'est quoi cette nouvelle chaîne qui arrête pas de faire sa pub? Et paf générique de l'animé où l'on voit un mec blond avec des cheveux rouge, un autre aux cheveux violets et un gamin avec des cheveux bleus ??? c'est quoi ça??? Non, pas possible un baiser entre une jeune fille qui a peu près mon âge et le mec blond qui porte une combinaison rouge? Passé la surprise de l'opening (mot que je ne savais pas non plus), suivons ce dessin animé. Et c'est parti pour suivre les 42 épisodes de « Embrasse-moi Lucile » rebaptisé plus tard « Lucile, amour et rockn'roll ». Le lendemain, en cours avec les copines, « t'as vu Lucile? Alors tu préfères qui? Mathias ou Tristan? » « Tristan! T'es malade, ce sera Mathias bien sûr! Début des chamailleries. Avec le temps, je regrette que le générique français nous ait donné si vite la réponse. Comme Lucile, nos cœurs de jeunes filles en fleur hésitaient entre ces deux-là. J'ignorais que le triangle amoureux était typique des shojos et qu'il était normal de voir des personnages avec les cheveux de toutes les couleurs.
Mais que serait Lucile sans les superbes chansons du groupe Bee-Hive? Certains les trouverons ringardes moi je les adore. « Tu es ma seule amie », « Un tour sur l'autoroute », « Lonely boy » et « Moi je voudrais te voir » ont été très bien interprété par le regretté Jean-Claude Corbel (il chantait aussi le générique d'Olive et Tom) mais ma chanson préféré restera « On se retrouvera » des Kiss-relish, groupe rival des Bee-Hive (même chanteur français). J'ai pu écouter les versions japonaise, italienne et espagnol. Inutile de vous dire laquelle je préfère.
Ce qui fait aussi le charme de cette série, ce sont les personnages comiques que sont Benjamin, son chat Roméo et le papa de Lucile Mr Duronchon. Avec les copines, on avait envie de baffer Benjamin. Il avait le chic de se trouver au mauvais moment surtout quand Lucile et Mathias allaient s'embrasser. Le chat obèse et misogyne Roméo vaut son pesant d'or. Il est trop drôle et ses commentaires sur la fin des épisodes sont irrésistibles. Mr Duronchon est certes un peu caricatural dans le rôle hyperprotecteur du papa mais qu'est ce qu'on se marre.
Quand au chara-design il est pas génial. Vous remarquerez une différence sur certains épisodes dû à l'indéniable présence de Shingo Araki. Mathias est vraiment trop beau, je craque toujours autant. Le doublage est correcte mais on sent que niveau budget ils n'ont pas lésiné sur les moyens. Les comédiens ont beau avoir déguisé leurs voix, on les reconnaît facilement. Je n'ai jamais compris le couac avec l'épisode du concours final...
Il faut savoir que l'anime a rajeuni les personnages et que le thème de la bisexualité de Sheller est juste effleuré. Je conseille de lire le manga que je trouve plus mature et surtout plus drôle. Il y a pas mal de différences avec cette adaptation. Le manga est désormais licencié en France. Enfin depuis le temps!
#Par Faustt le 22/12/2008 à 02:37
Ha que de souvenirs.... C'est toujours difficile d'écrire une critique sur une série aussi vieille. Si on la compare aux productions actuelles elle sera sous-notée, si on laisse parler la nostalgie elle sera sur-notée.
Tâchons donc d'être un minimum objectif...
Le synopsis résume non seulement bien l'histoire de l'anime mais laisse aussi prévoir ses qualités et ses défauts.
Comme dans tous les shojos, on retrouve une héroïne dont l'histoire d'amour sera forcément contrecarrée par son environnement. Bon c'est un peu normal, sinon la série tiendrait à peine 10 minutes.
Il faut dire qu'elle cumule un peu la Lucile : elle hésite entre 2 gars pas très fréquentables (ben oui, ils font du rock vous imaginez !) dont l'un a un enfant à charge (un vrai boulet celui-là, on lui mettrai bien un coup de botte dans la tête…).
Rien de bien neuf au niveau du scénario, c'est vieux comme le monde mais comme ça marche toujours, pas besoin de se casser la tête hein...
On oubliera également assez vite la psychologie monolithique des personnages pour se concentrer sur leur design parce que là, il y a des choses à dire.
On est au début des années 80 et ça se voit : les personnages ne ressemblent pas à grand chose et sont à peu près tous habillés comme l'as de pique. La palme revient quand même aux 2 chanteurs et leur coupe de cheveux invraisemblable. Leur look général est d'ailleurs assez efféminé que ce soit au niveau du jeu de scène de Matthias ou du chemisier en dentelle sur poitrail imberbe de Tristan. (avec le recul, je me dis qu'il y avait de fortes chances pour qu'un couple inattendu 100% rock se forme dans cet anime)
Donc soyons franc, le design est horrible mais colle à l'époque.
Là où la série se démarque des monceaux de shojo qui sortent chaque année depuis 30 ans, c'est au niveau de la bande son.
En effet, on alterne entre des thèmes très classiques et des morceaux de rock chantés par les « mythiques » Beehives, le groupe des 2 peinturlurés.
Là les avis divergent (ça fait beaucoup), certains trouveront que c'est de la soupe dont les paroles rappellent les regrettés boys bands.
Et bien moi, je trouve ces chansons géniales. Pour avoir entendu les 2 versions, je dirais même que la version française est supérieure à celle d'origine. C'est globalement rythmé et même si ça ne vole pas très haut, ça correspond parfaitement à ce qu'un groupe de rock japonais amateur des années 80 aurait pu faire.
En conclusion, j'aurais du mal à conseiller cette série à ceux qui ne l'ont pas vu, en 25 ans on a quand même vu quelques meilleurs shojo.
Pour autant, je ne renie absolument pas le plaisir que j'ai eu à voir et à revoir cette série qui, pour son époque, n'était finalement pas trop mal.
