Désir © MAX

Désir © MAX

Informations générales

  • Auteur: Ukio Ayane
  • Origine: Japon
  • Année de création: 2005
  • Titre original: Yokujo C Max
  • Nombre de volumes: 7

Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Désir © MAX
  • Editeur: Panini Manga

#Par enigma314 le 01/04/2012 à 19:59

Au lieu d'appeler un chat un chat, on désigne sous le terme de shojo mature un shojo agrémenté de scènes érotiques. Si l'érotisme est bien intégré et justifié dans une trame, je n'y vois rien de choquant personnellement.

Mais n'est pas Ai Yazawa qui veut ! Autant dans le manga Nana classé pourtant comme shojo classique, les scènes d'amour osées sont belles et s'inscrivent naturellement dans l'histoire, autant dans Desir Climax, on a affaire à du bas de gamme.

Dès la lecture des premières pages, on se trouve avec une héroïne de shojo pauvre de chez pauvre. Combien d'animés ont tiré sur ce filon? Évidemment, la lycéenne est si pauvre qu'elle travaille beaucoup. En rentrant un soir, elle fera une rencontre capitale qui changera le cours de sa vie : un inconnu au regard de braise lui volera un baiser dans des circonstances scandaleuses, oh quel sacré goujat !

Tout d'abord indignée et offensée, sa colère tombera très vite lorsqu'elle découvrira que ce mystérieux inconnu est pas si inconnu que ça. Il s'avère
- qu'il est dans la même classe qu'elle
- que c'est le plus célèbre du lycée
- que c'est le meilleur élève de l'école donc le plus intelligent (surtout en mathématique)
- que c'est le gars le plus riche de la région !

Mais pourquoi ne l'a-telle point reconnu? Eh ben parce qu'il portait pas ses lunettes le soir de la rencontre pardi !

Mio en a de la chance car elle souffre d'un fort sentiment d'infériorité. Par rapport au super boy, elle est pauvre et pas intelligente car elle est nulle en mathématiques. Avec ce début, on peut déjà émettre des doutes sur la qualité de l'histoire mais bon on décide tout de même de continuer...

Il est bizarre de constater que le plus riche s'intéresse finalement à la plus pauvre. Elle n'a pourtant aucun talent, elle ne transcende pas par sa beauté physique seulement elle possède quelque chose que les autres filles n'ont pas : elle est gentille depuis toute petite.

Avec effarement, on saura pourquoi super boy est fou d'elle. Un grand cliché passe par là et vous donnera très mal à la tête. Leur histoire d'amour sera tumultueuse car parsemé d'obstacles abracadabrants, chipés en grande partie sur d'autres mangas…

Au niveau graphisme, rien à signaler niveau originalité qui aurait pu marqué les lectrices.

Un shojo à l'histoire stupide qu'il faut vite oublier. Donc la note ser...

Ah mais zut, qu'en est-il des passages hot ! Vu que l'histoire est merdique, comment voulez-vous vous extasier devant les scènes proposés de ce manga?

Tout d'abord, le fantasme de la soubrette soumise aux désirs du maître. Si certaines lectrices s'y retrouvent, tant mieux moi j'ai du mal. Les goûts et les couleurs ne se discutent pas.

Ensuite vient le fantasme du partenaire qui ferait l'amour toute la nuit. Les études statistiques infirment ce voyage dans l'irréel. Peu d'études se font sur la durée et le doux chant des ronflements après l'amour, c'est incompréhensible …

Un fantasme qu'il m'est difficile de concevoir est celui de l'inceste entre frère et sœur. Louché sur son petit ou grand frère, c'est clairement non. La thématique est souvent reprise dans les animés, on la retrouve ici.

