Pumpkin Scissors

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 2006
- Titre original: Pumpkin Scissors
- Nombre d'épisodes: 24
- Site officiel: http://rikujyo3ka.com/
- Relations: 1 fiche en relation
Staff technique [liste]
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Pumpkin Scissors
- Editeur: Black Box
Doublage
Kenta Miyake (Orlando), Shizuka Itou (Alice), Chihiro Suzuki (Marchis), Chou (Hunks), Kana Ueda (Stekkin), Kazuki Ogawa (Mercury-go (dog)), Kousuke Toriumi (Oreludo)
Synopsis
Pumpkin Scissors est le nom d’une petite unité de l'armée dont le but est d'aider les victimes d'une guerre achevée plusieurs années auparavant. Elle est dirigée par Alice, jeune lieutenant très déterminée, issue d’une famille d’aristocrates. Au cours d'une mission, ils rencontrent Orlando, géant à l'air un peu éteint mais empli de compassion et qui semble bien connaître l'armée.
Cependant, lorsqu'il allume la lanterne accrochée à sa ceinture, il devient un autre homme ...
Synopsis soumis par Starrynight
#Par kuchiki byakuya le 14/03/2008 à 00:54
Les épisodes s'enchainent assez vite mais arrivé à la fin, la déception prend place.
Je dirai que cet animé est à l'image d'autres séries du studio comme Red Garden ou Trinity Blood, dont l'idée de base est bonne mais le résultat est loin de répondre à nos attentes. Ici, le thème se porte sur les conséquences de la guerre sur la population mais aussi sur les soldats. Intéressant me direz-vous. Oui mais voilà, tout est survolé, sous entendu et plus grave, parfois oublié. La population souffre et le groupe Pumpkin Scissors tente courageusement de soulager cette souffrance par des actes simples comme la distribution de nourriture. Le gros défaut étant le coté utopique de leur mission qui donne un coup de massue sur l'intéret du début. "Le peuple a fin, nourrissons-le". Même si cette pensée est généreuse, il ne fait aucun doute que la réalité en est souvent éloignée. Malheureusement, l'animé reste sur cette belle philosophie, comme en témoigne la fin, trop longue et surtout trop gentille. Si tout se réglait aussi facilement, il n'y aurait plus de malheureux.
Comme je le disais un peu avant, le scénario ne creuse aucune des bonnes idées insufflées au début et se contente assez vite d'un déballage de missions humanitaires. Une mission, des ennuis, des solutions, voilà en gros le schéma de chaque épisode, ou parfois, de chaque petite histoire. Pourtant, des lueurs d'espoir apparaissent avec un fil directeur qui pointe le bout de son nez et qui semble se continuer. Autre déception car il ne faut pas compter plus de 2 ou 3 épisodes pour en voir la fin. Au final, des questions restent en suspens comme par exemple, qui est vraiment le caporal et qu'est ce que sa lanterne ? Qui sont les hommes qui cherchent à leur mettre des batons dans les roues ? Le dernier épisode me laisse penser qu'une suite est prévue mais ca n'excuse pas le manque de réponse.
Les personnages sont victimes de ces problèmes et ne sont pas à la hauteur de leur promesse. Oreld est mystérieux, cachant un noir passé mais il termine en déprime ou en poltron (au choix). Inquiétant au début, il finit pas être ridicule. Alice est peut-être celle qui m'énerve le plus car sa belle morale ressemble plus à une hypocrisie mal placée ou à une occupation de fille à papa. Elle en fait tellement trop qu'on ne la prend jamais au sérieux. Seul le beau gosse dragueur est à peu près correct car il apporte une touche comique mais n'a pas un role essentiel.
On s'attend aussi à une certaine évolution dans la relation du géant et de la jeune femme mais qui n'a jamais vraiment lieu ou sous une forme banale, style collégien.
Le design n'est pas mauvais, je dirai même qu'il est tout à fait satisfaisant mais très loin de pouvoir sauver la série. C'est agréable à voir, les décors sont jolis.
