The Legend of Zelda : The Mask of Majora

The Legend of Zelda : The Mask of Majora

Présentation

Après les terribles évènements d'Ocarina of Time, Link a quitté Hyrule en quête d'une véritable ami. Mais, alors qu'il chevauche Epona dans une forêt, Link est attaqué par un mystérieux individu affublé d'un masque étrange. Ce dernier s'empare de l'ocarina du temps et d'Epona, au grand dam de Link qui se lance à sa poursuite. Poursuivant le mystèrieux lutin, il tombe dans un immense trou. Le lutin, nommé Skull Kid, décide alors de se débarasser de Link et le transforme en peste Mojo. Link se retrouve alors dans un autre monde, le monde de Termina et apprend que celui-ci va être détruit par la Lune qui menace de s'écraser. Il a désormais trois jours pour récupérer l'ocarina, retrouver sa forme originelle et, si possible, sauver le monde.

Par HanaiSenpai le 14/04/2007 à 19:31

Deux ans après The Ocarina of Time qui avait été maintes fois repoussé, Nintendo lançait un deuxième Zelda sur la N64 : The Mask of Majora.

Sa sortie, alors que la N64 arrivait en fin de vie, renforcée par le fait que l'histoire puise très peu dans la "mythologie" Zelda a fait de Majora's Mask un épisode méconnu, un sorte de "hors série" parmi les Zeldas. Pourtant le jeu regorge de qualités.

Graphiquement, il n'y a rien à dire, les développeurs ont repris le moteur utilisé pour OOT, le dotant au passage de petites améliorations. Les couleurs sont plus nombreuses donnant à l'ensemble plus de profondeur et le monde est désormais complètement 3D, les caméras fixes ayant disparu.

Pourtant l'atout principal de Majora's Mask reste son système de gestion du temps. Pour faire simple, tel Jack Bauer, Link dispose de 3 jours chrono pour sauver le monde. Heureusement, grâce à l'Ocarina du Temps, vous pourrez à tout moment décider de revenir au début des trois jours, sachant bien évidemment, qu'il vous faudra recommencer certaines taches ou missions que vous aviez réussi précédemment. Autant dire que le retour en arrière doit être manié avec soin, et ce d'autant plus que les personnages à qui vous parlerez ne se souviendront plus de vous. Chaque habitant de Termina dispose ainsi d'un "emploi du temps" fixe au début des trois jours. Cet emploi du temps est à même de changer si vous intervenez dans leur existence, mais il reprendra toujours au même point si vous repartez en arrière.
Ce qui donne parfois l'impression de vivre "un jour sans fin" et vous obligera à faire des choix. Exemple : La fermière a besoin de votre aide à 11h le premier jour, mais vous avez aussi promis d'aider le facteur à la même heure. Lequel choisir ? De même, si vous manquez un rendez-vous pour X ou Y raisons, il vous sera généralement impossible d'accomplir la mission que vous vous étiez fixés.

Deuxième clé du jeu : les masques. Au cours de l'aventure, vous pourrez collecter une vingtaine de masques aux propriétés plus ou moins utiles ou loufoques. Quatre masques transforment littéralement Link, lui conférant les capacités d'une peste mojo, d'un goron, d'un zora ou d'un sorcier. Ces différentes transformations viennent enrichir la jouabilité du jeu puisque chacune dispose de ses atouts et de ses faiblesses. Associées au Link "humain", elles donnent l'impression de jouer avec quatre personnages différents.

Majora's Mask se distingue aussi par son scénario, ou plutôt devrais-je dire par son ambiance étrange et inquiétante. Le mystérieux Skull Kid, la Lune et son rictus, la bizaretté du monde qui passe très vite de la neige au désert, les visages familiers de OOT qui réapparaissent au cours d'une aventure qui tourne en boucle font que l'on se demande parfois si Link n'est pas en train de ressasser sans cesse le même rêve. Une impression renforcée par la musique, par des cinématiques qui semblent parfois n'avoir aucun sens, et par la fin pour le moins inattendue.

Enfin il semble que les développeurs ont voulu donner à ceux qui avaient fini OOT un nouveau challenge. Ainsi tout est plus dur que dans l'épisode précédent. Les temples sont plus longs et leurs énigmes plus complexes, ce qui associé au fait qu'il vous faut les finir en trois jours vous donnera des sueurs froides lorsque le dernier jour se termine et que vous ne trouvez pas la dernière clé menant au boss. De même les mini-jeux sont bien plus ardus et la quête de tous les quarts de coeur est quasi impossible sans solutions. Un bon point pour ceux qui avaient trouvé Ocarina of Time trop facile, mais un mauvais point pour les autres. Et le fait est que de nombreux joueurs ont fini par abandonner avant la fin, ce qui est bien dommage.

Pour conclure, Majora's Mask est un de mes épisodes préférés. Un jeu résolument différent des autres, baignant dans une amotsphère immersive et angoissante. S'il avait été un peu moins difficile, Majora's Mask aurait été sans doute aussi bon qu'Ocarina of Time. Mais nous sommes quand même en présence d'un jeu exceptionnel que tout fan de Zelda se doit d'avoir essayé.

9/10

Par AngelMJ le 12/04/2007 à 00:16

Débarquant discrètement quelques mois avant la "mort" de la Nintendo 64, The Legend of Zelda : Majora's Mask est un épisode méconnue, et cela à tord. En effet, si à mes yeux Ocarina of Time fut un véritable must, Majora est pour moi le must du must.

Cette sorte d'amour aveugle pour cette épisode est, en très grosse partie, dû à son atmosphère tout à fait original pour l'univers de la saga. Possédant un système déroutant au début, une fois que l'on en a compris la subtilité, le jeu prend une dimension énormissime. Votre aventure ne dure que 3 jours, vous n'aurez donc pas le loisir de tout faire à la fois, le temps jouant contre vous. Cette notion semble très handicapante au début, mais l'ocarina du temps est de votre côté, vous conférant le pouvoir de revenir en arrière, de ralentir voir d'accélérer le temps. Le temps est votre ennemi mais vous en êtes paradoxalement le maître. Une fois ce dernier apprivoisé et compris, vous pouvez sans encombre partir à la quête des masques, quête qui prend, avouons le, énormément de temps.

Car oui, ce Zelda est long. Même s'il ne compte que 4 palais, ces derniers sont énormes (n'imaginez pas en commencer un si ce n'est pas au début du cycle des 3 jours) et fidèles à l'esprit de la série, comme l'était son prédécesseur. De plus, le nombre de quêtes annexes et le temps que vous allez y consacrer est assez impressionnant. En effet, pour aller d'un palais à l'autre, vous n'aurez que rarement tout les élements en main. Et vu que vous êtes lâchés dans la nature, votre intuition et votre sens de l'observation seront très souvent mis à l'épreuve.

Pour ce qui est de l'aspect technique, cet épisode est particulièrement psychédélique. Notre pauvre Link frôle la skyzophrénie chaque fois qui utilise un masque, son visage se déformant de façon effrayante au contact de ces derniers. Cependant, force d'admettre que les différentes transformations renouvellent à chaque fois un game play qui se veut instintif et de qualité. L'athmosphère sonore se veut distraire mais colle particulièrement bien à cette épisode très sombre.

Sans doute le Zelda le plus troublant, mais également le plus original. Ce fut un véritable coup de coeur, ne pensant pas qu'un jeu pourrait détrôner déjà fort appréciable Ocarina of Time. Un Zelda injustement méconnu qui possède une atmosphère, un gameplay est un système de jeu hors du commun. Tentez par tout les moyens de vous le procurez, vous ne le regretterez pas!

9/10

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