Interstella 5555

Interstella 5555

Informations générales

Staff technique [liste]

Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Interstella 5555
  • Editeur: Kazé

Doublage

Musique uniquement.

Notes

Collaboration entre les Daft Punk, groupe d'electro français, et Leiji Matsumoto, célèbre papa d'Albator.

Synopsis

Quatre musiciens d'une autre galaxie sont enlevés par un tyrannique manager, qui veut en faire le plus gros groupe musical de la Terre.

Synopsis soumis par Pharaoh

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#Par Kanapeach le 29/11/2011 à 00:56

Interstella 5555 : the 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem, ou l'anime dont le titre est presque aussi long que son scénario. Critiquer Interstelle revient à parler d'un concept plus que d'un film tant il revêt un aspect particulier, pour ne pas dire unique.

Cette originalité est avant tout dûe au fait que le film est "muet", à aucun moment nous n'entendrons le son de la voix des personnages, mais tout le long des 64 minutes sera agrémenté des chansons du célèbre (et excellent) groupe Daft Punk. Rien que ça peut laisser perplexe quant au résultat final, et si ça surprend au début, rapidement, on se prend au jeu et on passe outre l'absence de bruitages, de doublages, the power of music!

En outre, la bande-son électro colle parfaitement à l'univers proposé. Comme je le disais en intro et comme le prouve le synopsis, aucun intrigue n'est à se mettre sous la dent. En fait, tout part en live total à partir d'un certain moment pour finir de la manière la plus inconcevable possible. C'est du pur délire dans le sens où on se demande bien ce qu'ont pu fumer les ptits gars aux commandes du scénar, et même si on aura tôt fait d'oublier l'histoire, sur le moment même du film ça fait sourire, mais ça ne pardonne pas tout. Et inutile de vous préciser que les personnages ont le charisme d'une huître. Le réalisateur se permet de tout faire tourner autour de la musique au détriment de l'intrigue et en partie des graphismes.

Car oui, les graphismes sont véritablement en demi-teinte. D'un côté on appréciera l'ambiance très colorée qui nous est proposée, parfois psychédélique mais ça ne fait qu'appuyer le délire, ainsi que le chara-design qui rappellera tant de sovenirs à certains. Mais de l'autre, autant l'avouer, pour une production 2003, on a du mal à voir où est l'effort réalisé. Pas de détail, des décors vides, des personnages bien trop proches des Albator et autres (bien que ce chara me plaît, il y a un véritable recyclage assez horripilant), une animation inexistante, ou loupée selon le moment. Ce n'est pas franchement la plastique qui fera honneur à Interstella.

Noter ce film est une plaie dans le sens où, à la fin de son visionnage, je n'ai pas véritablement d'avis sur la chose. Comme je l'ai dit plus tôt, Interstella est un concept, et un concept qui ne plaîra qu'aux fans de Daft Punk (dont je fais partie). Ce n'est pas pour autant que j'ai apprécié, la bande-son m'a tenu éveillé face à un anime vide de tout, et une bande-son ne fait pas tout dans un anime.

4/10

#Par Scalix le 12/04/2008 à 15:55

Daft Punk, j’apprécie. Les animes, j’apprécie. Mais maintenant qu’en est-il des deux réunis ? Bah là, j’apprécie moins.

Mon avis ne sera ni trop long ni trop développé, car je n’ai pas vraiment l’art de critiquer des exercices de style subjectifs comme celui-ci.
Je tiens tout d’abord à saluer l’idée de mêler de la musique européenne à de l’animation japonaise. C’est un excellent concept, qui malheureusement aurait pu vachement mieux rendre.

Musicalement, on aime ou on n’aime pas. Ca ne se critique pas plus que ça. J’ai repéré pas mal d’inégalités entre les différents morceaux de l’album, et certains m’ont semblé être vraiment mal fichus et désagréables, par rapport aux plus connus, qui étrangement sont aussi les plus récurrents.

Visuellement, là, ce n’est franchement pas génial. Les couleurs criardes sont trop kitchs pour être appréciables. L’animation, pour un film de 2003, est franchement à la masse par rapport à d’autres productions de la même époque. Le style Albator, probablement choisit pour son côté old-school, aurait pu mieux rendre si le style avait été plus soigné, et les effets de lumière moins présents et/ou plus digestes.

Le scénario censé se dérouler sous nos yeux est sans grand intérêt, et les musiques créent l’ambiance plutôt que de s’y accorder. C’est simple, pas forcément prenant, et encore moins charismatique. Les personnages d’ailleurs, au-delà de leur chara-design has been, sont creux à en mourir. Ca sent le déjà-vu, mais en moins bien fait. Dur à vivre…

En d’autre terme, je salue indéniablement le concept, mais je déplore le résultat. C’aurait pu être incommensurablement meilleur.

5/10

#Par Sacrilège le 01/10/2007 à 12:39

Une histoire qui tient la route (un début, une fin, des péripéties entre les deux), des scènes et des événements qui se collent parfaitement à la bande son, que les morceaux soient calmes (Veridis Quo) ou au contraire "agités" (Crescendolls); tous les ingrédients de base sont réunis.
On assiste aussi à la dénonciation des normes, du moule dans lequel les artistes doivent se fondre (au sens propre comme au figuré) et à la perte d'intérêt du groupe vis à vis de la musique qu'il joue de manière mécanique en n'ayant plus aucun plaisir à jouer. D'où une critique du milieu artistique par le biais des musiciens dirigés / manipulés par leur "boss", homme avide d'argent et de gloire.

Mais en même temps le scénario est assez bancal, c'est assez gentillet comme histoire: méchants contre gentils et ô miracle, ce sont les gentils qui gagnent! Après il faut aimer la musique car l'image seule aurait beaucoup moins d'intérêt (voire nul) et je dois dire qu'au début je commençais à m'ennuyer et avait tendance à laisser vagabonder mon esprit tout en restant toutefois concentrée sur la musique: c'est ce qui peut faire défaut à cet anime, l'histoire n'a pas vraiment capté mon attention, en tout cas pas plus que ça. Mais on peut en contrepartie apprécier la pointe de seond degré avec la présence des Daft Punk à une remise des prix où ils sont perdants. Mais je considère plutôt cet anime comme un long clip que comme un anime à part entière, à voir si l'on apprécie les DF ou Leiji Matsumoto.

7/10

#Par Dodonpachi le 22/05/2007 à 14:45

Projet inattendu né de la collaboration entre les Daft Punk et Leiji Matsumoto ( le créateur d'Albator ) , Interstella 5555 ( dont le titre complet est " Interstella: Story of the Secret Star System ", les " S " ayant été remplacés par des " 5 " ) est un film court et très original puisque il n'y a pas les voix des personnages et pas de bruitages, la partie sonore étant uniquement constituée des musiques de l'album des Daft Punk " Interstella ". Le résultat est surprenant. Au début, cela fait bizarre de ne pas entendre les personnages parler et de ne pas entendre de bruitages. Mais, progressivement, on s'habitue. Les musiques collent parfaitement avec l'animation ( superbe au passage ) et on se laisse embarquer par l'histoire, une belle leçon sur la soif de pouvoir et ses conséquences. Très bon film donc, à voir au moins une fois car les projets de ce genre sont rares voire quasi-inexistants.

9/10