Kenshin le Vagabond - Seisou Hen (OAV)

  • Format: OAV
  • Année de diffusion: 2001
  • Titre original: Rurôni Kenshin Seisouhen
  • Licencié: oui
  • Titre français: Kenshin le Vagabond - Seisou Hen
  • Editeurs: Dybex
  • Nombre d'épisodes: 2
  • Studio: Studio Deen
  • Auteur: Nobuhiro Watsuki
  • Directeur: Kazuhiro Furuhashi
  • Character-designers: Masahide Yanagisawa
  • Musique: Taku Iwasaki
  • Doubleurs: Mayo Suzukaze (Kenshin Himura), Miki Fujitani (Kaoru Kamiya)

Synopsis

L´ère Meiji s'achève, et avec elle l'époque des samouraïs. C'est dans cette nouvelle époque de paix fragile que Kenshin, dont la renommée n'est plus à faire, continue de mettre ses talents au service de la justice, cherchant encore et toujours à expier son passé d'assassin. Kaoru attend inlassablement le retour de son bien-aimé, éloigné d'elle par la politique et le ressentiment de celui-ci. Battosaï trouvera-t'il un jour la paix auprès de sa femme et de son fils?Synopsis soumis par marwen

Par beber le 15/03/2007 à 19:44

Le manga « Kenshin le vagabond » laissait la porte ouverte à de nombreuses possibilités. Fin par ailleurs que bon nombre trouvait décevante, laissant un goût amer, certains diront naïfs, d’inachevé. L’occasion était donc trop belle ! Trop belle pour ne pas saisir au vol la possibilité de conclure cette œuvre de 28 Tomes et 95 épisodes animés. Trop belle pour laisser tant d’amateur de cette série sur le carreau, et enfin, trop belle pour ne pas profiter de l’occasion d’exploiter à bien une licence et d’en retirer un joli petit bénéfice.

Les OAV de Rurôni Kenshin Tsuioku Hen avaient été une réussite tant sur le point artistique, émotionnel, graphique, sonore et j’en passe. La barre était haute, et reprendre le flambeaux afin de proposer un épilogue à la série qui soit à l’image de l’introduction proposé par les 4 OAV, n’était pas chose aisée.

Alors challenge réussi? Je vous dirais que répondre soit par l’affirmative, soit par la négative s’avère pour ma part d’une complexité jamais rencontrée jusqu’alors. Vous l’aurez donc compris, si la première série d’OAV ne trouvait pas de défaut rédhibitoire à mes yeux, ceci est loin d’être le cas cette fois ci, je vais tacher de m’en expliquer.

C’est sans doute toutes ces questions qui vont amener l’éditeur à nous présenter deux OAV qui puissent d’une part rappeler l’histoire originale (premier épisode), et ainsi parvenir à s’en détacher (2eme épisode).
Quel est donc l’intérêt du premier ? Certainement pas s’adresser à un public de néophytes en la matière. Car soyez prévenus : si vous n’avez pas vu ou tout du moins lu « Kenshin le Vagabond », passez votre chemin. En effet, si le premier OAV peut être considéré comme « résumé », il n’en reste pas moins très décousu, omettant les ¾ de l’histoire. En fait il s’agit simplement de se remémorer les scènes ayant marquées Kaoru, que ce soit sa rencontre avec Kenshin, les départs et retour de celui-ci, l’idylle naissante, le trouble causé par la présence d’Enishi… Ca va vite, dans un sens c’est inutile pour ceux qui connaissent déjà la série, dans un autre sens c’est incompréhensible pour ceux qui ne la connaissent pas.Le seul intérêt que j’y vois c’est de faire monter le degré d’émotion pour le 2eme épisode. Préparer le terrain, afin, de centraliser l’histoire sur la relation Kenshin-Kaoru.

