Piano Forest

Informations générales
- Format: Film
- Année: 2007
- Titre original: Piano no Mori
- Nombre d'épisodes: 1
- Site officiel: http://www.piano-movie.jp/
- AKA:
- - ピアノの森
- - The Piano Forest
- - The Perfect World of Kai
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Madhouse, Telecom Animation Film (coopération)
- Production: NAS
- Réalisation: Kojima Masayuki
- Chara-design: Fujita Shigeru
- Auteur: Isshiki Makoto
- Musique: Shinohara Keisuke
- Distribution: Shochiku
- Scénario: Hôrai Ryûta
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Piano Forest
- Editeur: Kazé
Doublage
Aya Ueto (Ichinose Kai), Ryunosuke Kamiki (Shuuhei Amamiya), Chizuru Ikewaki (Reiko Ichinose), Hiroyuki Miyasako (Sousuke Ajino), Mayuko Fukuda (Takako Maruyama)
Notes
Piano Forest a remporté le prix de la meilleure édition (DVD pour long métrage) au Japan Expo Awards 2010.
Synopsis
On raconte qu’il y aurait un mystérieux piano au fin fond de la forêt et que quelqu’un en joue chaque nuit… Amamiya Shu est un jeune pianiste qui doit quitter Tokyo avec sa mère pour soutenir sa grand-mère malade à Moriwaki. Il est donc transféré dans une école où il lui est difficile de s’adapter à ses nouveaux camarades qui lui imposent d’emblée une épreuve de courage : il doit aller jouer du piano dans la forêt.
C’est ainsi qu’il fait la rencontre d’Ichinose Kai, un jeune garçon qui affirme être celui qui joue du piano la nuit. Mais Amamiya n’arrive pas à en faire sortir le moindre son. Il assiste alors ébahi à un petit récital de Kai sous un ciel étoilé… Une amitié se lie entre les deux compagnons mais elle sera mise à rude épreuve. Amamiya ne peut retenir quelques sursauts de jalousie devant le talent inné de son nouvel ami…
Synopsis soumis par Sirius
#Par Scalix le 21/11/2009 à 14:56
Piano Forest est un film d’animation calme, même sobre, s’axant principalement sur le parcours de deux enfants diamétralement opposés, dans le monde de la musique classique, et bien entendu dans l’univers prisé des pianistes.
D’abord, il me semble important de préciser qu’il peut être assez simple de vulgariser la musique classique, ce qui ne manque jamais d’horripiler les puristes et finalement de réduire en miette l’intérêt du support la véhiculant.
Ici, le film en reste au grand nom et aux grandes œuvres, mais sans jamais atteindre l’esthétique de la musique, sans jamais lui donner une image dégradante, bien au contraire. Le premier et le plus massif des écueils est donc évité.
La réalisation met en exergue chaque passage où l’on joue du piano, les accompagnants de clairs de lune mystiques, exacerbant les réactions des personnages, donnant aux notes une profondeur insoupçonnée.
Sur le plan strictement musical, le film est une réussite. Les morceaux sont beaux, et le cadre qu’on leur donne parvient réellement à leur donner davantage de matière que lors d’une écoute brute. Par ailleurs, l’existence dans le scénario d’un « piano magique », que seuls de rares élus parviennent à utiliser, et de son emplacement, perdu au beau milieu d’une forêt verdoyante, parvient une fois de plus à fictivement décupler l’esthétique des œuvres présentées. Non pas qu’elles soient différentes de ce que l’on connait, justement ; c’est là toute la force de ce long-métrage, et la preuve qu’il fonctionne.
L’histoire se concentre donc sur un jeune bourgeois baignant dans la culture musicale, et un jeune enfant des quartiers populaires, bien plus crû et anodin en apparence, mais qui se révèle être un brillant autodidacte, capable de composer d’une manière exceptionnelle sans jamais avoir été instruit. Derrière eux, en toile de fond se trouvent un ancien musicien de génie au destin brisé et une compétition nationale de jeunes talents pianistes.
