Beck

Informations générales
- Auteur: Sakuishi Harold
- Origine: Japon
- Année de création: 2000
- Titre original: Beck
- Nombre de volumes: 34
- AKA:
- - ベック
- Relations: 1 fiche en relation
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Beck
- Editeur: Akata - Delcourt
Synopsis
Koyuki, un jeune collégien sans passion, va faire la connaissance de Ryusuke, membre d'un groupe de rock. Ryusuke l'initie à un monde dont il ignorait l'existence... De plus en plus attiré il apprend à jouer de la guitare, se découvre un talent pour le chant et acquiert une certaine confiance en soi.
De fil en aiguille et au fil des rencontres, Koyuki et Ryusuke et avec d'autres musiciens vont monter un groupe de rock : Beck.
Synopsis soumis par Gemini no Saga
#Par Yomigues le 03/04/2011 à 17:15
Certains shônen empruntent parfois des voies différentes de leurs semblables : certains font dans le tranche de Vie(Mitsuru Adachi pour Touch) d’autres choisissent un thème à part(Takashi Hashigushi pour Yakitate Ja-pan !!). Harold Sakuishi , lui, décide de mélanger les deux, à l’instar de Nana, bien que de manière radicalement différente, on se l’accorde !
Mais le tour de force de Sakuishi, c’est que loin de nous servir du tranche de vie banale, il nous invente une histoire encrée dans un réalisme profond, si réaliste que l’on en vient à se dire que cela pourrait bien arriver au voisin d’en face…à condition qu’il se jette corps et âme dans la musique.
Let me tell you the story of...ahem…l’histoire…
Koyuki Tanaka est un adolescent de 14 ans comme les autres. Il n’a pas de passion, juste une certaine admiration pour la dernière idole en vogue au Japon. Un jour, il fait la rencontre de Ryusuke, rencontre qui changera à jamais le destin des deux jeunes hommes : Ryusuke veut monter un nouveau groupe de Rock, venant de dissoudre l’ancien dans lequel il était guitariste. De fil en aiguille, il s’avérera que Koyuki possède un don évident pour la musique, tout particulièrement lorsqu’on l’entend chanter : sa voix transmet des émotions…
La guitare, ça s'apprend.
Les bases sont posées, les membres du groupe trouvés : Chiba, le rappeur et chauffeur d'ambiance, Ryusuke, le guitariste de génie, Taira, bassiste hyper classe, Saku, plein de promesses à la batterie, et Koyuki, 2nd guitare et 2nd voix...Qui ne sait absolument pas gratter et n'y connaît absolument rien à la musique, que ça soit sa culture, son histoire, où bien sa science.
Ce bon vieux Koyuki commencera donc tant bien que mal tout seul, puis avec l'aide de M.Saito, un ancien nageur olympique fan du bon vieux rock anglais. Le groupe nouvellement formé galère à payer pour pouvoir s'entraîner correctement en studio et créer de nouvelles compositions, tout le monde dégote un petit boulot à côté des cours. Les concerts s'enchaînent avec plus où moins de succès, Beck se fait une petite réputation dans les salles dans lesquels ils jouent....Doucement mais sûrement, Koyuki commence à rattraper son retard malgré quelques incidents en concerts (corde qui casse).
Je ne peux m'empêcher d'être admiratif par rapport à la narration de l'oeuvre, où l'on retrouve vraiment les hauts et les bas de la vie quotidienne. Koyuki trime bien pour apprendre la guitare, mais il est loin d'être parfait ; à l'école, le pauvre se fait exploiter ; enfin côté sentimental c'est pas la rose non plus : Mahô, la jeune soeur de Ryusuke donne l'impression d'en pincer petit à petit pour notre héros mais...Elle le lui montre...mal...car elle est américaine.
On reviendra un petit peu plus tard là-dessus.
Pour en revenir aux scènes de concerts, de répétitions, elles sont tout bonnement superbes, c'est même l'un des grands intérêts du titre : beaucoup critiquent la version papier parce qu'un manga de rock sans son, ça ne le ferait pas...Personnellement je frissonnais en voyant ces planches d'où l'on peut clairement ressentir la passion musicale du mangaka. Ajouté à cela le trait de l'auteur qui devient plus net et précis au fur et à mesure, c'est un pur plaisir.
WTF : there is american people in this comics ?!
L'un des nombreux points forts de l'oeuvre, c'est de confronter la jeunesse américaine en la personne de Maho(enjouée, dynamique, bilingue et fêtarde) à la Japonaise avec Koyuki(timide, banal, pas trop classe et monolingue). Ainsi les « je t'aime, moi non plus » s'avèrent très intéressants : d'une part, parce que l'on se reconnaît bien en Koyuki, mal à l'aise avec les amis américains de Maho qu'il ne comprend absolument pas ; d'autre part avec Mahô qui n'en a que faire des règles de bonne conduite à la japonaise. Leur relation connaîtra divers rebondissements que l'auteur exagère légèrement à la fin du récit, il fallait bien tenir le public en haleine.
