Golden Boy

Golden Boy

Informations générales

Staff technique [liste]

Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Golden Boy
  • Editeur: Dybex

Doublage

Mitsuo Iwata (Kintarou Oe), Hiromi Tsuru (Presidente), Junko Iwao (Employée B), Junko Shimakata (Employée D), Juurouta Kosugi (Hiroshi Kogure) Kikuko Inoue (Ayuko- Employée A)

Synopsis

Kintaro Oe est un jeune homme de 25 ans fraîchement diplômé en droit dans une des plus illustres université du Japon. Plutôt que de rechercher un travail, il décide de partir à l’aventure sur son fidèle vélo rose comme travailleur itinérant. Avec son inséparable carnet de note et son sac à dos, il va vivre de fantastiques expériences.
Cependant, quel que soit le job entrepris par notre jeune héros, il rencontre systématiquement une belle nymphe et ne peut s’empêcher de multiplier les frasques. De plus, il n’a pas son pareil pour se mettre dans des situations impossibles. Mais sous des apparences de pervers et de maladroit, Kintaro cache des qualités hors du commun.

Synopsis soumis par Sirius

#Par Yomigues le 02/12/2011 à 23:26

Objectif : travailler !


Il s’appelle Kintaro Oé (ce qui signifie littéralement « Bonhomme en or »), il a 25 ans et son but est on ne peut plus simple : apprendre à l’école de la vie. Pour ce faire, Il vagabonde dans tout le Japon sur son fidèle Mikkazuki (un vélo) afin de s’instruire et d’assimiler toujours plus de connaissances. Sous ses airs d’ingénu, Kintaro est un véritable génie : diplômé de l’université de droit de Tokyo très jeune, il se refuse à emprunter l’avenir radieux qui s’offre à lui et préfère expérimenter tous les petits boulots qui lui tombent sous la main.



Adapté du manga de Tetsuya Egawa, les OAV de Golden Boy ont été réalisés par le studio A.P.P.P et dirigés par Hiroyuki Kitakubo, connu pour son travail sur le film d’ « Akira » ainsi que sur « Blood The last Vampire ». Ce studio a fait de sa spécialité la réalisation d’OAV, nous avons donc droit à une mouture particulièrement soignée avec Golden Boy, qui fut traité entre des mains expertes et passionnées. En témoigne le 6ème et ultime OAV se déroulant dans un studio d’animation qui se prépare à réaliser « Golden Girl », véritable parallèle avec le travail qu’a dû fournir A.P.P.P pour adapté ce manga. Une incursion réussie qui clôturera comme il se doit cet animé qui en marqua plus d’un à sa sortie en VHS.


Une œuvre sexiste


Au-delà de son personnage charismatique à souhait et de sa réalisation impeccable, qu’est-ce qui a pu confirmer l’indéniable succès qu’a rencontré GB à sa sortie en DVD ? Son humour particulièrement macho et sexy. Les patrons de Kintaro sont souvent des femmes fatales, qui le sous-estimeront non sans tord à cause de ses airs naïfs et de son côté lubrique. Il faut dire que ces dames ont souvent des arguments de taille, en plus d’être extrêmement aguicheuses… Ce pauvre Kintaro ne fait que répondre à ses pulsions masculines après tout ! Il faut admettre que sa passion dérangeante pour les toilettes peut rebuter...

Le schéma est à chaque fois le même : on suit notre vagabond dans ses voyages et ses péripéties, il travaille, fait une erreur qui cause son renvoi ou il se fait enguirlander et soudain... un retournement de situation aussi improbable qu’ingénieux de sa part parvient à ravir le cœur de ces superbes plantures hautaines et méprisantes. Il effectuera à tous les coups une prouesse jamais vue dans le métier qu'il exerçait et s'attirera le respect de ses pairs systèmatiquement.

