Bubblegum crisis, le reboot.

» Critique de l'anime Bubblegum Crisis : Tokyo 2040 par xyplon le
12 Mars 2017

Bubblegum crisis: Tokyo 2040 est ce qu'on appellerait aujourd'hui un reboot des OAV originales. On retrouve donc ici, Priss, Linna, Nene et Sylia au prise avec des êtres artificiels, les boomers. Pour se faire elles bénéficient d'armures de combat les faisant connaitre sous le nom des "knight sabers".

Un des poins positifs de la série est de ne pas avoir fait un bête copier-coller des personnages originaux. On a le droit à une caractérisation plus marqué, Priss, taiseuse et solitaire, Nene, génie de l'informatique est la plus jeune du groupe, Sylia, mystérieuse et leader, puis Linna, la rookie au fort caractère.
C'est donc par le prisme de cette dernière que nous sommes introduit dans l'histoire, permettant une mise en place assez naturelle du contexte. Si les protagonistes sont plus creusés que leurs alter-egos de 1987, je reste néanmoins déçu de l'évolution de certains. Linna semble s'effacer au fur et à mesure ou encore Galatea qui ne m'a pas paru toujours raccord entre ses actes et son état d'esprit du moment.

Cet animé a pour lui un déroulement que j'ai trouvé assez fluide où les situations variées s'enchainent. Mention particulière aux épisodes se passant dans le QG de l'AD police, huis clos angoissant avec des relents de films de zombies.
Grâce à une intrigue se révélant à bon rythme, l'enchaînement des épisodes fût facile.
Le scénario démarre bien, met en place des idées intéressantes mais, à mon avis, sous exploitées.Par exemple les relations entre les boomers et les humains sont peu mises en valeur en raison de modèles qui semblent assez limités, pour la majorité, en terme d'IA. D'ailleurs je n'ai pas le souvenir que cette notion soit évoquée. Cependant, trois cas joue un peu sur l'ambiguïté mais cela m'a paru un peu creux.
On parle d'une société où les boomers sont exploités, parfois méprisés par l'Homme et on ne trouve pas trace de sentiments de révolte, seul quelques modèles deviennent fous sans y trouver un lien avéré. Du reste la genèse des boomers est plutôt originale. La dualité entre la vie professionnelle des héroïnes et leur existence en tant que knight sabers, quant à elle, est mise assez vite de coté.

Techniquement c'est inégale, l'animation se montre souvent très correcte pourtant on peut regretter certains plan trop statiques. Pour preuve, l'un des antagonistes se retrouve à parler sans même bouger les lèvres lors d'un court passage.
Le chara design est sympa, dans les canons de l'époque, le mecha design, lui, est assez décevant, trop organique à mon gout et parfois peu détaillé. Les séquences d'action semblent aussi parfois manquées de dynamisme.
L'OST se veut plutôt dérangeante avec des morceaux un peu industrielles ou dissonants qui collent bien à l'ambiance, cela dit c'est parfois lassant, un peu plus de peps ne m'aurait pas déplu. Les morceaux chantés par Priss, eux, ne m'ont pas convaincu. Petite emphase aussi sur la composition de l'épilogue que j'ai trouvé très agréable. Par contre, un élément du sound design m'a chagriné, un bruit de pas robotique est utilisé fréquemment et à toute les sauces, ce n'est pas le genre de chose qu'on remarque habituellement, signe d'un manque de variété a ce niveau.

La série Bubblegum crisis vaut donc surtout pour son ambiance cyberpunk dérangeante, genre un peu oublié à mon grand regret. On passe un bon moment avec ce reboot mais je ne resterai pas marqué outre mesure. Je lui préfère le coté décomplexé des OAV de 87 ou Parasite dolls, cependant, il offre un angle différent et intéressant sur cet univers.

Verdict :6/10
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A propos de l'auteur

xyplon, inscrit depuis le 13/04/2007.
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