Train train quotidien et gros concerts et gros ennemis
Le groupe apprend qu'il va pouvoir jouer au greatful sounds, un concert dans lesquels 3 scènes donnent lieu à des prestations musicales. Il leur en aura fallu du chemin et des péripéties pour y parvenir (13 tomes en fait), mais c'est la chance pour Beck de se faire connaître au Japon. Je dis au Japon, car entre-temps, Beck est parvenu à sortir un CD à l'étranger, qui s'est assez bien vendu parmi les indies, mais faute de droits ils ne toucheront aucune royalties...
Malgré ce petit succès et l'apparition de Koyuki en train de chanter dans un film reportage sur les Dying Breed (groupe au succès mondial et au passage ami de Rysuke ce qui explique la présence de Koyuki sur scxène, invité par Matt) ça ne suffit pas pour briller au pays du soleil levant. Beck se dissout après leur concert légendaire du greatful sounds suite à une discorde entre les membres... Les personnages se séparent, se retrouvent et repartent de plus belle...Aux states. J'arrêterai là les spoils, mais toutes les difficultés que peuvent rencontrer un groupe sont traitées avec justesse : doutes, séparations, réconciliations, dispute entre 2 membres, alchimie, ect....
Maintenant je vais me contredire un peu. .. Si les relations qu'entretiennent les personnages entre eux, la manière dont Beck parvient à percer, on y croit, les histoires qui s'axent autour de Ryusuke et Leon Sykes sont un peu énormes. Ainsi, Ryusuke se verra presque à chaque fois plongé dans des situations pas possibles. A cela, il tiendra à chaque fois un pari très risqué, qu'il remportera ....Que voulez-vous, il fallait un petit peu de piments et de suspens dans ce manga ! Ajouté à cela le fameux "rêve" que font en commun tous les membres de Beck...Mais les éxagérations s'arrêtent là, n'oublions pas que c'est un shônen malgré le côté terre à terre ambiant du récit.
Culture musicale
Vous allez en apprendre des choses avec Beck : comment le chanteur X a créer telle chanson, comment M. Z est mort, les références aux groupes et chanteurs rocks fourmillent (des Beatles, en passant par Jimy Hendrix et Kurt CObein, Rage Against The Machine, les Red Hot, ect...). Beck est une véritable bible qui parsèment ci et là des informations des plus intéressantes. Le mordu sera ravi, le noob apprendra.
The end.
Un très, très, très bon manga. Réaliste à presque tous les niveaux, Beck se lit extrêmement vite du haut de ses 34 tomes. Le récit gagne en intensité lorsqu'un drame des plus inattendus survient....A lire absolument. Notez qu'il existe aussi l'anime(assez bon mais qui ellipse certains passages) ainsi qu' un film sorti tout récemment!
#Par Devilblues le 25/10/2009 à 19:50
Depuis quelques années maintenant Beck est une valeur sure dans ce vaste océan qu'est l'industrie du manga, se qui est tout à fait justifié en vue de ses nombreuses qualités, pourtant à la base on pourrait croire que l'histoire ne va intéresser que les amoureux de la musique (la vraie !) en particulier le rock dans son expression la plus large (Sex Pistols, Beatles, RATM,etc...).
Pourtant dès le commençement, on se rend compte que même les non-initiés à cette culture musicale ne sont pas délaissés, ils sont un peu dans le même cas que le héros qui n'y connait absolument rien, donc la découverte se fait simultanément, car bien que le manga ne s'attarde que sur des groupes plus ou moins célèbres, il à le mérite de les faire découvrir à de jeunes et des moins jeunes lecteurs (si évidemment ils ont de la curiosité), et pour les autres, le manga peut presque devenir un jeu, tellement il y a des références plus ou moins explicites à certaines époques et groupes (nom, T-shirt, club, flyers, guitare, look, etc....).
Donc, une fois que le choc culturel est passé on remarque que l'histoire est très prenante, et possède un sérieux réalisme (les galères, les répètes...) à part que comme dans tous shonen qui se respecte il y a le héros qui ne connait pas son potentiel, ou encore le jeune et talenteux compagnon. Alors tiens parlons des personnages, car ils sont tous extrèmement travaillés et implantés dans le décor, chacun à sa place et son rôle, en particulier les persos secondaires qui nous font souvent rire (Monsieur Saïto, Kenji-san,...) et le mélange des héros et parfaitement maitrisés que se soit leur personnalité (timide, extraverti, inconscient) que l'ordre d'apparition, car si il y a un point important dans ce manga c'est que l'histoire avance peu c'est vrai (sans doute son seul souci) mais rajoute du réalisme, avec 30 tomes sortis en France on suit les personnages sur plus de 5 ans, ce qui permet d'aborder d'autres sujets que la musique comme l'adolescence (et les brimades, racket...), les petits jobs, les relations amoureuses, les drames, etc... la grande diversité de ses personnages et de ses sujets font que la lecture en ai réellement agréable et que malgré sa longéivité on ne ressente pas l'ennui.