La musique est aussi un bon point, surtout l'opening que j'ai beaucoup aimé. Je suis moins convaincu sur l'ending mais le reste des thèmes colle bien à l'univers de l'animé.
Déçu de voir une bonne idée se transformer en vent. Rien de ce qui est montré au début n'a lieu. Au final, il n'y a pas grand intéret à regarder cette série, sauf si vous n'avez rien d'autre sous la main. De bonnes idées mais utilisées de façon gamine et improbable. Ce n'est pas la première fois que je vois ça chez Gonzo.
#Par Starrynight le 18/04/2007 à 22:57
Si je devais résumer Pumpkin Scissors en un mot, je dirais « gâchis ». A partir d’une histoire originale et au bon potentiel, le studio Gonzo nous propose un anime pauvre et vide qui ne tient aucune de ses promesses.
On pense souvent du studio Gonzo qu’il maîtrise très bien le côté technique (notamment le graphisme et l’animation) et a du talent pour créer un univers cohérent et passionnant, mais par contre qu’il a tendance à pécher au niveau du scénario et du rythme de l’histoire. Pumpkin Scissors cristallise ses défauts mais manque singulièrement de ses qualités : graphiquement, c’est moyen, idem pour l’animation qui parfois verse dans l’abus de plan fixe ou dans les mouvements minimalistes. Question chara-design, c’est correct sans plus.
Cependant, là où le bât blesse particulièrement, c’est du point de vue du scénario : la série n’arrive pas à sortir de la succession de clichés, lieux communs et phrases pseudo moralistes (dont Alice, le lieutenant de la section Pumpkin Scissors, aime nous abreuver régulièrement), alors que, je le répète, le script permettait de faire bien mieux. On nous présente en effet une histoire centrée sur l’armée et la guerre mais se déroulant plusieurs années après la fin de la guerre, donc plus une troupe de combat mais une troupe de reconstruction. La section Pumpkin Scissors est ainsi un paradoxe ce qui la rend difficile à définir pour les autres sections de l’armée. Le tout sur fond de complot, de troupes inhumaines et aliénées gardées secrètes, etc.
Malheureusement, Pumpkin Scissors est tellement difficile à définir apparemment que les scénaristes n’y sont pas parvenus non plus. Ainsi tout au long des 24 épisodes, l’anime semble hésiter quant au ton à adopter : elle s’essaye au drame mais n’arrive pas à être crédible, tente un ton léger mais sans nous faire sourire, veut nous attendrir mais n’en est que pathétique. Alors tout y passe et adieu vraisemblance et cohérence : bons samaritains dégoulinant de beaux sentiments et de niaiserie, société secrète tirant les ficelles dans l’ombre mais à peine esquissée donc sans grand intérêt, riches méprisant les pauvres et pauvres voulant zigouiller les riches (ne cherchez pas plus loin que le cliché), militaires assoiffés de pouvoirs et corrompus mais se faisant vaincre par un discours de morale à deux sous, combats à l’épée, fan service (à grands coups de décolletés, comme ça au moins certains spectateurs seront contents), guerre (en contradiction donc avec le script initial, on va loin dans le non sens) et j’en oublie.
Pour beaucoup d’épisodes, les scénaristes ne se sont pas foulés : le chef les envoie en mission, identification d’un problème, rire sardonique du méchant, la section Pumpkin Scissors se rapproche du dit méchant mais se retrouve en situation critique. Le géant allume alors sa lanterne, sort son pistolet anti-tank et bousille tout en un clin d’œil, en se faisant au passage percer par les balles adverses, casser dix os et faire une commotion cérébrale. L’épisode finit à l’hôpital où le géant en convalescence sourit aux autres membres de la troupe en disant que tout va bien, tandis que les autres au bord des larmes le remercient de ce qu’il a fait pour eux en disant de faire attention car il aurait pu se tuer. Un épisode ça passe, mais une dizaine comme ça à la suite, ça finit par lasser. Mais revenons brièvement au géant : il a plus de cicatrices que Kenshin, mais, par sa taille et la lueur intelligente qui brille dans son regard, il rappelle beaucoup Averell Dalton (souvenez-vous du « Joe, je crois qu’on est dans la poudrière »).
