Déclic Amoureux

  • Auteur: Mari Okazaki
  • Origine: Japon
  • Année de création: 1998
  • Titre original: Shutter Love
  • Licencié: oui
  • Titre français: Déclic Amoureux
  • Editeurs: Akata (Delcourt)
  • Nombre de volumes: 1

Synopsis

Maki est une lycéenne rien de plus banale. Si ce n'est qu'elle a un don pour la photographie. La rencontre d'avec un couple de photographes originaux, révélera son "moi".

Synopsis soumis par Gemini no Saga

Par Gemini no Saga le 22/02/2008 à 23:15

Le jeu de mot du titre révèle une chose, Déclic amoureux ne sortira pas des sentiers battus. Et oui à croire que tous les shojos parlent d'amour, éclairez-moi s'il vous plaît : les lycéennes nippones pensent toutes à l'amour, avec ou sans grand A ? Ma foi peut-être. Nan je déconne...

C'est le premier manga de Mari Okazaki édité au Japon, grosso modo du même niveau que Bx. Quoi que Déclic amoureux a un style beaucoup plus personnel sur le plan de la sensibilité des personnages, comme Vague à l'âme. Le premier one-shot de l'auteur mise sur un ton résolument dramatique donc sérieux. L'avenir est un thème prépondérant via le prisme des relations amoureuses, d'ailleurs curieusement l'héroïne principale ne semble pas toucher par des préoccupations amoureuses. Elle tente simplement de les capter par l'intermédiaire de son objectif.

Les personnages, majoritairement féminin, sont à fleur de peau et parlent souvent à cœur ouvert. Sans qu'on puisse tout à fait les comprendre. Effectivement les dialogues et autres monologues peuvent paraître recherchés voire beau, néanmoins il baignent dans de l'eau rose voire dans du vide. C'est cliché sans mauvais jeu de mot. En revanche c'est tellement bien enrobé que l'on voit que du feu, mais on en redemanderait pas.

Le récit fonctionne par binôme, plus précisément par un manichéisme quelque peu subtil. Saï, photographe aux tendances sadiques, est en quelque sorte l'alter ego de Maki. Ce manichéisme s'affiche aussi par les traits physiques, par le contraste noir et blanc, et comme on l'a vu par les personnalités. Le récit est donc relativement simple à saisir. D'autant que graphiquement les cases et les dialogues n'abondent pas, a contrario des autres oeuvres de Mari Okazaki...

Déclic amoureux, en tant que premier manga d'une auteur à l'époque inconnue, est un bon shojo. Avec de l'expérience c'est un shojo classique, il reste néanmoins divertissant. Une vision proche et différente du shojo de Yazawa.

6/10

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