Full Moon Wo Sagashite

Full Moon Wo Sagashite

Informations générales

  • Format: Série TV
  • Année: 2002
  • Titre original: Full Moon Wo Sagashite
  • Nombre d'épisodes: 52
  • Tags: ange - comédie - drame - magical girl - musique - romance - shôjo - surnaturel
  • AKA:
    • - 満月(フルムーン)をさがして
    • - Full Moon O Sagashite
    • - Full Moon
    • - Furumyu
    • - Looking for the Full Moon

Staff technique [liste]

Doublage

Chieko Honda (Meroko Yui), Myco (Mitsuki Kouyama/Full Moon), Yasuo Saitou (Takuto Kira), Kana (Madoka Wakamatsu), Kazuko Sugiyama (Fuzuki Kouyama), Mayumi Akado (Ms. Tanaka), Megumi Ogata (Izumi Rio), Norihisa Mori (Jonathan), Ryohei Kimura (Eichi Sakurai), Teruaki Ogawa (Keiichi Wakaouji), Tomomi Seo (Masami Ooshige)

Synopsis

Kouyama Mitsuki est une collégienne de 12 ans rêvant de devenir chanteuse et de retrouver celui qu'elle aime, Eichi-kun qui rêve, lui d'être astronaute. Mais, son rêve est entravé par une tumeur à la gorge qui doit être opérée si elle veut avoir la vie sauve. Mais elle ne veut pas de cette opération parce qu'elle risquerait de perdre sa voix...
Elle vit avec une grand mère sur-protectrice détestant la musique, et empêchant Mitsuki d'auditionner. Ses chances de devenir chanteuse sont donc compromises ....
Cependant, un jour, Mitsuki reçoit la visite de deux "shinigamis", (dieux de la mort), Takuto et Meroko qui l'informent qu'il ne lui reste que peu de temps à vivre.
A l'annonce de cette nouvelle, Mitsuki prend son courage à deux mains et décide d'aller auditionner. Mais l'audition étant réservée à des jeunes filles de 16 ans, Mitsuki ne peut entrer. Voyant sa détermination, Takuto décide de l'aider en la transformant en jeune fille de 16 ans.
Mitsuki à la surprise de tous remportera l'audition et deviendra chanteuse, comme elle l'avait promis à Eichi....

Synopsis soumis par dark-fifi

#Par Nakei1024 le 28/11/2009 à 10:10

Un petit coup de cœur pour cette série qui ne paie pas de mine et est presque passée inaperçue l’année de sa sortie (2002), mais part quand même d’un synopsis assez original qui promet un anime à l’ambiance assez lourde (une fillette de 11 ans condamnée qui décide de passer les derniers mois de sa vie en réalisant son rêve avec l’aide de 2 shinigamis : devenir une chanteuse). Pourtant, malgré ce qu’on pourrait croire, l’anime est bien moins sombre que ce à quoi on pourrait s’attendre, c’est même tout le contraire.

Dès les premières minute, on peut constater que l’univers très coloré s’adresse principalement à un public jeune, et le thème de la mort est dans un premier temps totalement ignoré (à part quelques légers rappels, il ne se passe rien de vraiment dramatique durant les 30 premiers épisodes). A la place, on suit la progression de Mitsuki/Full Moon dans sa vie privée et professionnelle, avec ce qu’il faut de bons sentiments et d’ambiance « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Il y a bien évidemment quelques personnages qui tenteront de faire des crasses à notre jeune héroïne (surtout côté show-business), mais tout finira forcément par s’arranger à un moment ou à un autre. On notera notamment l’intervention de Meroko et Takuto qui ne collent pas trop avec l’image qu’on pourrait se faire de divinités sensées accompagner la mort: on est très loin de Death Note ou Bleach, plus proche d’un Card Captor Sakura ou Lyrical Nanoha et ce sont souvent eux qui servent de ressort comique dans l’histoire avec leurs querelles et leurs transformations. Un peu longue par rapport à ce qu’elle apporte et parfois ennuyeuse, cette première partie permet néanmoins de s’attacher pleinement aux personnages et de cerner les différentes personnalités présentes.

La deuxième partie est bien plus intéressante, et l’ambiance dramatique est traitée de manière convenable. Ne vous attendez quand même pas à une mise en scène prompte à vous tirer des fontaines d’eau à chaque épisode, car l’ensemble reste très naïf. Il y a quand même quelques rebondissements et surprises du scénario qui vous plomberont fortement le moral si vous êtes un tant soit peu sensible au destin de cette fillette décidée à se battre jusqu’au bout pour profiter de chaque seconde de sa vie qui s’égraine peu à peu, malgré les aléas du destin. Sans être exceptionnels, j’ai quand même trouvé ces épisodes assez marquants.

Parlons un peu de l’OST : bah oui, pour un anime dont le personnage principal est une chanteuse talentueuse, on est en droit d’espérer de belles prestations musicales et on ne peut pas dire qu’on soit déçu avec les morceaux « Myself » et « Eternal Snow » (c’est pas du Mozart, mais ça colle parfaitement à la série). Le problème, c’est qu’hormis ces deux partitions, le registre est franchement vide et l’on doit se repasser en boucle les deux chansons citées au-dessus à toutes les sauces (concert, enregistrement, simple fond sonore…). A la longue ça devient un peu lassant, d’autant plus qu’il n’y a pas d’alternance de l’un à l’autre. Pour des raisons scénaristiques, on aura d’abord droit à « Myself » en boucle puis « Eternal Snow », et il faudra vraiment attendre les deux derniers épisodes pour que les producteurs se décident enfin à faire un mélange des deux (plus une troisième inédite). Dommage, mais après tout, mieux vaut (très) tard que jamais comme dirait l’autre.