Une histoire médiocre, des fantasmes très peu à la hauteur de la véritable puissance sexuelle de la femme, ce shojo mature est à enterrer vite fait, bien fait. Même les romans Harlequin écrits 20 ans auparavant étaient plus excitants. Pourtant, ils reprenaient le même schéma classique:

- le milliardaire qui avouait à la fin du roman d'être tombé amoureux de l'héroïne dès le premier regard posé sur elle
- un comportement froid et hautain qui cachait en fait son désir fou
- un athlète capable de prouesses extraordinaires au lit
- aucune chance pour des rivales fantômes puisque l'héroïne est la seule et unique désirée

Grâce à ce shojo qui marque la fin de vouloir découvrir ce genre, j'ai compris que les japonaises ne brillaient pas dans ce domaine. Il vaut mieux se reporter sur des auteures plus expérimentées qui savent allier histoire et érotisme.

Mais le mieux pour le public ciblé est de se laisser aux mains habiles ou pas (tout dépend de l'âge) d'un homme, un vrai ;-)

Quand à ce titre débile de désir climax, il est digne d'un poisson d'avril ^^

1/10

#Par SoulJapanExpress le 12/12/2011 à 09:53

Désir C Max (Desir Climax - peut importe) ou l'expression d'une auteure névrosée motivée par des pulsions sexuelles et sadomasochistes et non moins incestueuses.

Ce manga est une incompréhension totale, quelque chose qui ne doit pas exister ou à jeter au tréfonds du puits des daubes de la catégorie Smut. Il y a une chose que j'ai découvert récemment à mon plus grand dégoût, pour n'utiliser que des euphémismes, c'est que les auteurs féminines pour la plupart composent sur des thèmes tant utilisés qu'à la lecture des 10 premières pages d'un manga vous savez d'ors et déjà les directions que vont prendre les évènements, les probabilités de chaque tournure... tout est prévisible et c'est un des premiers défauts qui saute aux yeux.

Pour poursuivre dans ce néant d’originalité abrutissant qui n'a d'égal que la qualité du design, une crédule et brève tentative de captiver l'attention du lecteur a été opérée pendant les 3 premiers chapitre, puis ... le vide fatal révélateur d'une ignominie humainement impossible à supporter. Comme vous n'avez pas le synopsis sous les yeux, on va essayer de reconstituer ce qui m'a fait perdre près de 32 heures de mon existence.
Mio est une jeune fille de 17 ans (public cible), qui a du mal à joindre les deux bouts (tout à fait normal), mère malade, père décédé, (émotion émotion). Une nuit alors qu'elle rentre de son job, elle rencontre un jeune homme (The Bogoss, the prince, d'une laideur impressionnante, charismatique à en gerber) pris dans une bagarre, voulant apporter secours à celui-ci, le jeune homme lui vole un baiser (véritable euphémisme pour masquer la voracité de l'acte) et lui jette de l'argent "à la tronche" en lui offrant de l'acheter. Elle se mettra en tête de découvrir l'identité de son **** sans soupçonner une seule fois que cette rencontre non fortuite cache un lourd secret. (Je m'arrête là, le reste de l'histoire est tellement pourrie que c'en est insupportable. Tout y est insupportable.)

J'enjolive les choses, mais j'ai plus ou moins eu l'impression d'avoir assisté à un viol légitimisé et répétitif tout au long du manga. Seule chose qui m'a poussé à continuer, mon âme pervertie. A partir du moment où l'inceste, le bondage, l'homosexualité et la prostitution ont été mis en scène, j'ai su qu'on avait touché le fond de la crasse. DCM ne raconte rien, ne mène à rien, part dans tous les sens, ce n'est même pas quelque chose dans lequel on a envie de plonger le cerveau éteint.

Pour le côté psychologique inhérent à la cohérence de l'histoire, je pencherais pour le fait ces anecdotes ressemblent plus à des fantasmes d'une auteures restée jeune fille vivant par procuration des ébats avec ce qui plait au public ciblée, un prince; avec tout le drama possible et imaginable faussement recouvert d'un romantisme inapproprié, fortement toxique. Depuis quand la jeunesse féminine japonaise est-elle si troublée pour être publique d'une telle grossièreté ? J'aurais aimé avoir tord dans mes impressions, si seulement le même schéma n'avait pas été répété dans un autre manga du même auteur présentant des similitudes frappantes dans la narration.

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1/10