Cette mécanique bien rôdée ne s’applique pas pour le 2nd et le dernier OAV qui font figure d’exceptions, mais Kintaro ne cessera jamais tout au long du manga de tomber dans ce gimmick scénaristique. Il faut admettre qu’il est délectable de voir ces créatures tantôt dévorées par l’ambition, tantôt manipulatrices ou fleur bleue, tombées des nues faces aux exploits (parfois inhumains) de notre « étudiant de l’école de la vie ».



Il est donc nécessaire de prendre cet animé avec beaucoup de second degré évidemment : les féministes seront outrées de voir ces héroïnes de caractère courir après notre héros, lui vouant immédiatement un amour éternel après avoir reconnu leurs erreurs. C’est à croire que Tetsuya Egawa a fait face à de nombreuses déceptions amoureuses dans sa vie et qu’il a voulu se « venger » à travers son récit. Il ne s’agit là que d’une pure supposition bien sûr.


Un vrai message



Si Tatsuya Egawa se permet, par le biais de la version papier, de fournir son point de vue sur l’écologie et le Japon dans son ensemble, les OAV ne représentent que son point de vue sur le système scolaire japonais. Est-ce un mal ? Non, loin de là même : les histoires qui ont été adaptées sont les préférées des lecteurs. Histoires qui sont toutes issues du premier tome au passage…
Pour en revenir au point de vue du mangaka, il est particulièrement intéressant. Enseignant en mathématiques, il reste assez affligé par le système de l’enseignement japonais. Pour lui, l’intelligence ne se résume pas à apprendre bêtement par cœur les cours fournis par nos professeurs. L’intelligence, la vraie, c’est celle qui est source de créativité, celle qui éveille notre curiosité. De même, un bon professeur devrait être capable de nous transmettre cette envie d’apprendre, toujours du point de vue d’EGAWA.

C’est probablement dans cette optique qu’a été créé Kintaro. Même après l’obtention de son diplôme et la fin de ses études, ce jeune homme s’obstine à aller de découverte en découverte. Notre héros représente donc à lui tout seul l’idéal que se devrait d’atteindre le système éducatif japonais selon EGAWA : il est curieux, créatif et désireux d’en apprendre toujours plus.

Si GB ne semble pas avoir réussi sur cet aspect, il remplit en revanche très bien son contrat de pur divertissement. Voilà une œuvre qui requiert toute votre attention : GB, c’est culte, c’est drôle, c’est bien réalisé, bref, un must see.


Apprendre ! Etudier ! Travailler ! L'acheter !


Le coffret est disponible chez Dybex pour une trentaine d'euros. A l'inverse du manga qui fait rarement l'unanimité, ces OAV sont une valeur sûre, jetez-vous dessus sans hésiter: vous ne serez pas déçus !

9/10

#Par zieunoir le 27/03/2009 à 15:10

J'aime beaucoup cet anime a prendre au premier degré, le personnage principal est un gros obsédé (non c'est juste un homme en fait) mais en creusant un peu, on apprend à le connaitre et c'est au final une belle leçon sur la vie et le gout de l'apprentissage.

Cela rappelle un peu la dialectique du maitre et l'esclave. l'élève arrive dans un contexte nouveau avec une soif d'apprendre démesuré. Le maitre enseigne à son élève les bases et l'élève dépasse le maitre. L'élève n'ayant plus rien à apprendre part vers de nouveaux horizons et le maitre devient lui meme dépendant de son élève.

En plus avec ce contexte particulier où le garçon est un gros obsédé (mais en fait pas tant que ça, c'est juste un homme normal) et tous les autres personnages sont de superbes créatures. Le concept est vraiment bien penser au fond, de jolies filles pour attiré les gens et ensuite, une morale sauve et bien menée. Avec une touche d'humour et d'obsenité à la japonaise juste comme il faut. C'est un manga que je recommande !