Ensuite concernant le style des dessins qui au début pouvait passé pour basique et maladroit (avec certains persos qui se ressemblé énormément) c'est rapidement amélioré pour atteindre un niveau très satisfaisant et qui correspond parfaitement à l'ambiance du manga (avec ses moments sérieux, comiques, tragiques...), en prime les instruments deviennent de plus en plus réalistes et beaucoup plus divers (encore le petit jeu des clin d'oeil).
En bonus dans les tomes il y a énormément de dossier concernant le monde du rock comme les 100 meilleurs guitaristes, les meilleurs clubs, les icones mortes qui sont pour la plupart plutot intéressant et qui peuvent toujours élargir la culture musicale des lecteurs.
Pour conclure, je pense que ce manga peut vraiment intéresser tous le monde, avec n'importe quel passé musicale car c'est vraiment un must, une oeuvre à posséder, et je le conseil vraiment à ceux qui sont en manque de bon titre, vu la pénurie qui s'abbat sur la France.
Donc vu l'affection que je porte à ce titre et au plaisir qu'il me procure en le lisant avec un bon vieux vinylle des Pistols, Cramps,... je pense lui mettre une note tout à fait honorable, c'est à dire
#Par BazzBazz le 06/12/2008 à 17:44
Je le dis directement, Beck a été ma première claque dans le monde des mangas.
Prenant comme décor le monde au combien peu exploité de la musique dans les mangas. Beck est un groupe de rock underground japonais qui cherche a se faire reconnaître au près du grand public.
Harold Sakuishi retranscrit parfaitement et de façon réaliste cette ascension, en montrant un groupe connaissant les joies et les dures réalités de l'univers du rock. Beck rencontre de nombreux obstacles venant ralentir leur carrière, des rivalités se créent notamment au sein même du groupe. A l'inverse des liens se créent qu'ils soient artistiques, amicaux ou amoureux.
Les personnages sont très réussis chacun a une personalité bien a lui. On ne tourne pas autour d'un seul perssonage mais du groupe. Généralement inspirés de personnages réels appartenant au monde du rock. D'ailleurs le mangaka est très influencé par ce monde, les références se comptent par centaines.
Je passe au point qui pourra dérouter le plus de personnes, Le dessin. Au début du manga (t01-t10), le dessin est très caricatural, il accentue les expressions de visage, les personnages "ressemblent a des singes". Au début, ça peut gêner mais on se prend très rapidement au jeu jusqu'à en faire en point fort du manga.
Puis l'auteur perd ce style comique au fil des tomes, le dessin devient plus précis et travaillé. Ce changement pourrait s'expliquer par la maturité que gagnent les personnages. En effet la série se déroule sur a peu près 7 ans par exemple au tome 01 Koyuki a 14 ans pour en avoir 19 au tome 32. Ainsi le style devient moins brouillon et caricatural jusqu'à avoir dans les derniers tomes des planches magnifiques.
La manière dont Harold Sakuishi raconte l'histoire est plutôt basique mais il arrive a faire vivre au lecteur des sensations, notamment lors de certains concerts.
Je termine en disant que néanmoins pour profiter au mieux du manga, il faut regarder l'anime ne serait-ce que pour avoir une idée du son ravageur de Beck a mi-chemin entre les Red Hot Chili Peppers, Rage Against The Machine et Oasis.
Un must dans le manga, à découvrir d'urgence.
#Par tairakun le 13/11/2008 à 22:39
Ce manga est super, l'histoire est super, on ne s'ennuit pas. C'est l'un de mes mangas favoris. Dommage que le manga s'arrête. Je trouve que lors des concerts, de la façon que c'est dessiné, on ressent comme dans un vrai concert. Ce qui est bien dans le manga c'est que l'histoire n'est pas que basée sur l'histoire du groupe mais avec des histoires secondaires comme la relation entre Maho et Koyuki. Ce qui rend l'histoire du manga encore plus intéressante.
Harold Sakuishi est un super mangaka car pour rendre un manga de musique aussi intéressant sans la musique, il faut être vraiment doué. Pour ce qui ne l'ont pas lu, je le conseille énormément.
Ce manga réunit beaucoup de choses comme les problèmes d'ado comme ceux des adultes et montre les problèmes de la vie.Ce manga est destiné au personnes qui aime le rock, qui aime un peu les histoires d'amour.
Les dessins sont très bien fait et Sakuishi a respecté le design des différentes guitares ainsi que les noms. Le manga contient de nombreuses références au rock et à la culture pop en général. Pratiquement toutes les couvertures de chapitres sont des imitations d'albums rock célèbres, avec le personnage de Tanaka à la place des personnages originaux. Harold Sakuishi s'est beaucoup inspirée des différents groupe de rock comme pour le personnage de Taira (inspiré du bassiste des Red hot chili peppers), ce qui rend le manga très réaliste.
