Akudama Drive - "Perfect".

» Critique de l'anime Akudama Drive par GTZ le
14 Février 2021
Akudama Drive - Screenshot #1

My Way - Limp Bizkit

Moi je connais un vrai livreur, un professionnel.

Ouais, ouais, ma couillasse !
Le mec non seulement ta came il te la livre à l'heure contrairement à tous les leurdie, mais en plus il te file un coca.


Le mec il est pro !

Sa moto...

Ouais c'est celle de Kaneda.

Il a du goût le gars, professionnel dans l'âme, le matos l'est d'autant plus.
T'inquiètes !
Non seulement ton burger il va être livré mais il sera comme sortie du four.


Parfait quoi.

J'ai entendu dire souvent que la japanime était morte, j'ai entendu dire souvent qu'il n'existait plus de récits originaux. Que l'adaptation de manga ou de LN de bas étages était l'essentiel du marché.

Akudama Drive - Screenshot #2Que tout cela était mort.

j'ai entendu ces conneries y a plus de cinq ans, et durant cinq ans.

Pourtant on est là, toi comme moi, tu me lis, tu me vois, toi aussi toujours encore tu manges, la soi-distante décrépitude d'un média qui meurt à petit feu.

Balivernes !

Et cela depuis toujours. La surproduction à ses défauts, l'industrie ayant été plus ou moins reconnu à l'international, marché encore ignoré, en tout cas, nous gourmant(de), consommateur(trice), pitance mangé, toujours l'estomac plein, contenté(e), il fut donné.

Crise il est vrai, de créateur ? D'idée ? De scénario ?

Seriously ?!

Mais c'est quoi alors l'anime dont je vais vous parler ?! Un bug, une erreur de la matrice ?

Oui et non.

Sortie l'an passé, surfant sur rien, ramenant l'école des séries d'OAV, de la cassette vidéo de récits violents et punks, Akudama Drive vient réclamé un dû oublié.

Lequel ?

Le cyber Punk Japonais !

Non ambitieux en l'étant, pur dans sa forme, les Akudamas sont les purs poncifs. Chacun porte le nom de son rôle et vit et meurt dans son rôle.

Le Bagarreur se bagarre, le Livreur livre, l'Assassin assassine, la Médecin "soigne", le Truand truande et l'Arnaqueuse... Arnaque.

Akudama Drive - Screenshot #3Le récit est classique, mauvais pour certain, finalement largement consistant pour une histoire qui voulait juste faire le spectacle.

Akudama... Les guerriers du système, les gangstas.

On part sur un principe de base. Société technologique, peuple lobotomisé, guerre passé, monde détruit, dérives autoritaires et des rebelles, des punks. Des Akudamas.

Nous suivons alors la lambda, au mauvais endroit au mauvais moment, embarquée elle est. Bluffant pour vivre comme tous ceux qu'elle représente, misant, Quinte Flush sortant, elle survit.

Poursuivi alors par le "monde entier", symbolisé par les Exécuteurs, Jugde Dread étant, ne reste plus comme salut la réussite de leur mission.

S'en suit notre histoire.

Diou de Diou, quelle animation, quelle musique, quelle violence, quelle héroïne, et en plus tu veux vraiment me raconter quelque chose ?! Mais Whoah !

Et en plus y a transformation, et en plus chaque stéréotype fait pour vendre le récit, se révèle fondateur du plaisir, monument de chaque moment.

Mais j'éjacule.

Désolé, mais oui ce fut le cas. Devant tant de passions, tant de respect dans la création.

Le récit part simplement, avec d'honnêtes explosions et des corps déchiquetés, et nous emporte sur le bitume, pour tous ceux achetés, qui ne demandaient qu'à consommer.

Akudama Drive - Screenshot #4Qu'est ce qu'un vrai récit Cyber Punk ? Qu'est ce qu'un vrai récit punk ?

De la révolution, de l'hémoglobine, de la classe et de la lutte de classe et du non sens.

Ceci nous est offert. Manquait plus que les drogues de synthèses et les psychistes pour avoir le tableau complet.

Prestement joué et en cela je ne peux que jeter des fleurs à la doubleuse du lead, qui gardant principe, comparée à d'autres de ses performances su faire exploser tout son talent, mieux même, le transformer, elle qui n'avait en réalité que peu à prouver. Les autres ont géré, tenus fer comme lame, d'un scripte parfois absurde, professionnels étants, marque de fabrique de notre série, enclume de classicisme dans un genre dont les fan(e)s ne peuvent qu'acclamer le respect d'avoir été à nouveau respecté(e)s.

La série se révèle d'un coup plus intelligente, l'arnaqueuse arnaque vraiment et l'arnaqué(e) est finalement nous qui n'attendait que des nouilles instantannées et se retrouve face à un festin.

"Je suis une citoyenne innocente".

Et le tampons s'abat : "APPROVED!"

Ainsi que son nom, le jingle frappe. Ceci est prestige dans son Game.

Des thèmes classiques sont posés, il est clair certain survolé voir déplacé, en tout cas présent, chaque persona finissant respect gardant par transformé leur propre carcan, sacrifié sur l'autel du divertissement.

Tout conclut sans surprise mais avec le bonus. La destruction, la poursuite, le Max, celui de Mad.

Du travail bien fait. Professionnel, je le repète à nouveau, le final, celui ou celle qui tient le trône. Moto fonçant, l'espéré vient aux yeux, orgi qui plus est, on s'y attendait. Ou pas.

Le dernier mot étant :

"Parfait".

Oui, oui, "The Job is done", la réputation n'a pas été volé. Le travail de nous avoir divertit a été parfaitement rempli.


La dernière fut la dernière, un pro le mec, jusqu'au bout le taff il l'a géré ma gueule. Une machine mais surtout une putain de Bécanne. Un vrai pour la manier

Je garderai un truc du bonhomme.

Les Takoyakis ça au moins c'est pas trop de la merde.

Ca vaut ces 500 yens.

8.5

Verdict :8/10
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A propos de l'auteur

GTZ, inscrit depuis le 09/06/2010.
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