Un Eté avec Coo

Informations générales
- Format: Film
- Année: 2007
- Titre original: Kappa no Coo to Natsuyasumi
- Nombre d'épisodes: 1
- Site officiel: http://www.kappa-coo.com/
- AKA:
- - 河童のクゥと夏休み
- - Summer Days with Coo
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Shin-Ei Animation
- Réalisation: Hara Keiichi
- Chara-design: Sueyoshi Yuichiro
- Auteur: Kogure Masao
- Musique: Wakakusa Kei
- Couleurs: Nonaka Sachiko
- Directeur artistique: Nakamura Takashi (Directeur artistique)
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Un Eté avec Coo
- Editeur: Kazé
Doublage
Kazato Tomizawa (Coo), Yoshito Yasuhara (Ossan), Kenichi Nagira (père de Coo), Naomi Nishida (Yukari Uehara), Takehito Koyasu (journaliste), Tamaki Matsumoto (Hitomi Uehara)
Notes
Un Eté avec Coo a remporté le prix du meilleur film d'animation au Japan Expo Awards 2010.
Synopsis
Suite à un tremblement de terre, un jeune kappa (créature aquatique du folklore japonais) de l'ère d'Edo se retrouve fossilisé. Ce n'est qu'à notre époque que Kôichi tombe par hasard dessus, le baptisant Coo. Sa découverte bouleverse complètement le quotidien de la paisible famille, d'autant plus que la bestiole est douée de parole. Le secret finit par s'ébruiter et la presse déchaîne vite ses hordes de paparazzi...
Synopsis soumis par El Nounourso
#Par man le 30/10/2010 à 14:53
Un été avec Coo est un film que globalement tout le monde considère comme un très bon film voir une sorte chef d'œuvre.
Je n'ai pas tellement aimé. Quelque chose m'a énervé mais je n'arrivais pas à trouver quoi. J'ai écouté l'interview du réalisateur Keichi dans les bonus de mon DVD et là j'ai compris ce qui m'avait déplu. Il le dit lui-même :
Ayant lu l'histoire original de Coo (un roman illustré), Keichi avoue qu'il a aimé le fait que Coo soit un Kappa de l'époque Edo qui débarque à l'époque contemporaine. Puis il dit qu'il a juste ajouté deux trois trucs pour adapter Coo au monde contemporain. (Sa phrase, ou peut-être la traduction est sibylline, je n'ai pas compris s'il parle du personnage Coo ou du film Coo).
Bref, il a développé le rôle de Koichi, ajouté le personnage de la petite sœur et accentué les brimades que les élèves-héros subissent... pour moi, tout est dit, il n'a pas « adapté Coo au monde contemporain », il a juste « adapté Coo au exigence de l'Univers de l'animation pour ado, sacrifiant aux poncifs du genre » : et que je te flanque une petite sœur peste mais tellement kawaiiiiiii, et que je te flanque les odieux camarades de classe en bande qui tabassent le gentil avant de recevoir une juste correction, et que je t'ajoute la quête initiatique du garçon qui part en expédition découvrir une vérité ineffable. Résultat, à mon sens, Koichi à trop d'importance (le réalisateur confesse que dans le roman le garçon et le kappa n'étaient pas si proches) et on ne sait plus sur quoi est-ce un film.
Le voyage de Coo avec Koichi, la petite sœur agaçante, la petite amie-vilain-petit-canard hors de propos... Oui ce film est dispersé. Je l'ai trouvé médiocre ; je n'aime pas les films à propos desquels je n'arrive pas à dégager une idée claire, c'est à dire si je n'arrive pas à dire « Voilà un film sur un Kappa » ou « voilà un film sur un petit garçon qui découvre l'amour ». Et qu'on ne me dise pas que Coo est un film sur tout cela, c'est un film sur rien de cela (selon moi hein, je ne veux blesser personne).
On a pu entendre ici ou là que ce films avait quelques des longueurs (plus de 2 heures est un format rare pour un dessin animé de ce type), ce ne semble pourtant pas être l'avis de l'auteur ; celui-ci a en effet reconnu avoir été contraint de couper des scènes car le film faisait 3 heures après le montage... l'animal, mais c'est qu'il insiste !
