One Piece - Film 04 - Dead End no Bouken

One Piece - Film 04 - Dead End no Bouken

Informations générales

Staff technique [liste]

Doublage

Mayumi Tanaka (Monkey D. Luffy), Akemi Okamura (Nami), Hiroaki Hirata (Sanji), Ikue Ohtani (Tonytony Chopper), Kappei Yamaguchi (Usopp), Kazuya Nakai (Roronoa Zoro), Yuriko Yamaguchi (Nico Robin)

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#Par Deluxe Fan le 06/09/2010 à 02:57

Cette critique s’inscrit dans un cycle de critiques sur les films One Piece, que je compte tous voir, et vous faire partager mes impressions.


One Piece, le film 4 : Pirates des Caraïbes version gamin

Quand on pense à « pirates », on s’imagine une bande de salauds défigurés par le scorbut, arpentant les mers pour aborder les navires et tuer les passagers, en volant au passage leur argent qu’il iront dépenser à la taverne de l’île la plus proche en rhum et en femmes… un univers bien loin que ce que Oda nous propose dans son manga One Piece. Cependant, ce quatrième film réussit l’exploit de s’en rapprocher d’un iota.

Ce film raconte comment l’équipage Mugiwara, complètement à sec niveau finances, accepte de participer à une course clandestine de pirates qui, s’ils la remportent, devrait leur permette de renflouer les caisses. Mais la principale règle de cette course est que tous les coups sont permis, et l’équipage de Luffy va en faire les frais…

Ce que j’ai aimé dans ce film, c’est l’aspect technique. Le film utilise beaucoup de 3D ; plus encore que les films suivants. D’habitude réfractaire à ce genre de technologie, dans la japanimation tout du moins, elle est ici bien faite et sait rester discrète. La meilleure démonstration est la toute première scène du film, où on parcourt l’île du départ en vue subjective, comme dans un jeu vidéo à la première personne. Une scène qui permet d’ailleurs d’installer l‘ambiance du film, un peu plus sombre que ce que j’ai vu jusqu’à présent. En effet, le film nous présente des personnages à la personnalité bien cruelle, comme le vilain Gaspard, un vrai salaud. Shuraya est pas mal, et même si le (traditionnel) gamin abandonné autour duquel tourne l’histoire peut sembler énervant, il réserve une petite surprise bien maline (pour un film One Piece, hein, soyons relatifs). Les personnages composant les pirates au chapeau de paille sont fidèles à eux-mêmes, et on remarque l’apparition de Robin dans son premier rôle au cinéma. Ah Robin… ses longs cheveux noirs, sa personnalité raffinée, son chara-design affreux… Tout ce qui fait l’atout de One Piece est là : pirates, abordages, cruauté, et nombreux plans en contre-plongée sur Nami.

Mais les défauts sont aussi là. Le début du scénario est prenant, avec la scène de combat dans le bar clandestin qui m’a bien fait rire. Mais dès que la course débute, le rythme s’essouffle. L’histoire du gamin abandonné est navrante de classicisme (machin a tué mon père/mère/frère/sœur/voisin, et je dois me venger/sauver mon grand-père qui m’a élevé…) et le méchant, bien que vraiment méchant (il déchire le chapeau de Shanks !) est de ce genre d’antagoniste dont on ne comprend pas bien pourquoi il en vient à se battre contre Luffy… Sauf lors d’une scène où Luffy dit, à son sujet, « j’le sens pas ce mec »… Mouais, pas convaincant. Mention spéciale pour le combat final, bien violent mais aussi bien bête… Vous comprendrez en le voyant, la façon dont Luffy le bat est des plus douteuses.

Un film qui n’intéressera personne sauf le fan averti et habitué. Il est cependant à classer dans le haut du panier des films One Piece, ne serait que pour les 25 premières minutes.

5,5 arrondi à l’inférieur.

5/10