Connu en France pour l'excellent Zipang, Kaji Kawaguchi a laissé il y a longtemps ses débuts dans la profession de mangaka. Par conséquent, et comme souvent lorsqu'il y a succès, ce n'est pas la première fois qu'un de ses mangas est adapté en anime. Le résultat n'est pas fameux la plupart du temps, et pourtant lorsque l'on voit que cela est adapté en OAV, Spirit of the sun n'est décidément pas l'exception à la règle.Tout est insipide dans cet anime.
Techniquement, c'est une honte pour le studio Madhouse, auteur d'un anime comme Kemonozume. Plus jeune, j'avais l'habitude de mater les téléfilms type "catastrophe" sur les chaînes hertziennes avec des effets spéciaux qui n'inspirent que la pitié. Si vous avez déjà vu ce genre de films, que dis-je ce genre de navets, et bien Spirit of the sun est l'équivalent dans le monde de l'animation. Bien que cette comparaison tienne seulement pour les trois quarts de la première OAV, la volonté du studio de montrer l'ampleur du séisme (invraisemblable) s'est heurtée à son incompétence. L'animation n'est que la resurgence d'un passé révolu, les couleurs sont mal choisies, il n'y a que le chara-design qui tente de sauver la face. Bref, on assiste à une mascarade du côté technique.
Si ce n'était que ça, je ne serais pas si sarcastique. Les personnages sont sans intérêt car on ne parvient pas à être touché par leur histoire bien que dramatique. De plus, là où je critiquais les bon sentiments voire une certaine naïveté dans Zipang, ici c'est pire. C'est platonique à souhait.. Qu'un enfant ait le coeur noble, soit. Mais qu'il soit identique après une quinzaine d'années, je crie à l'idéalisme. C'est surtout ce point qui m'a gêné durant le visionnage de cette oeuvre. Le script est ridicule, autant que le décor de fond totalement pompé sur la guerre froide l'est. Encore une fois, Zipang possédait une idée originale et elle était très bien utilisée, tandis que celle de Spirit of the sun ne me touche pas. Bien sûr il existe sûrement d'autres raisons par exemple d'ordre culturelle, mais l'auteur nous avait habitué à des thèmes universaux. L'histoire met volontairement en lumière les nombreux chocs culturels que doivent affronter les réfugiés de la catastrophe.
Pour conclure, des OAVs sans nul doute à jeter aux oubliettes.