7/10

#Par Nakei1024 le 17/01/2008 à 18:16

Aaaah, ces 6 OAV, quel plaisir on a à les visionner, et pas uniquement pour les jolies filles qui pullulent à l'intérieur...

Malgré son age, l'anime bénéficie d'une animation fluide et soignée, avec des personnages assez originaux, à commencer par le héros: véritable pervers sur pattes, mais au potentiel surprenant. Les demoiselles rencontrées au cours de ses voyages bénéficient toutes d'un physique de top-model, et l'on a régulièrement l'occasion de visualiser la perfection de leur corps, normal pour un anime à caractère ecchi me direz-vous.

Alors voilà, Golden Boy, c'est du fan service à chaque épisode, mais pas que ça: l'humour et la folie sont également les maîtres mots de la série, avec un Kintarou multipliant les exploits sportifs qui lui sont plus ou moins imposés (battre une championne olympique à la nage; faire une course avec une moto de compétition, le tout chargé comme un mulet sur un VTT, avec un parcours montagneux d'une trentaine de km; sauter dans le vide pour traverser un ravin...). Bien évidemment, le héros est également un incroyable gaffeur, qui a vite fait de s'attirer des ennuis (à lui et à son entourage) en tentant d'aider autrui. Car ce jeune homme a le cœur sur la main et n'hésite pas à offrir ses services à ceux qui en ont besoin, faisant régulièrement preuve d'une très grande humanité dans chacun de ses actes.

Bien entendu, l'humour tire également de manière importante sur le fan service, notamment avec certaines scènes qui se répètent inlassablement d'un épisode à l'autre, pour le plus grand plaisir du spectateur.

Au final, il s'agit de 6 OAV qui se regardent très facilement, en laissant son cerveau au frigo. Même si le fan service est ici un vrai régal, une dose un peu moins importante eut été de bon ton, mais bon, on ne va pas bouder son plaisir.

6/10

#Par Sirius le 16/01/2008 à 18:53

Golden Boy, ce sont 6 vieux OAVs presque oubliés et laissés de côté par le public japonais à une époque où on ne jurait que par Evangelion. Valent-ils encore le coup d'oeil aujourd'hui?

On suit donc les aventures de Keitaro qui veut s'instruire dans la grande école qu'est la vie au terme de ses études à l'uni. Pour cela, il cherche quelques jobs à temps partiel et à chaque fois il rencontre une femme bien pulpeuse qui ne le laisse pas indifférent. On l'a compris, Golden Boy est une série bien ecchi, à tel point que je dirai qu'elle est réservée à un public averti. On supporte tant bien que mal et ça ne vient pas vraiment obscurcir le tableau. Cependant, l'humour est un peu trop répétitif car il tourne essentiellement autours du fan service et des bêtises de Kintaro. De plus le même canevas (nouveau job, nouvelle nana, nouvel exploit) se répète à chaque épisode : dur de toujours rire.

Kintaro est un pervers mais il a un but : étudier. C'est cet aspect qui est vraiment marrant car il considère par exemple le tour de poitrine de sa patronne comme étant "très instructif!" Au fil des épisodes, on se surprend à apprécier ce personnage, fan de trônes et compagnie, qui montre à chaque épisode et avec la modestie d'un Lucky Luke ses qualités intrinsèques. Le message véhiculé par la série : on a beau être diplômé d'une haute école, c'est pas ce qui fait de nous des êtres de qualité. Des OAVS qui ont le mérite d'introduire avec brio le thème de l'école de la vie sur les routes du Japon; un thème qui sera bien souvent repris.

Même si la réalisation date, on a une bande sonore de qualité. Je regrette quand même que le design de Kintaro soit trop souvent caricaturé. Au final, 6 OAVs (format judicieusement choisi) réussis mais qui ne cassent pas des briques. Pour l'époque, c'est très bon et même de nos jours on ne passe pas un mauvais moment bien qu'il existe aujourd'hui des comédies plus déjantées.

6/10