Highlander, Soif de vengeance

Informations générales
- Format: Film
- Année: 2007
- Titre original: Highlander : Vengeance
- Nombre d'épisodes: 1
- Site officiel: http://www.imagi.com.hk/movie/...
- AKA:
- - HIGHLANDER ハイランダー 〜ディレクターズカット版〜
- - Highlander : The Search for Vengeance
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: IMAGI, Madhouse
- Production: IMAGI
- Réalisation: Kawajiri Yoshiaki
- Chara-design: Abe Hisashi, Minowa Yutaka
- Auteur: Widen Gregory
- Script: Abramowitz David
- Animation clé: Tasaki Satoshi
- Directeur artistique: Endô Takuji
- Directeur de l'animation: Abe Hisashi, Minowa Yutaka (assistant), Tasaki Satoshi
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Highlander, Soif de vengeance
- Editeur: Kazé
Doublage
Alistair Abell (Colin MacLeod)
Synopsis
Colin MacLeod, du clan MacLeod, est né dans les Highlands environ deux-cents ans après Jésus-Christ : c'est alors qu'il doit faire face à l'armée des Romains, venus soumettre la terre entière. La femme de Colin tente d'éviter ce massacre par des manoeuvres cahées, mais elle est tuée et tout le clan de Colin est exterminé. Ce dernier jure alors de se venger : il n'aura de cesse de traquer le chef de l'armée qui l'a un jour privé de son bonheur. Au cours de l'un des nombreux duels qui les opposera, Colin mourra, découvrant qu'il est immortel. Le problème est de taille : Colin perd à chaque fois. Réussira-t-il enfin à accomplir sa vengeance, 2000 ans plus tard, au coeur d'une Manhattan dévastée ?
Synopsis soumis par watanuki
#Par Kanapeach le 31/12/2011 à 17:36
Highlander – the search of vengeance, le genre de film qui aurait pu mais qui n’a pas su. Parti dans son visionnage sans grandes attentes, ce dernier a rempli son maigre contrat que de ne pas m’ennuyer, mais est loin d’avoir éveillé un véritable intérêt, la faute à de multiples petits défauts qui finissent par nous envahir.
Pourtant la première impression avait de quoi emballer le spectateur : les graphismes bénéficient d’un sens du détail honorable. Les décors font partie des meilleurs que j’ai pu voir jusqu’à présent. Les personnes en charge de leur conception sont véritablement allés au bout de la chose, l’univers post-apocalyptique transcende littéralement l’écran et nous emporte avec lui. Misère, famine, maladie, prostitution sont autant de mots qui résument bien notre affaire. Ajoutons à ce sens du réalisme des couleurs ternes, grisonnantes qui finissent de donner vie, ou plutôt le contraire, à ces plans somptueux.
Cependant cette claque graphique est à relativiser pour deux raisons. D’un côté relevons un chara-design simplement horrible. Le constat est simple, quasiment tous les personnages masculins, principaux comme secondaires, ne ressemblent à rien. Coupes ratées avec pattes plus larges qu’un œil et plus longues qu’un index, yeux ultra bridées, tenues loupées (mon dieu ce bandeau style Rambo, cette veste moulante en cuir…), rien n’est à sauver. Heureusement les quelques touches féminines sauvent ce point. De l’autre côté, les passages en 3D, bien que peu nombreux, gâchent la fête à laquelle nous avaient convié les décors 2D, la faute entre autre à des couleurs trop baveuses.
Niveau scénario, rien de bien croquant à se mettre sous la dent. Un immortel qui veut se venger d’un autre immortel suite à un certain meurtre. On suit donc ici sa tentative acharnée de satisfaction personnelle au fil des siècles, via des flashbacks incessants et pas toujours idéalement placés qui se payent en plus le luxe de réinventer l’Histoire à leur sauce. Les scènes sont bien souvent plates, les dialogues manquent d’âmes autant dans leur écriture que dans leur doublage (catastrophique). Un manque de fond qui est largement préjudiciable pour une œuvre qui se veut énormément tournée autour de grands moments de la vie des hommes (on est loin d’une autre recherche de vengeance, celle d’un certain Maximus).
