On connaît ce que peut donner comme résultat lorsque le héros est un animal... Un titre qui fait peur, une couverture qui fait fuir, mais y'a le pti nom de l'auteur qui apparaît : Taniguchi. Et c'est là tout l'intérêt de ce manga, tellement insipide.
C'est l'un des tout premiers mangas que Taniguchi a signé seul. Cela ne lui a pas réussi, parce qu'outre un dessin des plus banales, l'histoire est un pot-pourri où l'auteur mixe aventure dans le grand Nord (l'homme de la toundra est loin), récits d'espions, sf, légende inuit, et cerise sur le gâteau : Blanco le chien. Le tout n'est pas comestible et surtout s'articule mal. Les personnages apparaissent relativement peu, et offrent les répliques que l'on attendent d'eux comme tout bon personnage stéréotypé.
De plus le scénario est répétitif. Le scénario peut se résumer comme tel : Blanco tue des ours, rameute les loups, devient leur chef, et se fait poursuivre par une bande méchants qu'ils dévorent à la vitesse de la lumière. Sans oublier Shiba, un braconnier japonais en Alaska (!), qui essaie tant bien que mal de tuer Blanco, alors que ce dernier l'a épargné. Pauv'chien chien incompris de tous, victime des hommes. Sortez les mouchoirs. Les séquences émotions tombent à plat, il n'y a que l'action qui évite de toucher le fond et encore le dynamisme n'est pas le fort du mangaka.
Enfin c'est assez rare pour le souligner, Taniguchi nous montre des femmes nues, quelques scènes érotiques, et de l'hémoglobine : pour rien. Aucune inspiration, aucune originalité, trop facile...