One Piece - Film 07 - Karakuri Shiro no Mecha Kyohei

One Piece - Film 07 - Karakuri Shiro no Mecha Kyohei

Informations générales

Staff technique [liste]

Doublage

Akemi Okamura (Nami), Hiroaki Hirata (Sanji), Kappei Yamaguchi (Usopp), Kazue Ikura (Tonytony Chopper), Kazuya Nakai (Roronoa Zoro), Mayumi Tanaka ( Monkey D. Luffy), Yuriko Yamaguchi (Nico Robin), Goro Inagaki (Dr. Ratchet)

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#Par Deluxe Fan le 06/10/2010 à 05:47

Cette critique s’inscrit dans un cycle de critiques sur les films One Piece, que je compte tous voir, et vous faire partager mes impressions.


One Piece le film 07: Plus c’est gros, mieux ça passe.

Avant même de voir ce film je savais qu’il souffrirait de la comparaison avec le précédent, qui rappelons-le fut réalisé par Mamoru Hosoda (Summer Wars). Et il est en effet difficile de ne pas noter une baisse de régime dans la qualité des films, qui avait atteinte des sommets.

Le scénario reprend les bases auxquelles les HS de One Piece nous habituent : les Mugiwara débarquent sur une île après qu’une vieille dame trouvée dans un coffre ( ?) leur ait indiqué la direction d’un trésor. Cette île est tenue par un espèce de gogol à lunettes fou de technologie, et qui utilise des automates pour la défendre des pirates. Au fil du film, les vilains et les gentils vont s’allier pour retrouver le fameux trésor. Mais celui-ci va complètement dépasser tout ce que l’on pourrait croire…

L’histoire du film, pour reprendre l’expression consacrée, ne casse pas trois pattes à un canard (d’ailleurs si quelqu’un connaît l’étymologie de cette expression, qu’il me la fasse parvenir ^^). Le film a un rythme lent durant les deux premiers tiers puis s’accélère brutalement, en enchaînant les rebondissements et autres coup de théâtre. Mais clairement rien de transcendant, d’autant que certaines clés du scénario tiennent à des jeux de mots japonais que je surnomme « énigmes à la Conan », qui ne présentent aucun intérêt pour un non-japonisant comme moi. Dommage.

Au niveau technique, je ne vais pas avoir la cruauté de comparer ce film au précédent, il n’en a pas besoin. La qualité est supérieure à la série télé (encore que je ne la regarde plus vraiment) et on note une utilisation remarquée de 3D pour certaines scènes d’action. Pour le chara-design, c’est celui de la série, et les personnages exclusifs au film s’intègrent bien à l’univers de One Piece (trop même, tant ils sont classiques).

Mais au final, tout ça on s’en fiche. Ce qui compte dans ce genre de production c’est de savoir si le film apporte la dose de fan-service attendue. De ce point de vue-là, le film s’en tire bien, voire en fait-il un peu trop.

Tous ceux qui connaissent Oda et son style savent qu’il a un don pour mettre en valeur ses belles héroïnes, Nami et Robin en tête. Vous n’êtes d’ailleurs pas sans savoir que les versions occidentales de l’animé One Piece sont censurées à ce niveau-là. Néanmoins, le manga One Piece ne contient pas la moindre trace d’ecchi, ni quelque allusion que ce soit. Du coup je n’ai pas bien compris la décision du réalisateur de ce film, qui s’en est donné à cœur joie en gonflant à la bouteille les poitrines de nos jolies pirates, en les affublant de robes de soirées à faire pâlir les amateurs de films du dimanche soir, et en filmant tout ça en plongée / contre-plongée. J’ai été d’ailleurs interpellé de voir (et d’entendre) les attributs de Nami faire des *boing boing* au début du film, trahissant le côté prude du manga d’Oda qui ne s’est jamais compromis dans la vulgarité.

Ensuite, au niveau des combats, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Pour nous montrer la puissance des personnages (c'est-à-dire Luffy, Zoro et Sanji), le film n’a rien trouvé de mieux que de proposer des micro-combats, dans lesquels les trois combattants finissent leurs ennemis respectifs en une seule technique OHKO. De plus une certaine incohérence est à signaler : Ce film est le premier dans lequel Luffy utilise le Gear. Or il ne l’apprend qu’entre l’arc Water Seven et Enies Lobby, qui se déroulent après ce film (preuve : Robin est là et Francky pas encore). Pour justifier l’usage de cette technique que Luffy n’est pas sensé connaître, le film use d’une ficelle ridicule, que je vous laisse découvrir.

Le film n’est pas génial mais cela reste du One Piece ; c’est hilarant, toujours original et cela donne l’impression de ne jamais se prendre au sérieux. Mention spéciale pour la scène où Luffy et son équipage se moquent du méchant lorsque celui-ci révèle son plan machiavélique. Et oui, ils en ont vu d’autres. Moi aussi, d’ailleurs : ce sera 5,5 arrondi à l’inférieur.

5/10