Les personnages souffrent d’ailleurs grandement de cette intrigue assez fade. Outre leur esthétique déjà évoquée, ces derniers se sont vus confiés des voix dignes des grands navets de l’histoire du cinéma, et ne font qu’accroître leur manque de crédibilité. Là où les scénaristes auraient pu opter pour donner à leur personnage principal un côté dramatique, touché et accablé par les millénaires traversés (à l’instar de Kaïm Argonar pour les connaisseurs), que nenni, c’est un Colin McLeod vide comme une coquille qui nous a été servi. Quant à l’antagoniste, avec son air pédant et hautain constant, il finit par tomber dans le plus pur cliché du grand méchant. Evitons de nous étendre sur les personnages secondaires sans background et bien vite oubliées.
Enfin, concernant la bande-son, on varie entre le moyen et le bon. Les bruitages font leur petit effet et apparaissent comme un complément à l’implication que proposaient les décors. Quant aux musiques, certaines donnent une petite touche épique à quelques passages du film, d’autres ne font que renforcer cette impression de navet déjà bien ancrée.
En conclusion, la meilleure façon de résumer mon avis sera de dire que Highlander manque un peu de tout, accumule les tares irrattrapables et ses quelques arguments ne pèsent bien lourd dans le résultat final. N’allons pas non plus jeter la pierre trop vite, car je ne me suis pas ennuyé durant les 85 minutes que compte la production. La moyenne finalement, c’est déjà pas si mal.
#Par Sacrilège le 24/01/2009 à 10:36
Jusque là pour moi, Highlander c’était avant tout une série télé d’M6, casée entre Amicalement Vôtre et Loïs et Clark, avec Queen comme bande son.
J’ai ici redécouvert Colin Mac Leod sous un nouveau jour. Mais je dois dire que cela n’a pas forcément été à son avantage. Mais quel loser ! Depuis 2000 ans, voilà que Monsieur tente de casser la gueule à son ennemi de toujours, sans jamais y arriver.
Attendez, je vous décris le truc : Colin arrive face à l’ennemi éternel Marcus, commence à faire de grands gestes, à se concentrer et enfin, à attaquer. Mais sans réussir à toucher ne serait-ce qu’une seule fois le Marcus. Ce dernier, quant à lui dégaine en tout et pour tout une fois et inflige à Colin des dommages qui lui vaudront de ressusciter encore et toujours. Mais quel loser !
A part ça je dois dire qu’il est loyal et tout ; vouloir se venger 2000 ans durant, par amour, c’est très beau (la Lady Snowblood des temps modernes !). Et puis je l’avoue, la seule chose qui m’ait interpellée dans cet anime n’était que sa fâcheuse tendance à mourir inlassablement. Le reste, c’est que du bonus. Question aventure on est servi, l’histoire logique suit tranquillement son cours et les flashes back servent très bien l’action sans nous éparpiller (oui je sais, c’est le but, mais des fois c’est assez euh brouillon).
On ne s’ennuie en tout cas pas une seconde devant cet anime de la durée d’un film. Bah ouais, y’a de l’action quoi, c’est indéniable. Mais de l’action réfléchie, qui n’est pas seulement là pour faire joli ou faire passer le temps.
Un bon anime qui remplit les critères d’un anime d’action à la perfection. Avec en prime une histoire d’Amour pas trop rose bonbon (et ça c’est important à mes yeux) et une morale exemplaire de fin de film.
Ah sinon oui ? Ma critique ? Euh bah un bon anime j’ai dit, qui n’en fait ni trop ni trop peu et qu’on peut regarder sans se dire par la suite que ce fût du temps perdu.
#Par watanuki le 21/02/2008 à 18:40
Kawajiri est désormais un vétéran de l’animation japonaise, un dinosaure qui a connu tous les états et toutes les évolutions du marché. Il est aussi l’un des rares à être resté fidèle à lui-même, et au studio qu’il a contribué à créer, Madhouse.
