Aaaah, ces 6 OAV, quel plaisir on a à les visionner, et pas uniquement pour les jolies filles qui pullulent à l'intérieur...
Malgré son age, l'anime bénéficie d'une animation fluide et soignée, avec des personnages assez originaux, à commencer par le héros: véritable pervers sur pattes, mais au potentiel surprenant. Les demoiselles rencontrées au cours de ses voyages bénéficient toutes d'un physique de top-model, et l'on a régulièrement l'occasion de visualiser la perfection de leur corps, normal pour un anime à caractère ecchi me direz-vous.
Alors voilà, Golden Boy, c'est du fan service à chaque épisode, mais pas que ça: l'humour et la folie sont également les maîtres mots de la série, avec un Kintarou multipliant les exploits sportifs qui lui sont plus ou moins imposés (battre une championne olympique à la nage; faire une course avec une moto de compétition, le tout chargé comme un mulet sur un VTT, avec un parcours montagneux d'une trentaine de km; sauter dans le vide pour traverser un ravin...). Bien évidemment, le héros est également un incroyable gaffeur, qui a vite fait de s'attirer des ennuis (à lui et à son entourage) en tentant d'aider autrui. Car ce jeune homme a le cœur sur la main et n'hésite pas à offrir ses services à ceux qui en ont besoin, faisant régulièrement preuve d'une très grande humanité dans chacun de ses actes.
Bien entendu, l'humour tire également de manière importante sur le fan service, notamment avec certaines scènes qui se répètent inlassablement d'un épisode à l'autre, pour le plus grand plaisir du spectateur.
Au final, il s'agit de 6 OAV qui se regardent très facilement, en laissant son cerveau au frigo. Même si le fan service est ici un vrai régal, une dose un peu moins importante eut été de bon ton, mais bon, on ne va pas bouder son plaisir.
Golden Boy, ce sont 6 vieux OAVs presque oubliés et laissés de côté par le public japonais à une époque où on ne jurait que par Evangelion. Valent-ils encore le coup d'oeil aujourd'hui?
On suit donc les aventures de Keitaro qui veut s'instruire dans la grande école qu'est la vie au terme de ses études à l'uni. Pour cela, il cherche quelques jobs à temps partiel et à chaque fois il rencontre une femme bien pulpeuse qui ne le laisse pas indifférent. On l'a compris, Golden Boy est une série bien ecchi, à tel point que je dirai qu'elle est réservée à un public averti. On supporte tant bien que mal et ça ne vient pas vraiment obscurcir le tableau. Cependant, l'humour est un peu trop répétitif car il tourne essentiellement autours du fan service et des bêtises de Kintaro. De plus le même canevas (nouveau job, nouvelle nana, nouvel exploit) se répète à chaque épisode : dur de toujours rire.
En effet, le personnage de Kintaro est un pervers mais il a un but : étudier. C'est cet aspect qui est vraiment marant car il considère même le tour de poitrine de sa patronne comme étant "très instructif!" Au fil des épisodes, on se surprend à apprécier ce personnage, fan de trônes et compagnie, qui montre à chaque épisode et avec la modestie d'un Lucky Luke ces qualités intrinsèques. La grande qualité réside dans le message véhiculé : on a beau être diplômé d'une haute école, c'est pas ce qui fait de nous des êtres de qualité. La série a le mérite d'introduire avec brio le thème de l'école de la vie sur les routes du Japon; un thème qui sera bien souvent repris.
Même si la réalisation date, on a une bande sonore de qualité : le doublage japonais est réussi et les génériques se laissent regarder (à noter que celui de fin ne contient que des crédits.) Je regrette quand même que le design de Kintaro soit trop souvent caricaturé. Au final, 6 OAV (le format est judicieusement choisi) réussis mais qui ne cassent pas des briques. Pour l'époque, c'est très bon et même de nos jours on ne passe pas un mauvais moment bien qu'il existe des comédies plus aptes à nous faire rire.