Appleseed (film)

  • Format: Film
  • Année de diffusion: 2004
  • Titre original: Appleseed
  • Licencié: oui
  • Titre français: Appleseed
  • Editeurs: Fox - Pathé - Europa, KAZE, Manga Video
  • Nombre d'épisodes: 1
  • Site officiel: http://www.a-seed.jp/index2.ht...
  • Studio: Digital Frontier Geneon Entertainment (USA) Inc., Mainichi Broadcasting, Micott & Basara, TBS, TOHO, TYO, Yamato
  • Auteur: Masamune Shirow
  • Directeur: Shinji Aramaki
  • Character-designers: Masaki Ueda, Takeshi Takakura (mecha)
  • Musique: Boom Boom Satellites Paul Oakenfold, Basement Jaxx, Carl Craig Vs Adult, Akufen, Atom TM, T.Raumschmiere, Ryuichi Sakamoto...
  • Doubleurs: Ai Kobayashi (Deunan), Juurouta Kosugi (Briareos)

Synopsis

Deunan, guerrière surentrainée, se bat dans une ville en ruine contre des armées de cyborgs surentrainés. En effet, depuis longtemps, un conflit mondial oppose l'humanité à une nouvelle espèce, à la fois humaine et mécanique : les Bioroïds.
Très rapidement, Deunan découvrira, derrière le monde chaotique dans lequel elle survit, une gigantesque utopie, un monde idéal conçu de toute pièce pour mettre en œuvre la coexistence pacifique de l'Homme et des Bioroïds. Or, il s'avère délicat, au sein de ce monde parfait, de maintenir un juste équilibre entre l'Homme, émotif et coléreux, et la nouvelle espèce, ambitieuse et pratiquement parfaite.

Synopsis soumis par Scalix

Par Scalix le 23/04/2008 à 12:09

Il y a quatre ans, j’aurais probablement été encore plus bluffé par le visuel décapant d’Appleseed, et comme pour Final Fantasy VII : Advent Children, j’aurais totalement négligé le scénario, considérant que l’animation 3D se suffisait à elle-même, pour gratifier ce film d’une note franchement bonne. Or, nous ne sommes plus en 2004 et je n’ai pas le même passif vis-à-vis d’Appleseed que vis-à-vis des Final Fantasy. Conclusion : je ne vais pas mettre une note dantesque. Car au final, Appleseed s’avère être décevant sur trop d’aspects, et devient même parfois frustrant.

Visuellement, il est difficile d’être trop dur avec le film, qui malgré un léger coup de vieux, parvient quand même à nous en mettre plein la vue. Les décors, en « vraie » 3D, restent encore aujourd’hui franchement bons. Les textures sont propres, peut-être un peu trop épurées, mais bon, ça passe tout de même particulièrement bien.
En revanche, le cellshading, utilisé pour l’animation 3D, a pris largement plus d’une ride. La gestion des ombres se déplaçant sur les personnages est assez aléatoire (parfois ça marche, le reste du temps, c’est….laid), la fluidité de leurs déplacements est généralement bonne, même si parfois les attitudes des personnages font très robot-qui-suit-des-rails. Le niveau de détails sur des éléments comme le visage m’a paru relativement bas, rendant impossible toute expression faciale trop complexe, et limitant directement le « potentiel émotif » (on va appeler ça comme ça) de tous les protagonistes dotés d’un visage humain.
Evidemment, pour ce qui concerne les textures métalliques, qui furent les premières à être les mieux maitrisées, rien à dire, la qualité est là.

Côté scénar, la frustration est plus que présente.
La véritable trame tarde à se lancer, après de (trop) nombreuses séquences « regardez ce qu’on sait faire, c’est beau non ? ». Dans ce cas là, autant faire comme le film Final Fantasy VII : Dirge of Cerberus, et compiler sans réelle logique un enchainement de scènes classes mais vides de sens. Comme ça c’est plus simple, et on n’a même pas besoin de se payer des scénaristes !
Mais bon, inutile d’être trop cruel pour autant, car au moins, il y a une trame. Celle-ci, une fois lancée, parvient à accrocher le spectateur. On découvre de nouvelles technologies, les Bioroïds, une ville futuriste splendide et on en apprend peu à peu sur Dunan, personnage central, guerrière frêle mais point chétive, qui explose tout le monde sur le champ de bataille. Une femme, une vraie.
Manque de chance, on nous promet un potentiel scénaristique assez alléchant, pour au final ne faire que survoler tous les thèmes proposés par Appleseed. Rien n’est particulièrement développé, et le scénario tente de faire le touche à tout, produisant au final une bouillie insipide incomparable au potentiel de base du film. Grosse déception.

Musicalement, c’est très cinématique de jeu. Aucune finesse, juste des rythmes simplistes et toniques pour l’action, et du larmoyant bas de gamme pour les séquences émotions. Le doublage quant à lui reste relativement décent, même s’il s’accorde avec le manque général d’émotion des protagonistes. Au final, le côté auditif reste assez creux.

Enfin, je ne sais trop comment conclure sur ce film.
Malgré ses défauts apparents, il sait accrocher le spectateur comme il faut, et le concept aurait mérité d’être incommensurablement plus exploité.
Certaines séquences sont vraiment plaisantes à voir, et globalement, c’est un plaisir constant pour les yeux.
Un film à voir donc, pour ses performances artistiques plutôt que pour son scénario gâché, qui ne fera qu’exhiber un potentiel inexploité particulièrement frustrant.

