Highlander : the Search for Vengeance

  • Format: Film
  • Année de diffusion: 2006
  • Titre original: Highlander : Vengeance
  • Nombre d'épisodes: 1
  • Site officiel: http://www.imagi.com.hk/movie/...
  • Studio: Madhouse
  • Auteur: Gregory Widen
  • Directeur: Yoshiaki Kawajiri
  • Character-designers: Yutaka Minowa
  • Doubleurs: Alistair Abell (Colin MacLeod)

Synopsis

Colin MacLeod, du clan MacLeod, est né dans les Highlands environ deux-cents ans après Jésus-Christ : c'est alors qu'il doit faire face à l'armée des Romains, venus soumettre la terre entière. La femme de Colin tente d'éviter ce massacre par des manoeuvres cahées, mais elle est tuée et tout le clan de Colin est exterminé. Ce dernier jure alors de se venger : il n'aura de cesse de traquer le chef de l'armée qui l'a un jour privé de son bonheur. Au cours de l'un des nombreux duels qui les opposera, Colin mourra, découvrant qu'il est immortel. Le problème est de taille : Colin perd à chaque fois. Réussira-t-il enfin à accomplir sa vengeance, 2000 ans plus tard, au coeur d'une Manhattan dévastée ?

Synopsis soumis par watanuki
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Par watanuki le 21/02/2008 à 18:40

Kawajiri est désormais un vétéran de l’animation japonaise, un dinosaure qui a connu tous les états et toutes les évolutions du marché. Il est aussi l’un des rares à être resté fidèle à lui-même, et au studio qu’il a contribué à créer, Madhouse.

Que ce soit dans des films tels que Ninja Scroll, Wicked City, ou encore Vampire Hunter D, jamais Kawajiri ne semble avoir rechigné à réaliser un film dont le scénario soit lacunaire. A vrai dire, ce n’est pas ce qui l’intéresse, tant il aime à répéter la même figure au fil de ses œuvres : il s’agit pour lui de construire deux personnages totalement opposés, des antagonistes parfaits, poussés parfois jusqu’à la caricature, et voir où cela le mène. On retrouve de ce fait des composantes essentielles à l’univers du réalisateur : la violence et la sexualité. Kawajiri a souvent évolué aux frontières du hentai, et il a toujours privilégié l’image forte à l’histoire bien menée. C’est à la fois ce qui rend ses œuvres géniales et reconnaissables, et ce qui lui attire souvent les remarques les plus dures concernant la violence et la sexualité dans l’animation japonaise. Ici, Highlander déroge un peu à la règle dans la mesure où l'érotisme est moins présent, co-production américaine oblige.

Que dire de ce Highlander ? Comme Ninja Scroll, le scénario est peu développé, tout juste prétexte à des scènes époustouflantes nourries de Matrix et de Gladiator, et à des flashbacks somptueux permettant à Kawajiri de réaliser de petits courts-métrages d’une perfection plastique sans égale. En cela, son chara-design reste toujours aussi impeccable. Cela dit, on observe quelques modifications, qui empêchent Highlander d’atteindre le sommet de Vampire Hunter D ou Ninja Scroll : réalisation internationale oblige, Kawajiri a dû supprimer toute forme trop choquante de sexualité. On sent bien par moment qu’il aurait pu allr plus loin, mais il se contente de suggérer. Quant à la violence, elle est nettement plus contenue, plus stylisée, comme si la production américaine l’avait en quelque sorte forcé à esthétiser un univers pourtant conçu pour être brutal et malséant.

Lorsqu’on regarde un film de ce réalisateur, il faut tenir pour acquis le cliché, la virilité, le sexe, la violence, etc. C’est ce que Kawajiri en fait qui rend cet univers passionnant : en quelques coups de pinceaux très basiques, il parvient encore une fois à lancer des personnages dans une course-poursuite fascinante à travers les âges. Le manichéisme exacerbé n’est qu’un prétexte au spectacle : Kawajiri est un metteur en scène, un réalisateur qui cherche avant tout à interroger ce qui fait l'intérêt de la violence et du sexe, ce qui fait de lui le dernier héritier du film d’action américain des années 80, et de l’animation japonaise pour adulte de la même décennie. Highlander ne pouvait rêver mieux, et si Kawajiri ne signe pas ici son chef-d’œuvre ultime (qui pourrait bien être Program, le court-métrage d’Animatrix), il livre encore une fois une œuvre infiniment reconnaissable, et tout à fait excellente, pour peu que l’on accepte le déséquilibre inhérent à toute réalisation de ce grand personnage.

