Gundam Wing est la série qui m'a lancé dans ce sous-univers de la japanimation: les méchas. Malgré le fait que la série ne soit pas un chef-d'oeuvre elle nous avait laissé une fin plus que potable et assez représentatif de la série. "Représentatif" car les meilleurs personnages ont péri ce qui leur avait donné une aura héroïque tandis que le reste a survécu, on a finalement viré le meilleur pour garder le pire. Endless Waltz s'avère être une série de trois OAVs faisant directement suite à la série. Donc comment ces oavs comptent-elles continuer la série ?
D'un point de vue technique, le fait que ce soit des OAVs se voit à peine. La qualité est certes supérieure à un épisode standard mais au niveau de l'animation on ne voit pas d'éfforts significatifs notamment sur l'amélioration de la fluidité des combats. Le mécha-design est sensiblement le même c'est-à-dire grosso modo le même style avec néanmoins de nouveaux Gundams. Du sang neuf injecté sans grande crédiblité, là où c'était sobre dans la série les OAVs se veulent faire dans la démesure (armement trop important des gundams entre autre) voir dans le ridicule (cf l'image ci-dessus).
Pour courronner le tout, il n'y a pas que les Gundams de ridicule, l'histoire l'est tout autant. On a voulu exploiter le filon jusqu'au bout, jusqu'à mettre une gamine comme chef de file d'une révolte qui est en plus la fille de Treize. Bref du n'importe quoi. Un procédé scénaristique totalement dénué d'inspiration. Bien sûr nuançons, c'est ridicule ok mais ça reste potable. Pourquoi ? Parce que justement c'est tellement nul qu'on prend tout au second degré et c'est drôlement efficace. Les auteurs toujours dans leur idée d'exploitation téméraire du filon réssucite les morts en l'occurence Zech Merquise. Et là c'est le drame. Un des meilleurs personnages de la série si ce n'est le meilleur revient d'entre les morts sans aucune explication. Fan de séries Gundams ce procédé ne vous est pas inconnu (exemple récent Gundam Seed) mais c'est trop grossier pour être pardonné.
Trois OAVs pour s'enfoncer dans le pathétique ou plutôt se faire des sous sans nous fournir une production décente. Du foutage de geule, du temps perdu.