Horus, Prince du Soleil

  • Format: Film
  • Année de diffusion: 1968
  • Titre original: Taiyou no Ouji: Horusu no Daibouken
  • Licencié: oui
  • Titre français: Horus, Prince du Soleil
  • Editeurs: Wild Side Video
  • Nombre d'épisodes: 1
  • Site officiel: http://www.toei-anim.co.jp/lin...
  • Studio: Toei Animation
  • Auteur: Kazuo Fukazawa
  • Directeur: Isao Takahata
  • Character-designers: Youichi Otabe, Hayao Miyazaki (impliqué dans le design et l'animation)
  • Musique: Michio Mamiya
  • Doubleurs: Hisako Okata (Horus), Etsuko Ichihara (Hilda), Mikijiro Hira (Grunwald), Asako Akazawa (Piria), Eijirou Touno (Ganko)

Synopsis

Dans une région nordique reculée, un jeune garçon nommé Horus est poursuivi par des loups. Il trouve refuge sur une colline rocheuse qui se révèle être un géant de pierre. Serviable, le colosse aide Horus à se débarrasser de la meute mais se plaint ensuite d'une douleur à l'épaule. Le garçon y retire une grosse épée grossièrement fabriquée : l'épée du Soleil. Une fois forgée, elle fera d'Horus le prince du Soleil.

De retour chez lui, Horus trouve son père mourant. Dans un soupir, ce dernier lui demande de retourner vivre au village où il est né, loin au nord. Le vieil homme raconte qu'il s'était enfui il y a longtemps à cause de l'attaque d'un monstre, et que la menace pourrait bien revenir. Horus a donc le devoir de retourner combattre auprès des siens. Accompagné de l'ourson Koro, il prend la mer vers le nord...

Synopsis soumis par El Nounourso

Par El Nounourso le 26/05/2008 à 19:20

Horus, Prince du Soleil est le premier film d'Isao Takahata, célèbre réalisateur du Tombeau des Lucioles et de Pompoko. Réalisé en collaboration avec Hayao Miyazaki, que je ne vous ferai pas l'insulte de présenter, ce long-métrage pré-Ghibli est sorti il y a maintenant 40 ans.

Pour l'époque, la réalisation est assez exceptionnelle, mais aussi inégale. On peut par exemple citer l'animation qui frise souvent l'excellence, alors qu'elle est très saccadée lors de certaines scènes : effondrement de la falaise autour d'Horus avant sa chute dans la forêt du doute, ou encore les déplacements du mammouth de glace. Pire, quelques rares séquences ne sont qu'une suite d'images fixes ! Manque de moyens, projet trop ambitieux ? Probablement. Le character-design est lui aussi variable, allant du difforme (yeux trop écartés) au très réussi (personnages principaux). Dans son ensemble, le dessin est agréable, avec de chouettes paysages nordiques, des villages de pêcheurs et des monstres plutôt sympas, comme le brochet géant ou les loups fantomatiques. Si on occulte la zik, typique des années 60, j'aurais pu croire que le film datait des années 70 voir début 80 !

Pour ce qui est de l'histoire, Horus a un peu le cul entre deux chaises, si je peux me permettre. D'un côté on a une histoire supra manichéenne (un vilain sorcier contre un héros courageux), des animaux qui parlent (!), un happy end... et de l'autre le ton est très sombre, la violence bien présente et la psychologie des personnages assez creusée, notamment celle d'Hilda, figure mélancolique et pas évidente à cerner. Du coup, le film n'est pas vraiment destiné aux enfants mais pourra tout aussi bien rebuter les adultes. En ce qui me concerne j'ai plutôt bien accroché, même si j'ai eu du mal avec la chouette parlante, l'ourson parlant et l'écureuil parlant. Et puis visuellement c'est vraiment du bon boulot, avec des plans assez audacieux, donc ça aide à entrer dans cet univers très typé « médiéval-scandinave ».

Né de la collaboration Takahata / Miyazaki, Horus, Prince du Soleil annonçait la qualité des futures productions Ghibli, autant au niveau de la technique que des personnages et de la narration. Pour autant, certains aspects enfantins du film peinent à convaincre et l'histoire reste quand même assez prévisible.

6/10

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