6/10

Par watanuki le 08/03/2007 à 15:13

Aux frontières de la mocheté et du splendide, du nullard et du vraiment intéressant, Appleseed n'en demeure pas moins une déception. Globalement, au sortir du film, on garde la désagréable impression d'avoir vu une cinémathique de Dreamcast modifiée, et on n'attend pas avec une impatience incontrôlable l'éventuelle suite...

Le scénario simplifie outrageusement l'une des meilleures intrigues que le gâteux Masamune Shirow ait réussi à pondre, un jour de lucidité, et l'on se retrouve en fin de compte avec un produit à mettre sur la même étagère que Final Fantasy : The Spirit Within. C'est-à-dire que le pari technique est l'enjeu principal, à tel point que l'équipe responsable a pour ainsi dire tout sacrifié pour cela, et n'a plus eu la force de garder un peu d'âme à insuffler dans cet amas de pixels écrasés , cell shading oblige. Du coup, la fin du film ne surprend pas, elle ne parle pas au spectateur, qui a été forcé dès le début à se rabattre sur son intérêt pour les jolies images et la mise en scène toute en sur-représentation (ralentis matriximaux, effets de distorsion, etc.).

Pourtant, il ne s'agit pas de cracher sur ce film raté, car il a malgré tout bel et bien innové, en contribuant à démocratiser une pratique qui, si elle ne plaît pas toujours, est audacieuse et intéressante : réaliser un film tout en image de synthèse (option cell shading : double audace donc).

A voir Appleseed, on se prend à rêver du jour où Pixar aura enfin des équivalents issus du monde de l'animation japonaise, capables de concevoir des films brillants techniquement et -parfois- passionnants d'un point de vue cinématographique.
Vu les moyens engagés par des studios tels que Gonzo, les alliances avec les entreprises de type Geneon (américain), et le nombre incalculable de tentatives manquées à l'heure actuelle, on peut bien se dire qu'arrivera forcément un jour où l'expérience parlera et où l'animation atteindra un nouveau palier.

5/10

Par HerrV le 05/11/2005 à 21:00

Appleseed 2004 bénéficie d'un traitement HD numérique de très bonne facture, un peu "Cell-Shading". C'est curieux au départ, puis on trouve ça agréable et on accroche. En gros, l'impression première est que tout est en 3D, que le dessin des personnage n'est pas simplement "plaqué" sur un décor plus ou moins animé. 
 
La scène d'ouverture (10 premières minutes du film environ, Deunan et son équipe contre les "tanks mitrailleuses" et les cyborgs) est tout simplement bluffante, avec une scène techniquement parfaite, des effets de lumière magnifique. Ce qui se gâte ensuite, c'est le scénario. Certes, Appleseed est peut-être aussi riche que l'univers de GITS, on ne peut pas résumer autant de tomes dans un film... et l'auteur tranche à la serpe son univers pour aller à l'essentiel, mais en 1H30... c'est peine perdue (fallait faire une série TV, qui aurait été plus apte à condenser l'oeuvre Appleseed). Tout reste superbe, mais un peu froid... le scénario reste creux, désespérément creux, et la philosophie du film fait plus "Raoul, pilier de bistrot" que Confucius... ok, on a compris, en tirant par les cheveux, c'est un appel à la tolérance, moi j'ai juste vu du bourrinage visuel entrecoupé de pauses. Ca se regarde, attention, mais il ne faudra pas chercher la complexité absolue d'un Shirow là-dedans. 
 
La musique est parfois sympa, parfois catastrophique, lorsqu'elle ne se résume qu'à un mix sur fond de sample techno Ejay (-> boom boom utchi utchi boom boom utchi utchi...). Bref, y a de l'excellent et du très très médiocre.

5/10

Par alce le 08/08/2005 à 22:32

En règle générale, je suis assez bon public.
J'essaye de prendre une oeuvre dans son ensemble.

J'ai bien aimé le scénario (qui impose un tryptique là où tout le monde voyait une dualité) et qui est plus explicite que la première tentative.

Les graphismes sont assez jolis pour qui n'est pas trop expert en 3D ou graphisme, la musique peut changer du tout au tout mais le MUST reste l'animation des Mechas. J'ai rarement vu quelque chose comme cela ! Certes, c'est plus facile en 3D mais bon...

S'il fait figure de démonstration technique, il fait tout de même passer un bon moment avec des idées à reprendre !

7/10

Par Fettgans le 22/12/2004 à 15:51

Voilà un film que j'ai longtemps attendu et qui s'est avéré être une petite déception en fin de compte. Selon moi, les graphismes vont du pire à l'excellent. Sans doutes les graphistes ont-ils voulu nous en mettre plein la vue, cela se traduit par des effets spéciaux ridiculement exagérés que l'on retrouve principalement sur les bâtiments et les mecha. Etonnament, les personnages, eux aussi en 3d, sont des modèles du genre avec une animation fluide et irréprochable.

Le scénario, assez simpliste, ne gagnera en profondeur que dans le dernier tiers du film. En attendant, ce ne seront certainement pas les problèmes sentimentaux de l'héroine ou les timides réflexions sur la nature des 'Bioroids' qui vous tiendront en haleine. Certains choix quant à la musique aussi m'ont laissé perplexe, celle-ci passe du classique à l'électro en passant par le rock. Le contraste entre certains passages, au niveau musical, en est donc parfois extrèmement irritant.

La note... 7 sur 10 pour l'effort.

7/10

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