Tout est cul. Le cul est tout. Enfin presque tout. Certes ce one-shot ne semble être qu'une gigantesque orgie mais Voyage à Uroshima est surtout une fable érotique.
Le scénario est simple. Un retraité débarque malencontreusement dans une ville où les gens baisent comme ils se disent bonjour. Ainsi les parties de jambes en l'air, en l'occurence de levrettes, sont omni-présentes et ce sans vulgarité. Le trait de Fukuyama n'étant pas celui de Oh shit! Qui plus est les dialogues sont terriblement redondants... Cependant le récit est très dynamique et le rythme maîtrisé à merveille. Et pourtant le seul fil conducteur est d'assouvir la frustration de ne pas pouvoir coppuler avec Yuma-chan, une jolie lycéenne.
De ce postulat, le mangaka déballe lentement sa fable. Le personnage principal est le lecteur. Celui-ci, donc moi, repousse l'idée qu'une telle ville puisse exister mais la lutte est vaine. Rapidement on devient adepte d'Epicure. L'ambivalence s'estompe pour laisser le lecteur pénétré plus profondément , sans mauvais jeu de mots, Uroshima littéralement l'île-illusion. Progressivement l'envers du décor pointe le bout de son nez pour virer à un délire quasi-total.
Le voyage à Uroshima est plus que dépaysant.