Deux éléments interpellent à la lecture de cette fiche. D’une part la série est vieille : l’illustration trahit des graphismes un peu vieillots. D’autre part, la série est très longue : plus de 100 épisodes pour en voir le bout, de quoi être découragé.
En ce qui me concerne, je n’ai vu que les 19 premiers épisodes. Je laisse le reste pour plus tard étant donné la quantité de HS qui suivent. La critique ne prendra en compte que cette première partie qui suffirait pleinement à former une série complète.
Je commence par le grand point faible : la réalisation. Que ce soit au niveau du son ou des graphismes, la série semble avoir mal vieilli. La qualité visuelle est assez inégale et on remarque quelques changements de style aléatoires durant la série. Le doublage est à la limite du supportable tellement la voit de Sana est stridente et agaçante. Heureusement que l’on s’y habitue très vite. Je retiens quand même un opening excellent que l’on ne zappe jamais.
Le point fort de la série, ce sont les caractères des personnages et la manière dont avance l’intrigue. Sur ce point, attendez-vous à une série qui bouge très vite : les histoires se succèdent inlassablement et j’ai eu en 19 épisodes ce que je m’attendais avoir en 102 ! Kodomo Omocha, c’est de très belles histoires, de très beaux arcs qui parviennent à lier magistralement émotion et comédie déjantée.
Les personnages sont tous aussi attachants les uns que les autres. Sana a un caractère exceptionnel : elle parvient toujours à dérailler dans les instants dramatiques, même quand elle est directement concernée. Hayama plait grâce à son côté flegmatique et asocial. Même s’il est secondaire, Rei est hilarant avec ses lunettes noires. Bref, vous l’aurez compris, que du bon de ce côté-là.
Je vous conseille donc d’essayer Kodomo no Omocha, ne serait-ce que pour ces 19 premiers épisodes. Rarement une série sera parvenue à engendrer larmes et fou-rires de manière aussi magistrale.