Hot Gimmick

Informations générales
- Auteur: Aihara Miki
- Origine: Japon
- Année de création: 2001
- Titre original: Hot Gimmick
- Nombre de volumes: 12
- AKA:
- - ホットギミック
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Hot Gimmick
- Editeur: Panini Manga
#Par Yomigues le 24/02/2011 à 13:04
Partant d’une intrigue amoureuse triangulaire pour au final prendre de plus en plus de profondeur, Hot Gimmick se démarque des shôjos classiques grâce au développement de chacun des personnages. Tous plus charismatiques les uns que les autres, on peut dire que Miki Aihara possède l’un des traits les plus beaux dans ce qui se fait dans le domaine du shôjo.
Les personnages sont très classes et les couvertures de la série sont de petites œuvres d’art. La série se décompose en 12 tomes et a le mérite de faire le tour de chacun de ses personnages, tout en nous décrivant un milieu jamais exploré auparavant dans un shôjo manga mais qui existe bien au Japon, les Shatakus !
Ainsi on en apprend plus sur le système hiérarchique de ces résidences, et on verra dans le manga les commérages et les différents coups bas parfois cruels que peuvent subir certaines familles juste à cause d’un petit scandale…
Ainsi la famille Tachibana règne en maître et tout le monde courbe l’échine, les autres doivent faire attention à la moindre action car elle se répercutera sur le reste de la famille… La position d’Hatsumi est ainsi d’autant plus délicate, elle doit gérer sa relation d’« esclave »(non consentante) avec Ryôki sous peine de voir sa famille expulsée ou isolée des autres habitants, purement et simplement.
Mais sous ses airs de bourreau, on se rendra compte que Tachibana n’est pas vraiment le mauvais garçon qu’il paraît être. Les apparences sont trompeuses et le 3ème tome de la série est plein de surprises !
Une tournure scénaristique bien contrôlée par l’auteur et une histoire qui prend et cause un certain impact scénaristique sur l’œuvre font d’Hot Gimmick l’un des meilleurs shôjos que l’on puisse trouver sur le marché français.
Les planches ont des mises en scène assez classiques, rien de bien neuf, mais la manière dont les personnages sont traités fait de ce manga, en plus d’être un bon shôjo, une peinture assez réaliste de la société Japonaise.
Les trames sont quasi absentes, mais c’est surtout pour l’auteur un moyen de rendre son œuvre plus réaliste. De plus, la manière dont est façonnée la personnalité de chacun est due au milieu social dans lequel le personnage a grandi.
Un très bon manga, qui pousse l’aspect psychologique de ses héros assez loin en insistant sur le côté dramatique sans pour autant nous faire tomber dans un mélodrame imbuvable, la série ne possède qu’un défaut, et de taille : son adaptation chez Panini Comics…
L’œuvre est bien retranscrite seulement la qualité du papier est tout simplement horrible et les onomatopées franchement moche, dommage.
Hot Gimmick, littéralement « Plan chaud » (il faut dire que le titre est bien trouvé quand on voit la relation d’esclave sexuelle d’Hastumi, censée entraîner Tachibana) est un manga au dénouement qui en surprendra plus d’un, surtout pour le personnage de Shinogu. Les surprises scénaristiques s’enchaînent sur les 8 premiers volumes et deviennent plus prévisibles sur la fin.
Son contexte réaliste, sa description tout en justesse de la jeunesse japonaise et de la hiérarchie dans les Shatakus font de ce shôjo un indispensable du genre.
Avec son lot de surprises et de beaux gosses, la série dépeint chacun de ses personnages avec un soin tout particulier. Cependant les onomatopées et la qualité du papier de chez Pannini Comics laissent à désirer, dommage pour un manga d’aussi bonne facture !
#Par histoirede le 22/05/2007 à 14:03
Toute fan de shôjo de base sera enjouée de découvrir Hot Gimmick, un classique du genre avec des personnages attractifs et un postulat de base un peu original : le premier prétendant à l'héroïne veut en faire son esclave par le chantage. Forcément intriguée par cette idée incongrue, la lectrice déchantera vite en voyant que le manga s'épuise très vite mais s'étend sur des tomes loooongs, loooongs... trop longs.
Explicitons un peu tout ça, avec d'abord les bons points de Hot Gimmick :
- Un postulat de base original. Pas trop non plus, mais autant que l'était Hana Yori Dango à l'époque.
- Des personnages agréables, avec les poncifs du genre pour ce qui est des prétendants à l'héroïne et l'héroïne elle-même qui n'a rien de différent de toutes celles qu'on a pu voir jusqu'à présent. Mention spéciale à Akane et Subaru, deux des personnages qui sonnent bien plus vrais que les autres, mais qui sont malheureusement plus secondaires qu'autre chose...
- La romance. Vu que c'est un shôjo classique, on peut dire que c'est beau ils s'aiment et que c'est toujours chouette de voir comment qu'ils vont finir ensemble tout ça.
Les mauvais points :
- Oh comme c'est étrange, l'héroïne a trois (ou plus) garçons qui craquent pour elle ! Comme ça tout d'un coup alors qu'elle n'a jamais eu de copain avant ! C'est vraiment un aspect dérangeant, qui est malheureusement commun dans les shôjo...
- Le pire, c'est que ses trois prétendants sont pathétiques, entre le grand frère adoptif adorable, le mannequin qui cache un plan fourbe mais qui en fait est gentil et le lunetteux arrogant, on peut dire qu'elle a décrocher le gros lot. Même si Ryôki a effectivement un caractère intéressant, on peut dire que l'héroïne a quand même réussi à dégoter trois prétendants à moitié dingues.
- C'est TROP long. Le seul intérêt d'un shôjo à l'eau de rose étant "avec lequel elle va finir et comment", il n'y a vraiment pas de quoi s'étendre sur 12 tomes... surtout qu'on sait très bien avec qui elle va aller dès le début...
Au final, un manga qui aurait été bien s'il s'était bouclé en 5-6 tomes. Lisez-le si vous avez l'occasion, mais il ne vaut pas la peine d'être acheté...