Soudain, vers le milieu de la série, lorsqu’on n’y croit plus, survient un miracle : plusieurs épisodes de suite sont nettement au-dessus des autres, permettent d’étoffer un peu les personnages (dont la personnalité était jusque là à peine plus épaisse qu’une feuille de cigarette) et construisent un semblant d’histoire intéressante. Ces quelques épisodes sauvent la série du naufrage total mais ne changent pas pour autant l’eau en vin.
Ensuite des choix étonnent et on se demande de temps en temps ce qui est passé dans la tête du staff de la série. Tout d’abord le nom de « Pumpkin Scissors » : pour une section de l’armée, c’est une appellation improbable mais, après tout pourquoi pas, au moins ça change, par contre l’explication du pourquoi du nom est sacrément tirée par les cheveux. Ensuite, le personnage de Stekkin, miss « sert à rien » de la section (ah si pardon, elle sert le thé et rougit comme une pivoine un épisode sur deux), qui plus est naïve comme pas permis : lors d’un épisode quelqu’un du staff a eu l’idée de la mettre en avant, intention louable si ce n’est qu’ils la font chanter et danser et croyez-moi, ce n’était vraiment (mais vraiment) pas du tout une bonne idée …. c’est à ce moment que je me suis aperçu à quel point sa voix était niaise et idiote. Un massacre. Un autre passage m’a beaucoup dérangé : on y voit un fan service (et cette fois ce n’est pas un décolleté) avec une grosse allusion non seulement totalement déplacée vu le style de l’anime mais encore très stupide.
Comme il me reste une balle dans le barillet, je finirai en prenant pour cible la musique. Ce n’est sûrement pas elle qui relèvera le niveau : les BGM ne se remarquent même pas, l’opening est loin d’être terrible avec une chanteuse qui hurle et l’insipide mix anglo-japonais dans les paroles (voir la phrase de fin « I will mamoru yo », vous vous imaginez quelqu’un chanter « I will te protéger » ? Et pourtant), l’ending, lui, est franchement une honte et sans doute un des pires qu’il m’ait été donné d’entendre.
Un anime qu’il vaut mieux éviter. Gonzo a trébuché.
#Par miero le 11/04/2007 à 11:06
Que dire de cette série si ce n'est qu'elle été pour moi une énoOOorme déception, je m'explique:
les trois premiers épisodes étaient plutôt porté sur de l'action avec un mystérieux héros surgit de nulle part qui abat des tanks comme si c'était normal! Jusque là j'aimais bien mais notre mystérieux héros va intégrer l'armée et en particulier la section d'assistance aux civils, s'en suit pas loin d'une dizaine d'épsisodes où il ne se passe rien! En fait si, il se passe des choses mais tellement banales que ça devient horripilant. Et là par un grand miracle les scénaristes arrivent à raviver mon intérêt pour la série vers l'épisode 12, comment ont-ils fait? Tout simplement en jouant sur le mystère qui entoure le héros et dieu sait qu'il est grand. Mais une nouvelle fois cet intérêt retombe comme un souflé car on repart sur des missions de la section III certes moins soporifiques qu'au début mais qui n'éclaircissent pas les questions que l'on se pose.
Au final on a le droit à une série qui nous montre la difficulté pour un pays de se reconstruire après la guerre, ce qui est plutôt bien fait il faut le dire, mais qui ne répond jamais aux questions qu'elle soulève concernant ses personnages. De plus le background est mal exploité car on voit apparaître de mystérieux personnages mais ceux ci sont tout simplement oubliés par la suite... bizarre.
C'est un sacré gachis quand on voit la qualité du dessin ou encore la sympathie que l'on porte aux personnages malgré le manque de consistance du scénario.