8/10

Par keaneo le 02/09/2007 à 18:08

Fan de Vampire D bloodlust, Ninja Scroll, et animatrix, je ne pouvais m'empecher de voir cette réalisation de Madhouse...j'ai nommé Highlander The Search for Vengeance!
j'ai été plutot agréablement surpris par la qualité de l'animation ainsi que des décors en CGI.

Il est vrai que le filon highlander commençait à s'essouffler avec un Highlander V "the source" plutot raté! pourtant j'ai toujours été fan du premier Highlander, ainsi que de la série, certes un peu kitsch, mais au demeurant sympathique.
On retrouve dans cette OAV tout l'esprit du premier highlander, avec les flahsback en écosse,etc...donc rien de nouveau niveau scénario, sauf qu'ici on nous balance des combats dans un décor post-apocalyptique, avec des mutants et des robots!
tout est graphiquement soigné, sauf quelques personnages un peu ratés comme le gosse par exemple...le combat entre les deux nanas à la fin, est un peu court, il est vrai qu'elles sont sexy!!
Au final, j'ai plutot apprécié cette version Anime d'Highlander, je ne me suis pas ennuyé, même si l'histoire n'apporte absolument rien de neuf..

7/10

Par Gemini no Saga le 15/08/2007 à 12:30

L'aboutissement de ce projet fut pour moi, la réalisation d'un rêve. C'est-à-dire adapter l'histoire originale d'Highlander en dessin animé. Après deux ans de pérégrinations, de rumeurs et autres annulations, le 6 juin dernier Highlander Vengeance est sorti aux USA en dvd. J'aime particulièrement le principe cruel, que des hommes condamnés à une relative immortalité doivent s'affronter jusqu'au jour où il n'en restera qu'un. Cette immortalité, cette obligation d'affontement, bref cette fatalité, tout est prétexte à l'opposition de personnages non seulement charismatiques mais souvent avec un vécu passionnant dans la série tv. Enfin "passionnant" à travers les yeux d'un adolescent...

Dans cette OAV le choix a été fait de créer un nouveau personnage, mais qui porte lui aussi le nom Macleod. Ainsi exit Christophe Lambert, vaut mieux de le dire tout de suite, le scénario, les personnages, le contexte où l'histoire se développe, tout est proche de l'intérêt zéro. C'est nul. Les personnages sont un mauvais melting pot de clichés, Colin Macleod est le mec taciturne qui se veut être méchant alors qu'au fond c'est un mec bien. Waouh ! Je suis sûr que les scénaristes ne se sont pas foulés pour nous pondre un tel personnage, sans oublier l'espèce d'esprit-druide qui accompagne le héros, pour le moins surprenant. L'histoire : c'est "Vengeance". Alors là, quelle surprise, surtout que l'on sait que c'est le thème qu'il faut exploiter lorsque l'on est en mal d'idée un tant soit peu intéressante. Même le méchant, une fois n'est pas coutume, est raté.

En revanche, une lueur d'espoir est venu du côté technique. Même si le premier plan était très maladroitement animé, et que l'inspiration du chara design est à revoir (l'héroïne est une pale copie de Faye Valentine), c'est très soigné. L'animation fait honneur à son rang d'OAV, certaines scènes d'action sont un délice. Oui mais cela ne sert à rien, lorsque l'on a bâclé le plus important.

En effet, cet OAV ne demandait qu'à être traité dignement alors que l'histoire originale était loin d'être mauvaise, et elle offrait beaucoup de perspectives pour le scénario. Oui mais voilà c'était le cadet des soucis des producteurs, en nous offrant une grosse production façon série Z bourré de cliché à tous les niveaux notamment la réalisation. La scène finale est la meilleure illustration pour l'expression "déjà vu". Même une après-midi pluvieuse ne mérite pas d'être gâché par le visionnage de cette nullité sans nom.

2/10

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