Crash

Crash

Informations générales

  • Auteur: Sakurazawa Erica
  • Origine: Japon
  • Année de création: 1999
  • Titre original: Crash
  • Nombre de volumes: 2

Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Crash
  • Editeur: Asuka

Synopsis

Kazuya Matsuki, jeune homme montant dans l’univers du mannequinat est tout ce qu’il y a de plus mignon et d’intelligent. Il va alors se servir de ces deux qualités pour décrocher des contrats prometteurs en suivant la consigne « coucher pour réussir ». Arrive alors un sérieux concurrent sur le marché, Tatsuhiko Nakamura, prêt à tout pour arriver à ses fins en usant et abusant de ses aventures sexuelles. Tout se passe bon gré mal gré jusqu’au jour où Kazuya va découvrir ce qu’il avait toujours tenté d’éviter, l’amour.

Synopsis soumis par Sacrilège

#Par Sacrilège le 11/10/2008 à 19:55

Crash n’est pas le titre le mieux adapté qu’il soit pour ce manga ; Trash le serait mieux.
Au début c’est beau, c’est mignon, les dessins ressembleraient presque à ceux de Kimi Wa Pet et une histoire, très sentimentale semble s’annoncer. Oui, ce n’est que le début.
La suite apparaît bien plus crue, beaucoup plus borderline, en justification de son rangement au rayon adultes. Pourquoi trash donc ? Tout simplement parce que ça fuck toutes les dix pages (tantôt avec un vieux producteur pour avoir un contrat ; tantôt avec un ami et une fois de temps en temps avec la femme que le héros aime ou une autre femme qui l’aime ; rares fois où l’amour s’en mêle) et que cela frôle le yaoi, qui se laisse sous-entendre par le physique très féminins des hommes présents.

J’ai l’air comme ça de ne pas avoir aimé mais je dois reconnaître les qualités que comporte ce manga. Déjà, et c’est quand même un tantinet important, il y a une histoire et elle ne se perd pas en route : on sait qui veut quoi (ou qui) et qui ressent quoi ; il ne reste après qu’à savoir comment il va pouvoir y arriver … oopah.
Les deux tomes qui composent la série se lisent très vivement, d’une manière fluide et ne laissent aucun détails de côté – toutes les portes de sortie sont scrutées dont certaines condamnées pour ne pas inciter à l’éparpillement.

Et puis bon, un dernier point négatif qui m’a quand même bien amusée tellement certaines scènes sont clichées, je veux parler des drames cachés, de la tristesse enfouie des personnages principaux. Tous ceux qui semblent « forts et durs moralement» ont en fait des blessures secrètes (pas bien étonnant dans une histoire sentimentale à dérive yaoi). A l’instar de « Bonjour, je viens réparer le compteur électrique », on assiste ici à « Oh, je suis triste, j’ai plus goût à la vie … On baise ? ». Oui, les conversations ressemblent parfois (souvent ?) à ça dans cette série.

C’est au final un manga pas franchement original, mais dans le ton des autres séries et références du même genre ; un ersatz d’épisode des Feux de l’Amour parmi les 712542 qui existent.

6/10