Un dernier mot sur la fin qui est à l’image de la série : pleine de bons sentiments, un peu trop optimiste et naïve, mais néanmoins suffisamment réussie pour être appréciée des grands comme des petits.

Pour conclure, un mini coup de cœur que je conseille si vous êtes un peu à court d’idée sur votre wishlist, mais qui demandera un minimum d’effort à cause de son ambiance que certains pourraient juger un peu trop rose bonbon (surtout en ce qui concerne la première partie, indispensable malgré tout). A voir quand même…
Je mets 7,5/10.

7/10

#Par Spektr le 26/09/2009 à 12:10

Cela a déjà dû vous arriver, l'étrange impression de ressortir lessivé d'un anime, comme si on avait finalement vécu la même histoire que ses personnages, et que l'on en sort grandi, ou ayant appris quelque chose, ressenti une nouvelle émotion, similaire à une petite leçon de vie.
Cette sensation est indéniablement la marque des bons animes, ceux dont le souvenir reste ancré dans votre mémoire, pour son scénario, ses personnages, son background, ses musiques, tout à la fois, et que sais-je encore, dans ce contexte-ci, Full Moon Wo Sagashite fait sûrement parti de cette catégorie d'anime.

Débutant comme un vulgaire ersatz de Creamy Mami ou autres séries de magical girl bancale, accumulant clichés sur clichés, Full Moon Wo Sagashite se démarque pourtant de tout autre anime dans ce style, puisqu'il introduit dès le départ un personnage principal (ici la petite Mitsuki) souffrant d'un grand handicap, une tumeur à la gorge, les jeux sont faits, il ne reste plus qu'une année à vivre pour notre héroïne, accompagnée et soutenue par ses deux shinigamis, elle décidera de partir en quête de son rêve ultime, devenir chanteuse pour véhiculer ses émotions à travers la musique, pour que celles-ci atteignent Eichi-Kun (le grand amour de Mitsuki parti aux USA, sans aucunes nouvelles de lui depuis).

C'est sûr, exposé ainsi, les faits doivent vous paraître bien naïfs, et ils le sont, l'anime est naïf de bout en bout, passé ce cap de la naïveté, on comprend bien vite que ça ne l'empêche pas d'être terriblement sincère, brut et intense sur toute sa longueur.
Que ce soit au niveau de l'histoire, des relations entre les différents personnages ou des musiques, Full Moon Wo Sagashite est sincère.

Mais il est également imparfait, et pourtant une imperfection complètement assumée puisqu'au final rien n'est laissé au hasard, on s'attache terriblement à ce trio de personnages (Mitsuki, Takuto et Meroko (les deux shinigamis)), dont on ne voudrait jamais se séparer, alors certains diront que l'anime compte trop d'épisodes, et ils auront raison, le discours de cet anime aurait pu se boucler en 13 épisodes, mais seul ce discours aurait été véhiculé et non l'émotion que seul un anime de 52 épisodes peut installer, on prend le temps de s'attacher à cette histoire, et d'en comprendre les enjeux.

On peut également critiquer le fait que Full Moon ne compte que peu de compositions musicales au final, les deux grands titres de l'anime, Myself et Eternal Snow tourneront en boucle durant l'anime, mais c'est là ou justement, quand je parlais du fait que rien n'est laissé au hasard, ces deux chansons sonneront comme une sorte d'endoctrinement indirect, puisque, et le studio a fait preuve d'une grande subtilité à mon sens, suivant les moments de l'histoire, tragique ou gai, on ne perçoit pas les chansons de la même façon, elles véhiculent des sentiments différents, et du coup il n'y pas vraiment de place à une certaine lassitude, puisqu'on découvre également chaque petite subtilité des compositions petit à petit, au final celles-ci couleront dans vos veines si j'ose dire !

L'histoire, elle, est découpée en deux parties plus ou moins distinctes, la première laissant place à l'humour d'une façon général et de l'ascension de notre héroïne au rang de chanteuse J-Pop avec tous les problèmes que ça comporte, découvrant tout aussi bien les aspects commerciaux et sociaux de ce monde formaté de la "J-Pop business", et la deuxième partie, quand à elle, se veut bien plus dramatique, dévoilant le terrible destin de notre héroïne auquel elle ne peut échapper, qui pourtant était prévisible, mais dont l'attachement et l'addiction des beaux moments de l'anime, font que l'on souffre avec elle, on se sent impliqué en tant qu'observateur, comme si il s'agissait d'un proche. Pourtant tout cela est fictif, il est parfois conseillé de sortir prendre un peu l'air au lieu de tout s'enfiler d'un bloc, si vous ne voulez pas vous passer la corde autour du cou.

Au final, si l'on me demandait à quel public est véritablement destiné Full Moon Wo Sagashite, je répondrai, à aucun public préétabli, car même si il semble destiné à de petites adolescentes en recherche d'une belle histoire d'amour, et celles-ci seront aux anges, il plaira tout aussi bien à un public adulte et mature, qui pourront se pencher sur les différents aspects plus sérieux de l'anime, à savoir la condition humaine, le rêve, l'enfance, l'amitié, la culture musicale J-Pop, tout ceux-ci subtilement mis en scène, qui font de Full Moon Wo Sagashite, un anime à double lecture, comme avait pu l'être Revolutionary Girl Utena en son temps, un anime qui bouscule les codes préétablis, et c'est tant mieux.

9/10