Maintenant si la première partie parait étonnante et ne sert qu’a planter un décors, la deuxième partie prend son envol et ce de la plus belle manière qui soit. Exit le Kenshin « Oyo », le Kenshin gentillet. Non, le premier OAV ne nous l’aura présenté que sous sa forme la plus sombre qu’il soit, et force est de constater que le Kenshin-Battosai des premiers OAV est de retour.

La grande force de cet épisode est de nous présenter cet homme dans toute sa faiblesse qu’elle soit mentale ou physique. Cet homme qui, marqué au fer rouge par ses assassinats mais aussi et surtout marqué par celui de son ancienne femme, cet homme a donc perdu sa superbe. Père tourmenté, qui s’enfuit, homme atteint d’une maladie incurable, on est loin du Kenshin triomphant que l’on a pu voir auparavant.

La beauté de ce personnage tient ainsi dans toute sa faiblesse. Le visage marqué et creux, le regard perdu, la démarche agonisante, rarement déchéance n’aura été si cruelle et bien rendue sur l’écran. Ainsi Kenshin nous apparaît pour la première fois sous des traits « humains » en relation avec son physique : petit et chétif. Là ou seule la volonté forgeait sa force, une fois disparu vaincu par ses anciens démons Kenshin n’est plus qu’un être normal, voir même moins. Le charisme qu’il possédait autrefois se transforme ici en sentiment de pitié.

Et voilà que l’animation japonaise nous transforme cette histoire en Tristan et Iseult féodalo-nippon. Avec des acteurs par ailleurs brillants

L’accent est donc clairement au drame, et l’annonce de la maladie incurable de Kenshin nous laisse très rapidement deviner quelle sera la fin proposée. L’on pourrait être déçus par un épilogue sinistre, glauque et misérable dans un sens. On le pourrait mais finalement n’est ce pas la grande force de ce scénario, de nous présenter la fin d’un homme qui malgré tout ses fait d’armes, toutes ses victoires n’arrivera jamais à vaincre ses démons le hantant depuis son enfance. La toute dernière scène entre Kenshin et Tomoe est remarquable de pudeur, et de douceur, une scène qui marque.

Bien entendu, une telle direction ne pouvait pas se faire sans talents. Et même si le dessin a perdu de sa superbe, force est de constater qu’il demeure de belle chose. Le chara design est tout à fait acceptable, et l’animation fait preuve d’une grande grâce de mouvement avec des graphismes toujours aussi soignés. La bande son accompagne toujours avec la même pudeur les événements, un doublage parfait et c’est tout doucement que l’on se dirige vers l’inéluctable fin.

Au final que dire de plus sinon que d’un coté il y a un OAV qui tout seul ne présenterait que peu d’intérêt, et de l’autre une fin remarquable qui permet paradoxalement d’asseoir le Kenshin moribond au rang des héros que l’on oublie pas. Le procédé étant si peu de fois concluant, le passage d’une série Shonen- série adulte étant magnifié ici, saluons cette production, et saluons une dernière fois le personnage de Kenshin, décidemment bien plus intéressant que ne le laissait supposer son créateur, Nobuhiro Watsuki.

8/10

Par Gemini no Saga le 11/03/2006 à 09:09

Rurôni Kenshin Seisouhen se compose de deux OAV d'à peu près une trentaine de minutes chacune. Ces OAV se déroulent quelques années après la fin du manga, on y découvre le fils de Kenshin adolescent et la fin proche du Battosai.

Ce qui peut décevoir dans ces OAV est peut-être le manque de surprise dans le scénario. En effet elles résument l'épopée du manga en flashback et il faut donc, pour comprendre ces OAV, avoir lu le manga et vu les précédentes OAV "Tsuiko hen". A contrario de "Tsuiko hen", les "Seisouhen" sont centrées sur Kaoru et non Kenshin.

Cependant l'atmosphère qui se dégage est magnifique, en majeure partie grace à l'OST qui accompagne pendant toute la durée de l'épisode et confère aaux oavs une ambiance à la fois triste et mélancolique. Ces OAV sont sombres et tristes. Elles s'opposent à l'humour du manga et de l'anime, dans ces OAV il n'y a aucun humour, place à réflexion sur la fin d'un homme. Le dessin est tout simplement sublime, il est réaliste et transmet les sentiments quasi parfaitement. C'est ce qui fait son charme sans tomber dans le sentimentalisme.