Quant à la musique, elle est de Kanji Kawai, le génie qui fait les musiques pour Osshii Mamoru ! Pas le premier venu et pourtant moi aussi je l'ai trouvée quelconque.
J'en ai marre qu'on crie au nouveau Miyazaki dès qu'on voit un gentil petit monstre tout mignon. Miyazaki, et cela même Keichi le reconnaît ne boxe pas dans la même catégorie.
Voilà, moi j'ai été déçu déçu déçu.
#Par Deluxe Fan le 03/10/2010 à 00:38
Un été avec Coo : Un animé pour toute la famille …. et pour les Kappa, aussi.
Lorsque j’entends parler d’un animé japonais réalisé par la télévision pour la télévision, j’ai la réaction instinctive de l’otaku, qui est de zapper, un peu comme je zappe systématiquement les téléfilms produits par TF1 ou France 2. Mais après avoir vu Un été avec Coo, je dois me rendre à l’évidence : ce n’est pas parce que c’est pensé pour le grand public que c’est forcément médiocre. Loin de là.
L’histoire est celle d’un gamin qui va se lier d’amitié avec un Kappa, un monstre emblématique du folklore Japonais (je me souviens en avoir massacré des centaines dans Muramasa). Les Kappa sont des genres de tortues mutantes, mais qui ne portent pas d’armes ni ne mangent de la pizza. Elles vivent dans les marais et les rivières d’eau pure. Elles ont sur la tête un creux dans lequel se trouve de l’eau douce, nécessaire à la survie de ces créatures amphibies…. Je pourrais continuer longtemps, les Kappa ont tout un tas de capacités qui nous sont dévoilées au fil du film, style documentaire animalier (mais sans la voix off de Pierre Arditi, dommage).
Ce que je vais chercher à vous montrer, c’est que la simplicité du film, héritée de sa vocation de divertissement télévisuel, joue en sa faveur. Je dirais même que c’est sa valeur ajoutée par rapport à d’autres productions.
Suite à un concours de circonstances qui nous est conté au début du film, un Kappa va se retrouver à habiter dans la famille de Koîchi, un gamin de primaire. On va suivre alors l’incursion de cet élément paranormal dans la vie de gens on ne peut plus normaux, leur cohabitation, leur amitié, leur rupture. Tout simplement. La chronologie du film est toute droite, le scénario suit un plan logique et ne cherche pas des artifices de mise en scène. Tout est clair, net et limpide.
Pareil au niveau graphique. Le style est sobre, très simple, à la limite du moche. Le chara-design ne présente aucune originalité, les décors sont tout ce qu’il y a de plus classiques, rien à dire… La musique ? Je ne me souviens pas qu’il en ait eu une.
Ainsi, à défaut de surprendre ou de marquer où que ce soit, Un été avec Coo s’assume comme divertissement (très) grand public et joue dans la sobriété. Pourtant, il a réussi là où beaucoup ont échoué. Il a réussi à présenter un scénario cohérent et qui tient debout du début à la fin. Je défie quiconque ayant vu ce film de me prouver que celui-ci est trop compliqué ou trop incohérent quelque part. Impossible, cet animé a été conçu pour que le maximum de personnes puissent le saisir, donc il ne présente aucune ambigüité. Et c’est ça qui m’a plu.
Ne se perdant pas dans des circonvolutions qui serviraient à faire croire ce film plus complexe qu’il ne l’est, Un été avec Coo reste simple dans son déroulement. Mais il n’infantilise pas son public ni ne prend le spectateur pour le dernier des abrutis. Je pense surtout au dernier tiers du film, lorsque Coo est découvert par la presse et que le pays se déchaîne pour le voir. J’ai trouvé cette partie très bien pensée : en général dans les animés les éléments surnaturels ont tendance à rester cachés même s’ils sautent aux yeux. Pas dans Un été avec Coo. Le fait que Coo soit découvert est normal, et le film gagne en crédibilité. Les personnages réagissent de manière logique, et ont se sent encore plus attaché à cette famille qui passe de la normalité à l’extraordinaire en quelques semaines.
Un été avec Coo gagne donc du temps en explications et en artifices graphiques, et permet d’installer ses personnages et les relations qu’ils établissent entre eux. Koîchi est un gamin comme on en voit tout les jours, qui voit l’apparition de Coo comme quelque chose de totalement positif. Sa famille voit les choses d’un moins bon côté mais finira par accepter cet étranger, et l’aimer. Tout cela est progressif, l’animé ne se précipite pas et laisse le spectateur apprécier le déroulement de l’histoire.
