La Cité Interdite

La Cité Interdite

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Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: La Cité Interdite
  • Editeur: Dybex

Doublage

Arisa Andou (fille-savon), Ichirô Nagai (Guiseppe Maiyart), Kouji Totani (Jin), Mari Yokoo (femme-araignée), Takeshi Aono (Mr. Ombre), Tamio Ohki (gérant d'hôtel), Toshiko Fujita (Makie), Yuusaku Yara (Taki)

Synopsis

Les hommes vivent entourés de monstres et de démons sans le savoir ; la cohabitation se fait de façon pacifique parce qu'une organisation occulte veille à ce que des accords soient respectés. Wicked City se situe dans un moment de crise, les accords étant sur le point d'expirer. Dans ce contexte, un humain et une femme démon sont chargés de servir de garde du corps à une sommité dont la signature est essentielle à l'établissement de nouveaux accords. Nos deux gardes du corps parviendront-ils à défendre cette personne ? Mais surtout, ne se sert-on pas d'eux pour accomplir tout autre chose sans qu'ils le sachent ?

Synopsis soumis par watanuki

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#Par Deluxe Fan le 27/12/2010 à 02:09

Wicked City : The Bodyguard


En général quand je regarde un anime vieux voire très vieux (ce film est sorti avant ma naissance), je débranche l'esprit critique et je adopte l'attitude du novice qui admire avec déférence une pièce de musée. Raison de plus quand le nom du réalisateur est Yoshiaki Kawajiri (co-fondateur du studio Madhouse, co-réalisateur sur Manie Manie, Metropolis, Animatrix, producteur de l'anime de X de Clamp, et j'en passe)

Et bien j'ai bien fait. Si j'avais cherché trop loin, j'aurais vu cet anime comme un nanard glauque ; mais vu sous un autre angle, il s'agit d'un film bien sympathique.


L'histoire ne va pas chercher dans la subtilité ou l'ésotérisme (ce qui un très bon point pour moi : ras-le-bol des japoniaiseries où l'on ne comprend que dalle). Le monde des humains cohabite avec le monde obscur des démons. Ils ont signé un pacte de non-agression, mais des terroristes de l'obscur le violent régulièrement, considérant qu'étant plus puissants que les humains, le pouvoir leur revient. Un nouveau traité de paix doit être signé : pour cela la présence du professeur Giuseppe Maiyart, est requise. Sa protection est assurée par notre héros, Taki, et sa nouvelle partenaire, Makie, démone de son état. Voilà, c'est tout. Le background ne sera pas plus exploité que ça.

Les personnages sont vraiment bons, Taki est un mélange entre Ryô Saeba et Cobra, un peu macho sur les bords mais n'hésitant pas à voler au secours de la demoiselle en détresse. Makie est l'élégance même, et on rit de la voir obligée de protéger Maiyart, un vieux pervers des plus vulgaires.


Mais l'anime réussit surtout à placer une ambiance. Difficile dans un film de 90 minutes, pourtant. Pourtant Wicked City y arrive en choisissant de tourner l'anime en deux couleurs seulement en, plus du noir et blanc : bleu électrique et rouge sang. Vous ne verrez que ces des dégradés de ces deux couleurs là durant l'anime.
De plus, inutile de préciser que l'animation n'accuse pas de son âge, et que les combats, très nombreux, sont superbes à regarder.


Mais ce que j'ai retenu, évidemment, c'est que le réalisateur s'est fait plaisir au niveau des scènes de sexe ; parce que Wicked City est gratiné à ce niveau-là. Les enfants, il est temps d'aller au lit, on passe au choses sérieuses.

Je crois que ce sont des réalisateurs comme Kawajiri ou Otomo qui ont vraiment fait comprendre que la japanime, ce n'était pas Disney, et que le dessin animé ne s'adressait pas qu'aux enfants. Wicked City est l'exemple idéal : c'est gore, et sur 1h30 de film, vous aurez facile 1h de tétons.

En effet, les différents démons que Taki et Makie auront à combattre ont tous un pouvoir plus ou moins lié au sexe. La première scène du film nous montre Taki en pleine action avec une jeune femme rencontrée le soir même. Mais il s'agit en réalité d'une femme-araignée possédant une mâchoire à la place du ***. Un peu plus loin dans le film, un démon en forme de serpent géant ligotera Makie et lui fourrera sa tentacule dans la bouche, mimant une ***. Encore après, vous verrez la jeune femme, menottée, se faire *** collectivement parce des sortes de gremlins en rut...

Et encore je ne raconte que la moitié là, la moitié la moins trash.

J'étais surpris, je m'attendais pas à que ça aille aussi loin. Mais je n'ai pas rechigné mon plaisir : c'était vachement bien, les 80s, pas besoin de passer par les petites culottes d'abord, on va directement au *** !
Allez, rien que pour ça, et pour le twist scénaristique final assez inattendu, ce film mérite amplement son 7,5;


Les plus
- Extrêmement trash et gore
- Personnages hauts en couleurs
- le style Kawajiri à son apogée

Les moins
- Scénario un peu faible

7/10

#Par El Nounourso le 27/02/2009 à 13:07

En cette fin de XXe siècle, l’accord assurant la coexistence pacifique du monde des hommes et de celui des démons va bientôt expirer. Taki est un Garde Noir, un guerrier de l’ombre chargé de lutter contre les monstres qui pénètrent dans la dimension des humains. L'organisation secrète pour qui il travaille lui confie une mission de la plus haute importance : protéger Guiseppe Maiyart, un des futurs signataires du traité de paix. La vie du vieil homme est en effet menacée par un groupe de terroristes de l’autre monde. Pour l’aider dans sa tâche, on impose à Taki une partenaire, Makie, démone de son état.

Wicked City fleure bon les années 80. Non pas que la réalisation soit à la rue, elle est même très correcte pour l’époque, mais certains éléments ont de quoi raviver notre fibre nostalgique. En premier lieu, le spectateur découvre un chara-design comme on en fait plus : Taki et son visage carré, Makie et ses yeux anormalement étirés en largeur… sans oublier Maiyart, le vieux fou pervers qui ne ressemble à rien avec ses bosses et ses oreilles pointues. En second lieu, les musiques et bruitages, so old school, mais néanmoins très appropriés. Enfin, la mise en scène nous replonge elle aussi dans le passé avec ses backgrounds clignotants pour épileptiques et ses effets de ralentis qui suspendent la narration au vol.

A mon sens, la plus grande qualité du film reste le design de ses démons. Pour ne pas trop spoiler, je me contenterai d’évoquer la femme-vagin, la femme-savon et la femme-araignée… mais d’autres surprises plutôt inspirées viennent compléter cette galerie infernale. L’ambiance horrifique et malsaine fonctionne bien, celle-ci étant renforcée par quelques scènes dignes d’un hentai. Les réalisateurs n’avaient pas froid aux yeux et sont allés assez loin de ce côté là. En revanche, ils ne se sont pas vraiment foulés pour le scénario. Les petits rebondissements assurent un bon rythme mais la fin reste assez bidon et je regrette de ne pas avoir eu d’aperçu de la dimension des démons.

Un chouette film de démons assez crade et dérangeant, mais dont le scénario aurait sans doute pu être soigné davantage. Ca reste un bon divertissement fort bien réalisé.

7/10