Psychometrer Eiji

Informations générales
- Auteur: Andô Yûma, Asaki Masashi
- Origine: Japon
- Année de création: 1996
- Titre original: Psychometrer Eiji
- Nombre de volumes: 25
- AKA:
- - サイコメトラーEIJI
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Psychometrer Eiji
- Editeur: Kana
Synopsis
Eiji, à l'apparence d'un lycéen banal, est doué de psychométrie. Ce don lui permet par flash de reconstituer une scène passée en touchant les objets. Un jour, l'inspectrice Shima découvre son don et le convainc de l'aider dans ses enquêtes policières, notamment celle de tueur en série.
Synopsis soumis par Gemini no Saga
#Par kuchiki byakuya le 26/04/2008 à 13:07
Ce manga m'a fait l'effet d'un soufflet. Parfois, ca monte et parfois, ca descend, ce qui rend difficile la notation.
L'histoire, ou plutôt les histoires, sont très inégales. Les premières plantent un décor qui n'est pas sans rappeler GTO avec un héros bagarreur au grand cœur (qui lui ressemble même par le look). D'un point de vue global, le dessin est même identique. Mais revenons à l'histoire. Pas vraiment d'originalité malgré un pouvoir un peu différent. Ce jeune loubard se sert de ses dons pour aider une inspectrice dans ses enquêtes toujours plus glauque les unes que les autres. J'ai même fini par croire que c'est Eiji qui attirait la poisse. Très vite, voir trop vite, le manga prend une tournure surnaturelle déplaisante qui disparait aussi vite qu'elle est apparu. Peut-être les auteurs se sont-ils rendus compte de ce changement.
Autre point négatif, les nombreux intermèdes souvent inutiles. Mon impression sur ce sujet fut que pour combler des vides scénaristiques dans un manga où il n'y a pas vraiment d'histoire principale, les auteurs ont décidé de faire des sortes de "spin-off" dans l'intérêt est plus que discutable. En effet, les personnages récurrents sont des fétichistes répugnant dont l'un d'eux (le plus "important") se travestit en policière. J'avoue ne pas avoir compris les raisons d'une telle idiotie, si ce n'est à faire perdre du temps. Est-ce pour détendre l'atmosphère vu les nombreuses enquêtes sordides? Est-ce pour faire passer le temps? Je ne sais pas et je n'ai pas vraiment envie de savoir. Bon, certains intermèdes sont corrects quand ceux ci s'intéressent à l'évolution de la relation entre Eiji et Shima.
Puisque j'en parle, je continue sur les personnages. Evidemment, on se pose beaucoup de questions sur la relation Eiji/Shima. Eiji est un héros brut, c'est à dire qui ne réfléchit pas beaucoup avant d'agir tandis que Shima se porte comme la voix de la raison. Leur duo improbable mais complémentaire les fait se rapprocher. Voilà encore une de mes frustration car j'attendais plus de ce coté. On est livré à notre imagination car la fin laisse de grandes portes ouvertes. On a souvent le sentiment qu'ils sont attirés l'un par l'autre mais que leur condition (lui est encore lycéen) les empêche de passer le cap.
Toujours dans ce domaine, la soeur d'Eiji m'a profondément énervé par son coté insistante et malchanceuse car elle attire quand même tous les détraqués qui passent. Il en va de même pour Yusuke, détective en herbe mais dont le caractère m'insupporte. J'aurai aimé que le personnage de Fukami soit plus employé et que l'on en sache plus sur lui car il cache quelque chose. Heureusement que Toru relève le niveau.
Le dessin, comme je l'ai dit avant, est proche de GTO, à tel point que l'on pourrait croire que c'est le même mangaka. Les bagarres m'ont beaucoup fait rire par leur improbabilité. En effet, à chaque fois qu'Eiji donne un coup, on a l'impression que le crane explose. Ce n'est absolument pas réaliste mais ca détend. Les femmes sont plus réussies que les hommes qui apparaissent comme des brutes épaisses, dénués de charme (mis à part Akira).
J'ai relevé les ombres du tableau mais j'ai pris du plaisir à lire Psychométer Eiji. Mon sentiment ets que plus on avance dans les tomes et moins bien c'est. La fin laisse supposer qu'une suite est prévue mais pour l'instant, pas de news. C'est un divertissement convenable qui aurait pu prétendre à quelque chose plus grand.
#Par Urd le 06/02/2006 à 00:11
Difficile de classer Psychometrer Eiji dans un genre particulier de manga. Manga policier aussi bien que psychologique, fantastique et parfois comique, cette série peut se découper en 3 parties.
La première, regroupant des affaires policières bien structurées avec un profiling type de certains serial killers, est la partie la plus recherchée et travaillée de l'histoire. Elle ne manque pas de violence et les morts y sont fréquentes. C'est grâce aux visions psychométriques d'Eiji et aux connaissances de profiling de l'inspectrice Shima combinées que les affaires sont résolues.
La deuxième partie a un côté plus paranormal, des personnages avec des pouvoirs semblables ou différents de ceux d'Eiji font leur apparition, les enquêtes finissent bien entendu sur des interrogations, c'est au lecteur de se faire une opinion sur ces enquêtes qui n'en sont pas réellement. C'est aussi la partie où l'on apprend le passé des personnages, quelques incohérences apparaissent, à toujours vouloir rajouter des connaissances de jeunesse, on s'y perd mais bon. Eiji y apprend d'un médium qu'Akagi, un policier qui avait aidé Eiji et qui l'avait réorienté dans le droit chemin, n'est pas mort accidentellement comme tout le monde pensait et que son fantôme était devenu l'ange gardien d'Eiji. Cette déclaration est vérifiée petit à petit au cours de l'histoire, en particulier lors des moments critiques.