Il faut néanmoins avouer que les producteurs disposaient de temps. Visiblement pensé pour être diffusé en plusieurs parties à la télé, Un été avec Coo dure plus de deux heures. Et malgré toute la bonne volonté des scénaristes, on n’échappe pas à des scènes de remplissage. Le voyage que font Koîchi et Coo pour retrouver la mémoire de ce dernier est peu intéressant. De même, l’histoire de la « petite amie » de Koîchi est inutile, car hors propos. Enfin, des relents de pathos se font sentir vers la fin (le chien… j’ai failli pleurer…).
Mais ces défauts ne nuisent en rien à la qualité du film. Il n’est pas très beau, il n’a pas beaucoup de goût, mais il est juste, clair et intelligemment écrit. Du vrai divertissement donc, pas une prise de tête comme le sont certains dessins animés japonais. Rien que pour cela il mérite son 7,5.
Les plus
- C'est long, et il se passe des trucs
- enfantin, mais pas puéril
- On s'attache obligatoirement aux personnages principaux
- Quelques développements étonnants
Les moins
- C'est pas bien beau
- Quelques personnages secondaires dispensables
#Par Arzen le 11/09/2009 à 10:59
Le cinéma avait "E.T. l'extraterrestre", la japanime a quant à elle "Un été avec Coo".
Ce film raconte la découverte d'un Kappa, une créature issue du folklore japonais, par un enfant dénommé Kôichi. Petit à petit ce Kappa qui sera dénommé Coo, à l'apparence désavantageuse et rebutante, gagnera l'affection de la famille de Kôichi.
C'est une histoire touchante traitée avec simplicité qui ne peut pas laisser indifférent.
Coté réalisation, les seuls reproches que l'on peut faire à cette adaptation est que l'animation des personnages sont assez décevantes pour un film de 2008. On a l'impression de voir un film animé datant des débuts des années 90. Malgré tout un grand soin a été apporté aux effets de l'eau qui permet de faire passer la pilule de l'animation des personnages.
Pour finir je conseillerai que les adultes visionnent le film avant de le passer aux plus jeunes. Certaines scènes peuvent en effet être choquantes pour ces derniers.
Maintenant que tout est dit je n'ai plus qu'un conseille visionnez "Un été avec Coo" afin de passer un moment plein de fraicheur et de poésie.
#Par El Nounourso le 04/11/2008 à 15:22
Un Eté avec Coo a un peu le derrière entre deux chaises, si vous me permettez l'expression. L'humour léger et l'âge des deux héros (Coo et Koîchi) le destinent de toute évidence à un public de jeunes enfants. A vrai dire, la salle de cinéma était remplie de grappes de deux à quatre marmots accompagnés de leurs parents. Le soucis, c'est que le film présente quelques éléments typiques d'un public adulte : sa durée (deux heures et quart), sa violence occasionnelle (notamment l'introduction étonnement gore et le passage à tabac du chien) et certains de ses thématiques (critique des médias et de leurs méthodes, la préservation de l'environnement).
Pour ma part, j'ai apprécié l'indéniable profondeur du film et certains passages un peu tire-larmes mais poignants. Par contre, l'humour enfantin n'a pas du tout fait mouche (la petite soeur est plus saoûlante qu'autre chose...) et j'ai trouvé que l'histoire comportait quelques longueurs. La réalisation inégale n'aide pas à faire passer la pilule. En effet, si les paysages sont réussis, l'animation est assez médiocre. Tous les éléments animés (à commencer par les personnages) souffrent en plus d'une modélisation grossière. Seuls le train et l'eau, fluides et en jolie synthèse, tirent leur épingle du jeu. Pour un long métrage de 2007 on pouvait espérer mieux.
En dépit des réserves énoncées plus haut, je conseillerai quand même ce film aux enfants (mais pas les tout petits qui risqueraient d'être choqués et/ou de s'endormir avant la fin). Ils découvriront ainsi une belle histoire d'amitié entre un garçon et un kappa, doublée d'une petite amourette avec la fille martyrisée de l'école.