Rien de bien original, ni même d’un tant soit peu surprenant, si ce n’est peut-être quelques allégories représentant l’immense pression des jeunes artistes, parfois drôles et décalées, d’autres fois bien plus sérieuses. Mais au final, malgré une tentative réelle d’approche psychologique et d’analyse de la musique, de son sens et de sa compréhension par les personnages, l’intérêt réside essentiellement dans la compilation de morceaux que nous offre le film.
Il est à noter aussi que Piano Forest se veut « didactique ». Il ne prend jamais de haut le spectateur, lui déblatérant un langage technique, ou des connaissances précises ; au contraire, c’est une introduction au monde du piano, où l’on a même la chance (car s’en est une !) d’avoir les noms des morceaux joués qui s’affichent, afin de faire des recherches par la suite si le cœur nous en dit.
Visuellement, rien d’original non plus. Les couleurs et les décors sont parfois très beaux, d’autres fois étrangement moins bons. Les personnages sont assez expressifs, sans jamais être trop travaillés. L’ensemble se veut simple et épuré, toujours sobre.
L’animation, elle, n’a pas à se sentir en reste, puisqu’elle est optimale malgré la thématique, incluant des séquences où les personnages jouent des morceaux complexes, impliquant une dextérité et une rapidité non négligeable.
Au final, une œuvre s’axant sur un tel sujet ne parvient qu’assez rarement à atteindre une forte charge émotionnelle. La musique, si elle est mal traitée, devient sans intérêt, et comme je l’ai dit, risque d’être vulgarisée. En revanche, si le traitement exacerbe sa valeur, lui offre un cadre optimal et de bons personnages, elle peut acquérir une force insoupçonnée.
Piano Forest, selon moi, par peur de la mièvrerie ou de l’overdose de sentiments simplistes, a opté pour un traitement sobre, mais efficace. Un film divertissant, qui passe vite, avec d’excellentes séquences mêlées à un conformisme tout de même assez décevant. Certes, l’ensemble aurait pu être bien pire, mais est-ce une raison suffisante pour oublier qu’il aurait aussi pu être encore meilleur ?
#Par Sirius le 01/02/2009 à 21:34
Piano Forest plonge le spectateur dans l’univers du piano et aborde les différents pièges posés par la musique aux jeunes talents. Mais c’est aussi l’histoire de la rencontre entre deux gamins que tout sépare : l’un est un pauvre enfant de la rue tandis que l’autre vient d’une famille réputée.
On peut clairement avoir quelques à-priori devant l’affiche car elle sent l’éloge mièvre à la musique classique ou le prétexte à quelques leçons clichés sur le monde des pianistes. Il est vrai que le propos n’est pas des plus original car récurent dans les animes de ce genre (cf. La Corda d’Oro). Mais le film évite de tomber trop lourdement dans ce piège en s’appuyant sur une narration réussie. Le récit séduit par sa simplicité et l’absence de temps morts. Une histoire admirablement contée.
Ce qui frappe surtout, c’est la banalité du design des personnages. Il ne diffère en rien de n’importe quelle série du studio et le choix semble étrange pour un film. Un chara-design simple, commun et épuré qui empêche quelque peu de s’attacher à un Amamiya trop efféminé pour préférer la fraicheur et le dynamisme de Kai.
La réalisation n’est pas en reste. Le mouvements des doigts sur le piano, le comportement des personnages à l’œuvre, tout montre que les concepteurs savent de quoi ils parlent et ne sont pas étrangers à l’univers du piano. Sans oublier le magnifique tableau que propose la présence du piano dans le clair-obscur du fin fond de la forêt. Des mélanges de couleurs verdâtres un bleuâtres qui nous transportent au rythme de la mélodie.
Piano Forest est surtout une introduction dans le monde de la musique classique. Les plus grands musiciens sont revisités : Mozart, Chopin, Beethoven, etc. Ce qui est étrange c’est que Kai ne sait même pas lire les notes sur une portée mais joue comme un Dieu. Un peu comme l’héroïne de La Corda d’Oro qui reçoit ses compétences d’une fée.
Le film ne néglige pas le côté humoristique notamment durant le concours où Kai fait la connaissance de Takako, une jeune fille pour le moins… spéciale et les musiciens sortis tout droit de l’imagination de Kai font des mimiques irrésistibles. Ces quelques 100 minutes de spectacle proposent un agréable divertissement dans l’univers de la musique.
