1001 Nights

Informations générales
- Format: Film
- Année: 1998
- Titre original: Senya Ichiya Monogatari
- Nombre d'épisodes: 1
- AKA:
- - 千夜一夜物語
- - A Thousand and One Nights
- - One Thousand and One Arabian Nights
Staff technique [liste]
- Chara-design: Amano Yoshitaka
- Auteur: Amano Yoshitaka
- Réalisation: Mike Smith
- Musique: David Newman
Doublage
Gena Rowlands (voix off)
Synopsis
Court-métrage instrumental de 23 mn mettant en scène les rêves d'un prince et d'une princesse : érotisme et féérie, aquarelle et CG sont les maitres-mots de cette oeuvre.
Ce film s'inscrit dans la série des "Filmharmonic", projet visant à présenter les travaux inédits de compositeurs de film, qui seraient joués en direct pour accompagner la projection de courts-métrages conçus par de grands réalisateurs. 1001 Nights est le seul dessin animé de la série, il s'inspire d'un artbook de Yoshitaka Amano portant le même nom.
1001 Nights a été présenté en mai 1998, la musique étant joué par le Los Angeles Philharmonic, sous la direction du chef d'orchestre Esa-Pekka Salonen. Selon les mots du directeur de l'animation, Noriaki Kaneko, 1001 Nights est un "Fantasia avec des Computer Graphics, à cela près que même Fantasia n'a pas bénéficié d'une bande-son jouée en direct". Le film a été projeté en tout et pour tout 4 fois ; le DVD vendu au Japon propose une bande-son qui n'est rien d'autre que la captation de l'une de ces 4 performances live.
Synopsis soumis par watanuki
#Par emilie le 20/04/2010 à 06:54
Les seuls et uniques sons de voix que vous entendrez dans ce court métrage sont là pour vous plonger directement dans le sujet : "Nous allons rêver : rêvons qu'il y ait toujours existé un monde occulte caché derrière le nôtre, un monde où rodent des esprits malins qui jamais ne se reposent, qui sans nous accorder la moindre pitié, nous forcent à abandonner nos identités. Nous allons rêver de magie noire et de princesse endormie, ainsi que de son prince lui aussi endormi... Nous traverserons le rêve qui les uni. Nous allons rêver que quand ils se réveilleront, ils se souviendront de comment leurs âmes s'enlacèrent, de comment ils se sont laissés emporter, et de comment ils ont été transformés... Maintenant, rêvons!"
Le rêve.
Voici donc une production atypique forte de beaucoup de points tournant autour de cette idée. Nous allons vivre une expérience unique, onirique, poétique, exotique, érotique, colorée, féérique ...
Ici pas de logique, vous rêvez, depuis quand les rêves ont un quelconque semblant d'enchainement cohérent ? Ici, la magie opère, le monde occulte dont on nous a parlé se mêle au notre. Ces visions superbement mises en mouvement et en couleurs par l'aquarelle et les CG qui s'emmêlent de la même manière que les protagonistes à qui ils donnent vie, nous emmènent encore plus loin dans ce monde que l'on se rappelle avoir quelquefois visité.
Comme dit plus haut, pas de voix hormis la voix off du début. Non, juste un projet de faire un court métrage pendant lequel un chef d'orchestre mènerait sa baguette en direct pour nous livrer toute l'émotion des scènes. Un délicieux pari réussi où la musique accompagne les personnages mieux que des mots n'auraient pu le faire.
Pour moi que les rêves ont toujours subjugué, toujours intrigué, attiré, je dois dire que je me retrouve parfaitement dans ce court métrage, en tout point. La musique m'a totalement bluffée tout autant que la technique et l'animation.
Les scènes animées du début et de la fin représentant pour moi l'avancée et le départ du monde imaginaire avec la boule représentant comme une ville m'a surprise puis laissée bouche bée de par son animation.
Et par ce que j'ai envie de croire qu'elle représente : qu'elle est comme si, quand on fermait les yeux, cette petite bille au loin se disait, "ça y'est, c'est à moi de rentrer en scène, place au rêve". Et de la même façon quand elle sentirait notre corps se réveiller, elle s'éloignerait pour laisser la place à notre réalité.
Une petite merveille qui a le mérite d'avoir vu le jour et d'avoir réussi dans son sujet et son concept.
#Par Jangoo powaa le 19/08/2009 à 23:56
1001 Nights, un titre qui nous renvoie directement à l'exotisme oriental, exotisme dont est empreint l'esthétique et l'art de Yoshitaka Amano. Durant un peu plus de 20 minutes, il nous fait voyager dans un univers étrange, onirique, rempli des fantsames les plus fous et cependant discret grâce à la maîtrise du trait : un dessin tout en finesse, souple, une animation fluide qui passe du palais de la princesse à un extérieur tout aussi surchargé de couleurs et de vie sans créer de rupture.
Dans ce monde particulier, où démons et fées se côtoient, les sentiments d'extase de la princesse et de son prince imaginaire se transforment en fleurs et draps précieux. L'imagination du spectateur peut se laisser aller à flotter librement...
Que dire quant à la notation ? 1001 nights est une production tout à fait atypique, dont la bande-sonore n'inclut pas de voix mais de la musique , sa durée limitée la rangerait plutôt du côté des court-métrages. Le style tout à fait personnel de Yoshitaka Amano donne une dimension artistique qui représente le côté le plus fascinant de cette production ( et aussi le plus rebutant pour tous ceux qui seraient peu ouverts aux expérimentations graphiques de ces artistes contemporains). Soit on adhère à cette longue suite de scènes rêvées et l'on accepte de se laisser aller dans un univers sans aucune garantie quant aux évènements qui vont suivre, soit on passe son chemin.
1001 Nights est néanmoins une expérience que je conseille à ceux que l'art "étrange" intéresse. Une notation se révèle assez inutile dans ce contexte d'expérimentation originale, mais pour situer cette oeuvre dans le champ des productions du même genre je lui attribuerai un 9 / 10 (aussi en raison de l'aboutissement technique et visuel).
#Par watanuki le 24/02/2008 à 19:28
Tout d'abord, on ne peut pas placer 1001 Nights sur le même plan que les autres animes que nous référençons sur Anime-kun : ce court-métrage est le mémorial de performances jouées en direct, et conçues pour rendre hommage à des personnes considérées comme des "artistes" au sens le plus noble du terme. C'est l'une des rares occasions où le dessin animé (qu'il soit japonais ou autre) sort du ghetto.
N'en demeure pas moins que Yoshitaka Amano fournit ici un travail particulièrement inspiré, et l'animation, parfois très détaillée (les CG aidant), parfois volontairement sommaire, vient mettre en valeur des couleurs et un trait tout de suite identifiables. Le mouvement est permanent, toujours gracieux, et la musique omniprésente l'accompagne à merveille.
On ne peut s'empêcher de comparer effectivement ce film à Fantasia, car il provoque le même émerveillement tout en inversant la démarche : Disney voulait que Fantasia fasse aimer la musique classique, ici, c'est le classique qui nous fait aimer l'animation.
La notation n'a pas vraiment de sens dans ce contexte : inintéressant pour les uns, oeuvre d'art pour les autres, 1001 Nights est une création originale tout à fait inimitable, qui offre 23 minutes de rêverie et d'érotisme délicat.
