Street Fighter Alpha

  • Format: Film
  • Année de diffusion: 1999
  • Titre original: Street Fighter Zero - The Animation
  • Licencié: oui
  • Titre français: Street Fighter Alpha
  • Editeurs: Capcom, Manga Video
  • Nombre d'épisodes: 1
  • Studio: Group TAC, Plum, Capcom
  • Auteur: Reiko Yoshida, Capcom (jeu vidéo)
  • Directeur: Shigeyasu Yamauchi
  • Character-designers: Yoshihiko Umakoshi
  • Musique: Hayato Matsuo
  • Doubleurs: Kane Kosugi (Ryu), Kazuya Ichijou (Ken) , Yumi Touma (Chun-Li), Chiaki Osawa (Sakura Kasugano), Reiko Kiuchi (Shun), Tomomichi Nishimura (Gouki), Ai Orikasa (Rose), Bin Shimada (Wallace), Daiki Nakamura (Professeur Sadler), Hidenari Ugaki (Zangief), Hisao Egawa (Rosanov)

Synopsis

Mauvaise passe pour le pauvre Ryu : il ne parvient plus à contrôler son pouvoir, et menace de sombrer dans le côté obscur de la force. Heureusement que son meilleur copain Ken est là pour l'aider à porter ce poids.
Mais, pas de chance pour Ryu, c'est à ce moment qu'apparaît un jeune garçon qui se dit être son demi-frère, ce qui trouble encore plus le pauvre Ryu, qui doit en plus prendre les choses en main lorsque ce nouveau petit frère se fait enlever par les méchants de Shadowlaw. Parviendra-t-il à contrôler son pouvoir ? Sauvera-t-il son petit frère ? Ces questions palpitantes trouvent -enfin?- leur réponse dans : STREET FIGHTER ALPHA, THE MOVIE I.

Synopsis soumis par watanuki

Par watanuki le 25/01/2007 à 16:28

Jusqu'où iront-ils ?

Capcom ne désespère pas encore de son poulain devenu vieille vache à lait décrépite. Après être passé par tous les chiffres arabes et les lettres de l'alphabet grec, le jeu vidéo s'offre une nouvelle adaptation, version "alpha" cette fois-ci. Bref, comme son nom l'indique, ce film satisfera les amateurs des combattants de ce volet de la saga, qui bénéficient à peu près tous de leur petite minute syndicale à l'écran.

Le scénario ne prête pas à rire, à vrai dire, il ne prête pas à grand-chose, car il n'existe pas.

Et pourtant.

Ce Street Fighter Alpha, malgré son indigence scénaristique et sa vaine tentative de représenter les 40 000 persos de la série, réussit enfin à créer l'essentiel : une ambiance. Non seulement l'animation suit enfin et les scènes de baston sont agréables, mais aussi, en s'appuyant avant tout sur les personnages de Ryu et Ken, le film parvient à trouver son unité, et l'on se surprend à suivre avec intérêt les aventures de ce Ryu qui a perdu son lustre et menace de s'effondrer dans le néant.
On éprouve un peu les mêmes sensations devant ce film que devant un "Rocky" : la formule est éculée, le scénario relève du sert-à-rien, mais le personnage en lui-même parvient à maintenir le mythe, malgré son usure, sa vieillesse et son manque de finesse. Oui, Ryu est à l'animation japonaise ce que Stallone est au cinéma : un fantoche, une simple enveloppe qui en exibant ses cicatrices siliconées et sa douleur parvient encore à créer, envers et contre tout, un climat de ferveur.
On se prend donc à suivre Ryu, qui franchement se fait en permanence éclater la tête, qui même doit fuire à l'occasion, et pourtant on ne le méprise plus : sa longévité complètement improbable pour cause de mercantilisme acharné trouve ici son tombeau, dans ce "chef-d'oeuvre" de la franchise de Capcom.

Ce n'est qu'à force de ridicule que cette oeuvre a gagné en quelque sorte sa dignité, en accouchant, au bout du bout du bout du filon, d'un film enfin agréable à voir, où les sentiments parviennent un peu à humaniser ces tas de bidoches pixellisés.

Un très bon moment, bourrin bien sûr, mais avec ce petit plus qui accroche malgré tout.

7/10

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