Old Boy

Old Boy

Informations générales

  • Auteur: Garon Tsuchiya, Minugishi Nobuaki
  • Origine: Japon
  • Année de création: 1997
  • Titre original: Old Boy
  • Nombre de volumes: 8
  • AKA:
    • - オールド・ボーイ

Version française

Synopsis

Un homme se voit relâcher après dix années d'emprisonnement, cependant ce n'était pas n'importe quelle prison... En effet il était prisonnier dans un immeuble contrôlé par la mafia. Les gens y sont enfermés sur commande moyennant finance bien sûr.

C'est alors que l'homme, amnésique, commence sa quête. Il recherche son identité et surtout celui qui lui a volé dix années de sa vie. A partir de rien, il déambule dans les rues de Tokyo.

Synopsis soumis par Gemini no Saga

#Par Yomigues le 20/02/2011 à 12:39

Old Boy, le manga qui gâche tout.

Et oui, ce titre peu glorieux pour un manga qui aura pourtant su me tenir en haleine pendant près de 8 tomes. Cet œuvre qui se lit comme on mange des Pâtes à midi. Ce titre à l’ambiance et au pitch de départ très bon qui a donné naissance à un film primé au festival de Cannes en 2004. Ce trait qui lui permet d’être reconnu entre tous, et cette narration relativement bonne. Alors, pourquoi je tari-je pas d’éloges et insiste sur le fait que Old Boy version manga, gâche tout ?

Le pitch de départ.

Gôto Shinishi, un gars somme toute normal, se fait kidnapper puis enlever alors qu’il rentrait chez lui après une soirée arrosé. Il ne sait pas pourquoi, mais il va être enfermé durant 10 longues années, au cours desquelles son unique passe-temps sera d’imiter des artistes-martiaux et autres sportifs tout en regardant la télé. Du jour au lendemain et de la même manière, il sera relâché par ses geôliers. Maintenant que Gôto est dehors, il aimerait savoir….pourquoi ?!

Old Boy, le manga qui sentait bon.

Le pitch est lancé, et il sent bon en plus. Qu’on se le dise, Old Boy prend un parti graphique qui vous plaira où non, l’auteur ne lésine pas sur les gros pifs de la gent masculine, hormis cet aspect, les planches demeurent tout à fait correct. Il ne faut pas oublier que Gôto aura besoin de flair, d'où son gros pif Ahaha! Bon j'arrête là les blagues pourraves...

Les 8 tomes se lisent à vitesse grand V : les dialogues ne sont jamais superflus, on va toujours à l’essentiel, le manga avance très vite. Les indices sur la disparition de Gôto et sa vie en « prison » sont disséminés au compte-goutte., ce qui entretient le suspens tout au long des 8 tomes qui composent la série.

Le titre se révèle donc presque sans défaut dans son déroulement, jusqu’au dernier chapitre, on y reviendra un petit peu plus tard.

Le personnage principal est classe, il faut l’avouer : élégant, mature, assez intelligent et en plus, il est fort…et bien construit au final, le développement de Gôto est franchement bien orchestré, rien à redire. Il en est de même pour tous les personnages qui l’entourent : chacun à son petit rôle à jouer dans l’histoire.

Old Boy : le film et le manga.

Soyons clairs, le seul point commun entre le manga et le film, c’est bien évidemment le pitch de départ, à la différence que Gôto n’était pas marié lorsqu’il s’est fait enlever et qu’il n’avait pas d’enfant non plus, contrairement au film.

Celui-ci se penche énormément sur la vengeance désespéré d’Oh Dae-su(le film est Coréen au passage), cette vengeance qui le détruira psychologiquement (et physiquement) et montre sa longue descente aux enfers. Tout l’inverse du manga en fait, où l’on retrouve un personnage certes, un peu ébranlé par le fait d’avoir été enfermé pendant 10 ans, mais psychologiquement très équilibré.

Si l’envie de se venger lui traverse l’esprit, il n’en fait pas sa quête principale et cherche plutôt à savoir le pourquoi de cet enfermement. Suite à cela s’ensuit une enquête passionnante et rondement mené qui amènera Gôto à se confronter à celui qui l’a enfermé…Et là, ça commence à sentir vraiment très bon.

Un manga subtil.

