Forget Me Not

  • Auteur: Kenji Tsuruta
  • Origine: Japon
  • Année de création: 2003
  • Titre original: Forget Me Not
  • Licencié: oui
  • Titre français: Forget Me Not
  • Editeurs: Sakka (Casterman)
  • Nombre de volumes: 1

Synopsis

"Forget me not" est un tableau appartenant à la famille du détective vénitien Pietro Venuti. Son testament indique que pour jouir de son héritage il faudra préalablement avoir récupérer le tableau.

Sa petite-fille, Mariel Imari, est elle aussi détective et décide de satisfaire les dernières volontés de son grand-père...

Synopsis soumis par Gemini no Saga

Par Gemini no Saga le 05/03/2007 à 21:25

L'auteur n'est pas quelqu'un que l'on entend beaucoup au Japon à plus forte raison en France. C'est donc avec curiosité mêlée d'une certaine appréhension que je me suis lancé dans cette lecture...

« Un manga particulier sans nul doute », dès les premières planches c'est l'impression qui se dégage. L'histoire prend place à Venise avec pour héroïne une détective glamour. Le mangaka nous préserve des clichés habituels, le décor vénitien apparaît finalement assez discret. A l'instar de ce décor, la trame principale (retrouver le tableau) apparaît très secondaire. L'héroïne accapare tout l'intérêt, éclipsant totalement le reste, le manga s'adapte au gré de la demoiselle.

En effet c'est la principale force et critique que l'on peut faire sur ce one-shot. Son scénario est très peu claire, ou tout du moins, il est trompeur. Arrivé à la moitié du manga, voilà que l'on nous dévoile une image qui aurait pu être la fin, tandis que l'objectif annoncé au début de l'histoire comme trame principale est complètement mis de côté. On suit la détective dans des enquêtes toujours courtes sans paradoxalement que ce soient de véritables enquêtes. C'est-à-dire, que Mariel résout les énigmes plus avec son instinct qu'avec un cheminement intellectuel complexe. Absence donc d'une ambiance policière. Plusieurs pistes scénaristiques sont parcourues, on vogue dans un flou total sans savoir où le mangaka veut en venir.

Cependant ce n'est pas désagréable. La lecture de ce manga est similaire au cours d'eau. Le cours d'eau crée son chemin de manière aléatoire, poussé et guidé par une force obscure. On est envoûtés par ce charme indéfinissable comme chantait France Galle, on respire la fraicheur, quelque chose de nouveau. Grâce notamment aux graphismes, certes ils ne sont pas orignaux mais les angles de vues le sont. Même si le découpage des cases n'est pas fait de main de maître, ces angles sont parfois excellents, l'approche fait très cinéma, on a l'impression de suivre une caméra qui se situerait de façon inattendu. De plus on se rince souvent l'oeil avec les nombreuses poses sexy que nous offre Mariel tout en restant finalement assez soft. Une petite touche d'érotisme agréable.

En conclusion, a contrario du titre du one-shot, c'est le genre de manga qu'on oublie vite mais qui laisse un délicat souvenir. A lire pour passer le temps...

7/10

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