Que ce soit dans des films tels que Ninja Scroll, Wicked City, ou encore Vampire Hunter D, jamais Kawajiri ne semble avoir rechigné à réaliser un film dont le scénario soit lacunaire. A vrai dire, ce n’est pas ce qui l’intéresse, tant il aime à répéter la même figure au fil de ses œuvres : il s’agit pour lui de construire deux personnages totalement opposés, des antagonistes parfaits, poussés parfois jusqu’à la caricature, et voir où cela le mène. On retrouve de ce fait des composantes essentielles à l’univers du réalisateur: la violence et la sexualité. Kawajiri a souvent évolué aux frontières du hentai, et il a toujours privilégié l’image forte à l’histoire bien menée. C’est à la fois ce qui rend ses œuvres géniales et reconnaissables, et ce qui lui attire souvent les remarques les plus dures concernant la violence et la sexualité dans l’animation japonaise. Ici, Highlander déroge un peu à la règle dans la mesure où l'érotisme est moins présent, co-production américaine oblige.
Que dire de ce Highlander ? Comme Ninja Scroll, le scénario est peu développé, tout juste prétexte à des scènes époustouflantes nourries de Matrix et de Gladiator, et à des flashbacks somptueux permettant à Kawajiri de réaliser de petits courts-métrages d’une perfection plastique sans égale. En cela, son chara-design reste toujours aussi impeccable. Cela dit, on observe quelques modifications, qui empêchent Highlander d’atteindre le sommet de Vampire Hunter D ou Ninja Scroll : réalisation internationale oblige, Kawajiri a dû supprimer toute forme trop choquante de sexualité. On sent bien par moment qu’il aurait pu allr plus loin, mais il se contente de suggérer. Quant à la violence, elle est nettement plus contenue, plus stylisée, comme si la production américaine l’avait en quelque sorte forcé à esthétiser un univers pourtant conçu pour être brutal et malséant.
Lorsqu’on regarde un film de ce réalisateur, il faut tenir pour acquis le cliché, la virilité, le sexe, la violence, etc. C’est ce que Kawajiri en fait qui rend cet univers passionnant : en quelques coups de pinceaux très basiques, il parvient encore une fois à lancer des personnages dans une course-poursuite fascinante à travers les âges. Le manichéisme exacerbé n’est qu’un prétexte au spectacle : Kawajiri est un metteur en scène, un réalisateur qui cherche avant tout à interroger ce qui fait l'intérêt de la violence et du sexe, ce qui fait de lui le dernier héritier du film d’action américain des années 80, et de l’animation japonaise pour adulte de la même décennie. Highlander ne pouvait rêver mieux, et si Kawajiri ne signe pas ici son chef-d’œuvre ultime (qui pourrait bien être Program, le court-métrage d’Animatrix), il livre encore une fois une œuvre infiniment reconnaissable, et tout à fait excellente, pour peu que l’on accepte le déséquilibre inhérent à toute réalisation de ce grand personnage.
#Par keaneo le 02/09/2007 à 18:08
Fan de Vampire D bloodlust, Ninja Scroll, et animatrix, je ne pouvais m'empecher de voir cette réalisation de Madhouse...j'ai nommé Highlander The Search for Vengeance!
j'ai été plutot agréablement surpris par la qualité de l'animation ainsi que des décors en CGI.
Il est vrai que le filon highlander commençait à s'essouffler avec un Highlander V "the source" plutot raté! pourtant j'ai toujours été fan du premier Highlander, ainsi que de la série, certes un peu kitsch, mais au demeurant sympathique.
On retrouve dans cette OAV tout l'esprit du premier highlander, avec les flahsback en écosse,etc...donc rien de nouveau niveau scénario, sauf qu'ici on nous balance des combats dans un décor post-apocalyptique, avec des mutants et des robots!
tout est graphiquement soigné, sauf quelques personnages un peu ratés comme le gosse par exemple...le combat entre les deux nanas à la fin, est un peu court, il est vrai qu'elles sont sexy!!
Au final, j'ai plutot apprécié cette version Anime d'Highlander, je ne me suis pas ennuyé, même si l'histoire n'apporte absolument rien de neuf..
