Mimi wo Sumaseba (Si Tu Tends l'Oreille)

Mimi wo Sumaseba (Si Tu Tends l'Oreille)

Informations générales

Staff technique [liste]

Doublage

Youko Honna (Shizuku Tsukishima), Issei Takahashi (Seiji Amasawa), Yorie Yamashita (Shiho Tsukushima), Keiju Kobayashi (Nishi), Maiko Kayama (Yuko Harada), Masako Usui (Math teacher), Minami Takayama (Kousaka-sensei), Shigeru Muroi (Asako Tsukushima), Shigeru Tsuyuguchi (The Baron), Takashi Tachibana (Yasuya Tsukishima), Yoshimi Nakajima (Sugimura)

Synopsis

Shizuku est une jeune collégienne de quatorze ans comme toutes les autres, mais elle est passionnée de littérature et elle écrit des chansons. C’est l’été à Tokyo, et elle a décidé de lire, pendant les vacances, une vingtaine de livres. Elle découvre qu’à chacun ses romans qu’elle a choisis, le nom de Seiji Amasawa apparaît sur la liste des personnes les ayant empruntés. Shizuku rencontre enfin ce Seiji.

Synopsis soumis par Pharaoh

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#Par zil le 15/06/2009 à 15:24

Amateurs des scénarios complexes et/ou qui vous plongent dans les méandres de la méta-psychique la plus avancée, ce film n'arrivera pas à combler votre appétit !

En effet, "Si tu tends l'oreille" est l'archétype même du film qui se base sur un scénario simple, épuré et plein de légerté. Paupières lourdes et ennui mortel en perspective me direz-vous ? Que nenni !!
Certes, nous ne sommes pas au niveau d'un Miyazaki qui sait faire d'un rien un émerveillement dans nos petits coeurs, mais l'histoire a le mérite de nous faire oublier pendant 90 minutes (il n'aurait pas fallu plus malgré tout) tous les petits tracas du quotidien.

Certes, le chara-design est simple et peu détaillé, mais il n'est pas dérangeant à l'oeil. A l'inverse, les pointilleux et les perfectionnistes apprécieront des détails tels que le reflet de Shizuku dans le miroir quand elle s'approche pour observer la statuette, ou encore l'adéquation des mouvements de Seiji au violon et de la musique (comme dit précédemment).
De plus, l'application pour les paysages se retrouve dans ce film, comme dans ceux de Miyazaki, sans parler des couleurs qui sont utilisées à la perfection (notamment pour les scènes de pénombres).

Voici donc un film qui saura nous faire passer un bon moment (pour les grands, comme pour les moins grands pour une fois), sans qu'on ait à portée de main une boîte d'aspirine pour les maux de tête.

7/10

#Par El Nounourso le 23/02/2008 à 16:05

Sous les menaces d’un influent membre du staff d’AK, j’ai été contraint de revoir cette production Ghibli signée Yoshifumi Kondô, chef animateur d’un certain nombre de films du prestigieux studio. Le bonhomme étant décédé en 1998, Mimi wo Sumaseba restera son unique réalisation. L’histoire qu’il nous raconte est toute simple : celle d’une collégienne passionnée de lecture qui doute de ses propres capacités d’écriture. Sa rencontre et son admiration grandissante pour l’apprenti-luthier Seiji la poussera néanmoins à se mettre à l’épreuve…. au détriment de ses résultats scolaires !

Datant de 1995, ce film bénéficie d’une très bonne réalisation. Les paysages urbains tout en dénivellations m’ont fortement marqués. Je pense notamment à la scène où Shizuku parcourt le quartier à la poursuite d’un gros chat malicieux, slalomant entre les piétons, esquivant les véhicules, escaladant les murets et les ruelles en pente… Depuis les hauteurs de la ville, les plans panoramiques proposent aussi de très chouettes paysages alternant verdure et constructions humaines.

Les passages musicaux sont eux aussi très appliqués et, chose plutôt rare, la manipulation des instruments est assez fidèlement retranscrite. Il en va d’ailleurs de même pour les mouvements de lèvres lorsque Shizuki chante. Cela semble être un détail mais cela a son importance dans un film prenant pour leitmotiv la chanson « Country Road ». La scène du petit concert improvisé au sous-sol du magasin apparait alors comme une vraie réussite visuelle et sonore.

Même si on est loin des délires fantasmagoriques de Miyazaki, Mimi wo Sumaseba comporte quand même une petite touche de fantaisie à travers les quelques représentations de l’univers inventé par Shizuku. Cette poésie légère donne de l’ampleur à cette histoire finalement très réaliste, crédible et touchante. On en ressort heureux et satisfait d’avoir partagé une tranche de vie avec ces sympathiques et attachants personnages.

8/10

#Par Starrynight le 22/06/2006 à 21:33

Unique film d'animation de Yoshifumi Kondô, mort relativement jeune, Mimi wo sumaseba dégage un certain charme. L'histoire d'amour est racontée avec tact et délicatesse, ce qui ajoute à sa crédibilité. Les sentiments des personnages se développent doucement et murissent au rythme de chacun.

La musique joue un rôle central dans ce film (notamment avec la chanson "Country Road") et trouve son apogée dans la scène au sous-sol du magasin où Seiji acompagne au violon Shizuku qui chante. Cette scène permet de confronter le résultat des efforts des deux personnages principaux : Seiji joue avec le violon qu'il a lui-même construit, tandis que Shizuku chante la chanson qu'elle a transposée de l'anglais.

Le film met également en avant les chats avec de nombreux traits que l'on retrouvera dans le Royaume des Chats, comme le personnage du Baron ou le chat indolent que suit Shizuku. Le Baron, s'il est ici immobile (et pour cause) n'en dégage pas moins une forte impression sur Shizuku, il lui fera même un clin d'oeil, par le truchement d'un reflet. C'est également lui qui inspire Shizuku pour écrire son livre, bel hommage de la jeune fille à ce chat atypique.

On ne trouvera pas ici d'aventures fantastiques ni de parcours iniatiques mais à la place une belle métaphore sur le travail et l'effort pour arriver à concrétiser ses rêves d'enfant. J'aime bien également le grand-père qui soutient gentiment tant Seiji que Shizuku dans leurs efforts respectifs.

Le dessin et l'animation sont de qualité, il a notamment été fait un gros travail pour rendre les attitudes des personnages les plus réalistes possibles (y compris le mouvement des lèvres lorsqu'ils parlent !).

Un film d'animation à ne pas manquer.

8/10