Le manga devient véritablement prenant lorsque la victime et le commanditaire de son enlèvement se confrontent enfin. Celui-ci propose un jeu à notre héros : s’il parvient à découvrir pourquoi il a été enfermé, le bad guy de l’histoire annonce qu’il se suicidera, rien que ça ! A l’inverse, s’il ressort victorieux et que Gôto ne trouve pas, c’est lui qui sera tué…

N’ayant pas le choix, le protagoniste principal accepte, il devra tomber dans les méandres de ses souvenirs afin de se rappeler ce qu’il a bien pu faire, lui qui n’a pourtant jamais fait de mal à personne. Gôto devra pour cela faire appel à ses anciennes connaissances afin de déterminer l’acte « odieux » qui lui a attiré la rancœur de son geôlier…

Et la tâche ne s’avèrera pas aisé, la quête de vérité va sérieusement se corser. Il est plaisant tout au long du manga de voir le héros en apprenti détective sur les traces de la vérité. Son enquête est mené de manière réaliste, où en tout cas assez vraie pour que le lecteur y croit.

Ainsi Gôto est l’archétype du héros ordinaire, lui qui ne prétendait qu’à une vie monotone et ordinaire avant de se faire enlever. Le voilà face à une situation des plus délicates, ajouté à cela le fait qu’il ne devra presque compter que sur lui-même, il aura fort à faire pour s’en sortir.
Une fin amère
.

Les deux derniers tomes font monter l’intensité du récit de manière fulgurante : Gôto s’approche de plus en plus de la vérité, la confrontation finale est proche et tous les acteurs de cette fabuleuse chasse à la vérité sont réunis, seulement….
L’avant et le dernier chapitre déçoivent…beaucoup. Si les recherches de Gôto, sa confrontation psychologique avec son geôlier, ses recherches sur ses souvenirs enfouies étaient tout bonnement géniaux, la fin sonne comme un pet dans une église. Un gros « PROUUUUUUUUT », vulgaire et sans subtilité.

Toutes ces bonnes idées tombent à l’eau, c’est l’incompréhension. On vous laissera le soin de lire cette fin, mais l’on ne peut s’empêcher d’être profondément déçu. Les 8 tomes tiennent pourtant leurs promesses : histoire captivante et scénario digne d’un thriller, en revanche, fin digne des plus grands nanars.

Conclusion :

Old Boy est un excellent manga, rien à redire. Cependant, il vous faudra préférer la fin du film, plus inventive et censé que celle de l’œuvre original dont il est issu. Dommage, car le récit s’avère palpitant, presque de bout en bout.

7/10

#Par El Nounourso le 22/11/2008 à 18:52

Avant d’être adapté au cinéma par Park Chan-wook, Old Boy était un manga. Ceux qui connaissent le fameux long métrage coréen risquent d’être surpris à la lecture de cette série. Si le scénario de base reste le même (l’histoire d’un homme emprisonné durant un paquet d'années qui, une fois dehors, cherche à comprendre qui lui a fait ça et pourquoi), de nombreux points diffèrent.

Ici, pas de violence extrême, tout simplement parce que le désir de vengeance du héros n’est absolument pas au cœur du manga. Gotô cherche simplement à comprendre les motivations de celui qui l’a enfermé. Si le film relève presque de la tragédie antique avec son déluge de passion, de meurtres et de coups de théâtre, le manga est bien plus sage. Rapidement, le scénario diverge et prend la forme d’un thriller relativement classique. Gotô mène l’enquête, creuse son passé, accepte l’aide de certains personnages, en protège d’autres… et rencontre finalement son « ennemi ». Pour autant, le jeu du chat et de la souris se poursuit, parsemé d’indices et de découvertes, jusqu’à ce que la vérité refasse enfin surface. Et là, le soufflet se dégonfle : la fin est archi-décevante, sans doute plus crédible que celle du film (et encore), mais complètement ridicule en comparaison du châtiment infligé en retour. Le fameux « tout ça pour ça » mérite une nouvelle fois d’être cité.

Old Boy reste cependant plaisant à lire, le rythme étant entretenu par de fréquentes avancées de l’enquête. Cependant, force est de constater que le manga fait pâle figure à côté de sa version filmique, bien plus enlevée et audacieuse. Terminons après un petit mot sur le dessin. L’efficace découpage des planches assure une certaine fluidité et les décors apparaissent comme plutôt soignés. Reste le chara-design, juste hideux, avec une mention spéciale pour les pifs masculins, sortes de grosses patates informes.

6/10