Cat Street

Informations générales
- Auteur: Kamio Yôko
- Origine: Japon
- Année de création: 2005
- Titre original: Kyatto Sutorīto
- Nombre de volumes: 8
- AKA:
- - キャットストリート
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Cat Street
- Editeur: Kana
Synopsis
Keito Aoyama a seize ans et ne sort plus de chez elle depuis bientôt sept ans. Elle a subi une expérience assez traumatisante durant son enfance alors qu’elle était destinée à devenir une grande star de la scène. Trahie par une amie, elle s’est plongée dans un mutisme durant toute une représentation. Elle est depuis restée enfermée dans sa chambre et n’est plus retournée à l’école pour ne pas subir les brimades des camarades. Sept ans plus tard, alors que sa relation avec sa famille est des plus épineuse et qu’elle n’a plus aucune motivation dans sa vie, Keito rencontre un homme assez louche dans un bar qui l’invite à la suivre dans un endroit qui redonnera un sens à sa vie. El Liston est une école libre pour les jeunes qui ne trouvent pas leur place ailleurs, pour ceux que la société considère comme des « chats égarés ». Keito y fera la connaissance de quatre camarades : Rei, Momiji et Kouichi. Ce nouvel entourage lui permettra-t-il de rompre avec les démons de son passé ?
Synopsis soumis par Sirius
#Par Sirius le 30/07/2009 à 22:27
Généralement réfractaire du genre, Cat Street est pour moi un petit coup de cœur. Le manga présente une vision très réaliste des conséquences de la vie des reclus, à des lieues des extravagances d’un NHK. Il met bien en exergue les effets de cet enfermement sur le développement de la personnalité de Keito en freinant son épanouissement.
Cat Street est un récit très bien mené, sans rupture de rythme et qui ne m’aura pas déçu du début à la fin. L’histoire est parfaitement posée, les rencontres vont bon train et chaque expérience permet à Keito de grandir et de combler son déficit. Ses camarades possèdent chacun une psychologie assez bien conçue. Rei est un passionné de foot qui a cessé toute activité car ses coéquipiers ne voulaient plus de lui à cause de son tempérament. Momiji est une gothic-lolita un peu rejetée en raison de son look qui cherche à créer une robe qu’elle portera pour se déclarer à celui qu’elle aime d’un amour secret. Finalement Kouichi est un expert en programmation, une sorte de geek qui reste toujours scotché devant son ordi mais surtout un véritable génie. Une belle famille pour des instants d’émotion, d’humour et surtout de tranche de vie, afin de montrer une fois encore combien la vie en société permet à chacun de s’épanouir. Il faut évidemment compter sur un minimum de romance comme dans la plupart des shojos mais elle est ici bien secondaire tellement on s’attache au message de l’œuvre. Et surtout : pas de ridicule, pas de couple prévisible, une romance sans exagération sur les mots doux et tout en subtilités. Tout est strictement naturel dans ce shojo.
Un mot concernant le dessin finalement. N’attendez pas quelque chose de spécial à ce niveau car Cat Street est un pur shojo avec ses personnages aux grands yeux, ses hommes efféminés, et un background assez synthétique avec une pléiade de fleurs et d’effet spéciaux en lieu et place de décors réalistes. Si l’auteur a un crayon léger et un style assez frais, elle a surtout le mérite de varier l’agencement des palettes pour nous offrir une lecture fluide et aérée. Cat Street est donc un shojo court, sans temps mort, très bien ficelé et qui présente de belles réflexions sur la vie et l’amitié.