On ne ressort pas insensible après les avoir vues. Un joli requiem qui clot brillament la série, du grand art pour une fin digne du Battosai.

8/10

Par marwen le 22/11/2005 à 12:58

Voici les OAV apportant une conclusion à la grande épopée qu'est Kenshin le Vagabond. 
L'on retrouve le même style graphique utilisé dans Tsuioku Hen, mais le thème est ici traité de manière totalement différente. 

En effet, si les premières OAV consacrées à notre samouraï préféré (le mien en tout cas) mettait l'accent sur le dramatique et le sanglant, celles-ci prennent un ton plus symbolique. Le fardeau que porte Kenshin le touche tant psychologiquement que physiquement, et c'est un Battosaï bien affaibli que nous retrouvons ici, délaissant sa famille et ses amis, attendant la mort comme une délivrance. 

La mélancolie est toujours aussi présente et on ne peut que s'émerveiller devant la beauté des paysages et de l'expressivité donnée aux personnages, tous semblant auréolés de leur tristesse face à l'absence de Kenshin et au désespoir de Kaoru. L'attention portée sur leur histoire et la profondeur de leurs sentiments fait que l'on regarde cette oeuvre comme à fleur de peau, voyant l'homme torturé s'éloigner toujours un peu plus de ses proches. 

Autant dire que c'est un plaisir sans fin de retrouver les personnages de Watsuki, mais je regrette un peu qu'il n'y ait eu que deux OAV en guise d'adieux. Une troisième aurait été judicieuse afin d'approfondir ne serait-ce que les sentiments de Sanosuke, Kenji et Yahiko qui sont ici trop rapidement passés en revue. De même, si le seul réel combat inséré dans cette oeuvre ne manque pas d'intérêt (un Yahiko vs Kenji, que du bon), il est cependant bien fade et beaucoup trop court. 

Ainsi, si Seisou Hen est d'une qualité indéniable quant à son esthétisme et son atmosphère mélancolique mêlée de tristesse, elle paraît certaine fois un peu fouillis au niveau du scénario, défaut rattrapé cependant grâce aux sentiments exacerbés et un final époustouflant de poésie. 
Un must si l'on est fan de la saga, et des belles choses en général, pour peu qu'on ait déjà lu le manga ou suivi la série de près.

8/10

Par ishigami le 31/12/2004 à 23:36

Je suis un grand fan de Kenshin, en particulier des premières OAV, mais là je n'ai pas accroché.  
Le dessin est toujours aussi beau, toujours la même ambiance lourde, pesante, un peu dérangeante, pourtant ça ne prend pas. Peut-être suis-je plutôt fan des combats un peu gore, des premières OAV, mais celles-ci sont dans un style totalement différent et je trouve que pour une fin d'un si grand animé, c'est bâclé.   
C'est fait dans la facilité... Bref, regardez les premières OAV, la série dans un autre genre mais ne regardez pas ces OAV, vous serez déçu... (ou du moins il s'agit d'une impression personnelle.)  

6/10

Par Diyo le 01/08/2004 à 23:58

On retrouve avec plaisir le chara-design des OAV de 1999. Ici, il est question de la conclusion de la saga Kenshin et encore une fois le style n'a rien à voir avec celui de la série. La narration n'autorise aucun élément d'humour contrairement à la série et l'ambiance est assez lourde. Une belle histoire d'amour pour conclure admirablement une superbe saga. Si comme moi vous avez eu la chance de voir l'intégralité des autres productions Rurouni Kenshin, vous ne pourrez rester insensible au dénouement que proposent ces 2 OAV. Dans le cas contraire, l'immersion risque d'être difficile. A mon sens, il faut au moins avoir lu le manga pour apprécier ce spectacle à sa juste valeur.

7/10

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