Les intermèdes, souvent hilarants, parfois romantiques, ont une place importante dans cette partie, en particulier ceux avec Mitsuru Fukushima, le profil type du petit gros loser maniaque des costumes de policières ; celui-ci, déguisé en policière, résout des affaires alors qu'il ne demande qu'à pouvoir se promener tranquillement lorsqu'il est déguisé.
On assiste aussi au rapprochement entre l'inspectrice Shima et Eiji, en particulier celui de Shima vers Eiji.
Bref, cette partie n'est pas la meilleure mais je l'adore quand même, c'est la plus riche psychologiquement, l'intérêt ne porte plus sur l'enquête mais sur les personnages victimes d'un passé tragique.
La dernière partie est le retour aux enquêtes policières "réalistes", celle qui résout la plupart des mystères et donne des réponses aux questions mises en suspens, on apprend comment a été tué Akagi et beaucoup d'autres choses. Pour éviter le spoil, je n'en dirai pas plus.
Elle se termine, comme il se doit, par un parallèle avec le célèbre roman psychologique et policier "Crime et Châtiment" de Dostoïevski.
Plus qu'une simple succession de résolutions d'enquêtes, beaucoup d'affaires ont un lien commun : Akira Sawaki.
Personnage au QI dépassant les 200 et aux connaissances de psychologie très poussées, il tient les ficelles dans beaucoup d'histoires. Son seul plaisir est d'étudier le caractère des hommes, il laisse donc tous les outils nécessaires à ses sujets d'étude et ne fait qu'observer. Il sait mentir plus que quiconque, même Eiji n'arrive pas à lire en lui avec sa psychométrie. C'est à mon goût le personnage le plus intéressant de la série. Le "bad guy number one" qu'il fallait à la série du genre. Il est dommage qu'il soit de plus en plus prévisible au cours de l'histoire, son voeu était d'entraîner Shima à réfléchir dans ses enquêtes pour pouvoir l'affronter lorsqu'elle aurait un niveau suffisant... sûrement le niveau du lecteur monte-t-il en même temps que celui de Shima.
L'ambiance générale est assez noire, malgré quelques pointes d'humour (parfois noires aussi), reflétant la pourriture et la pauvreté de l'esprit humain. Seule la nudité est masquée, tous les autres moyens à caractère choquant sont exhibés sans honte. N'est-ce pas normal pour un manga psychologique qui désire refléter les vices de l'homme ?
On peut s'étonner toutefois qu'aucun personnage ne soit choqué par toutes ces morts fréquentes dans le même lycée (oui, la plupart des victimes sont des élèves du lycée d'Eiji bizarrement).
Quelques regrets : tous les mystères ne sont pas résolus (heureusement, la fin indique qu'il ne s'agissait que de la première partie... quoi ? y aura pas de deuxième partie ? :(), la force "surhumaine" d'Eiji (même si elle est expliquée plus tard par sa psychométrie qui lui permet de prévoir les coups de son adversaire et de lire dans son coeur ses faiblesses, et qu'Eiji se fait écraser par les big bosses qui connaissent son secret).
Pour parler du design, celui-ci est efficace, le chara design est très beau et les décors sont bien intégrés lorsqu'il le faut. On peut aussi remarquer que l'inspectrice Shima fait plus jeune à la fin du manga qu'au début... mais je l'aime quand même du début à la fin
Bref, j'ai été absorbé et je recommande la série à tous ceux qui aiment s'instruire un minimum lorsqu'ils lisent un manga. En effet, la recherche de l'auteur est présente et même si la plupart des thèmes sont assez classiques, on trouve toujours quelque chose à y apprendre.
PS : petite correction d'une critique précédente : Eiji n'est pas capable de voir le passé des objets mais de lire leur mémoire (ceci est fondamentalement différent).
#Par kisuke urahara le 26/04/2005 à 22:32
Eiji est un lycéen qui est doté de psychométrie. Quand il touche un objet, il est capable de voir le passé de cet objet. Cela ammènera très vite une inspectrice (Shima) à s'en servir pour ses enquêtes.
Un bon commencement dans la série, un peu d'humour, un peu coquin, tout pour faire un bon manga.
On est satisfait des 10 premiers volumes, mais, là où ça coince, c'est que l'auteur a préféré entrecouper l'histoire par des intermèdes qui se suivent mais qui n'ont pas de rapport avec la trame principale. On y retrouve des stalkers, des otakus, des situations farfelues pour Eiji et l'inspectrice qui le prend sous son aile. Le "sexe" est de plus en plus sous-entendu (à tel point qu'on se demande si le titre n'est pas "Psychometer Ecchi" :D). On s'éloigne trop et on ne veut que retrouver les enquêtes principales.
Un gros point noir qui me gêne, mais que des fans aimeront (sauf ceux qui se croient visés par l'intermédiaire de l'otaku) et qui mérite quand même de l'attention.
6/10
#Par Rhea-Silvia-chan le 24/08/2004 à 04:14
Un bon manga sur les pouvoirs psychiques et qui vous propose, à partir du deuxième tome, un peu de psychologie facile.
Néanmoins, du haut de mes treize ans et de mes parents jeuteurs de manga à la poubelle que je leur ai pas adressé la parole pendant deux semaines, je vous conseille de ne pas le leur faire lire car certains passages (en particulier dans le tome 1) peuvent choquer les âmes sensibles avec des allusions sexuelles plus qu'explicites.
Je trouve les personnages bien définis et l'histoire bien construite.
