Critique de l'anime Basquash!

» par Afloplouf le
17 Octobre 2009
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Basquash est l'histoire d'adolescents (principalement masculins bien sûr) qui jouent au basket mais attention : en pilotant des robots de quoi ? 10 mètres de haut ? Et c'est tout. Oh il y a bien un bonus caché, une histoire secrète que même les complots des chinois du FBI à côté c'est de la gnognotte mais n'allez pas cherchez plus loin. Bien sur vous avez droit à des couleurs qu'elles sont belles, des passages qui ramènent aux sentai de notre enfance et même aux insert songs en plein match (copyright Macross). Et les personnages... Au menu d'aujourd'hui :

- Le héros haut comme trois pommes, hurle comme s'il avait un mégaphone dans la gorge, orphelin (les orphelinats, un vivier de héros inépuisable), et qui a connu un traumatisme dans son enfance.

- Le sidekick ami/rival ténébreux qui a connu un traumatisme dans son enfance.

- La sidekick qui ne servira plus à grand chose très vite dès qu'on aura trouvé un vrai compagnon (i.e. qui a les parties génitales qui pendouillent) et qui a connu un traumatisme dans son enfance.

- L'ami d'enfance du héros, ingénieur en robot géant et d'une lignée de très grands ingénieurs (le monde est plus petit qu'un terrain de basket) qui a droit à l'option "Je fais du bonnet F à 15 ans et j'ai monté mes boobs sur ressorts" et qui, je vous le donne emilie, a connu un traumatisme dans son enfance ; je sais, vous n'en croyez pas vos yeux.

Les passes donnent l'impression que les ballons de baskets géants se transforment en boule de feu (le pouvoir de l'amitié/amour/vengeance, le carburant du futur ?) On voit pas trop ce qui pourrait être pire... Ah ben si, une célèbre marque d'équipements sportifs qui a pris pour nom celui de la déesse grecque de la victoire, est sponsor de la série et du coup, les robots géants portent des baskets (les chaussures cette fois)... géantes, bordel vous suivez rien.

Je vois pointer le double face palm du lecteur (on vous l'a pourtant dit que les francs-maçons crypto-communistes fascistes avaient mis des caméras dans vos écrans) mais ce serait dommage que vous fuyez en courant en agitant les bras comme une pucelle dans la vallée du Gévaudan au XVIIIème siècle. Car Basquash est un bon divertissement sympatoche. Alors pourquoi malgré tout ces défauts que Basquash qu'il est qu'un anime qu'il est bien ?

Il n'y a pas de gloire à bâtir une bonne série avec un bon scénario. Et là les mecs qui ont taffé sur ce Basquash peuvent dire à ceux qui se sont chargés de Monster que ce sont des petits zizis. "Nous, quand on nous demande de gravir l'Everest, on y va en tong sans chaussette et en dansant la macarana !" Le scénario est débile ? Et alors ? On s'en tamponne le coquillard, on ne demande pas à un divertissement pop-corn de faire dans la dissertation philosophique freudienne ! On débranche le cerveau, on décapsule la canette et c'est parti Maurice. En plus, même si les couleurs sont un poil criardes voire kitchenettes, l'animation ne faillit pas un seul instant et t'éclate la rétine de toute sa beauté. La musique n'est pas en reste que ce soit les génériques, les insert songs ou même les instrumentales de background.

"Hein mais euh pourquoi t'as filé qu'un 6/10 à cette série ?" me rétorquent déjà ceux qui n'ont que deux minutes de temps de cerveau disponible et sont déjà allés à la fin. "Espèce de vieux con aigri élitiste !" Et d'un certes, je conviens respectueusement, je suis un vieux con aigri élitiste mais de deux les créateurs de Basquash ont à moité raté le coche. Quand tu as un scénario de base de cette veine là, il ne faut pas se creuser les synapses : tu bâillonnes ta conscience et basta. Mais là ils minaudent... Plus d'une fois on sent que ça y est, ils ont passé la conscience et il vont injecter le mélange spécial nitroglycérine - alcool de prunes dans le carburateur. Et puis ils calent, retour aux stands. A un moment on aurait même pu croire que la série allait prendre une tournure sérieuse qui aurait aussi pu être intéressante mais ils changent à nouveau d'avis et on se retrouve avec un personnage qui tombent un peu de l'espace (c'est le cas de la dire) dont le potentiel tombe à l'eau. Le final illustre complètement ce défaut : à la fois exagéré et pas assez loin dans le grand n'importe quoi pour que, emporté par notre frénésie, on ne pointe pas les lacunes.

Je ne demandais pas forcément que les robots prennent des proportions stellaires et finissent par jongler avec des planètes (encore que...) mais Basquash laisse (désolé du cliché mais c'est l'expression la plus juste) d'un TTGL avorté ou castré. C'est dommage.

Verdict :6/10
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A propos de l'auteur

Afloplouf, inscrit depuis le 14/05/2008.
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