Bien que je n'affectionne pas particulièrement ce terme, Ghost in the Shell est pour ainsi dire un incontournable de la japanim' depuis qu'Oshii lui a donné ses lettres de noblesse. Nous avons ici un énième opus de la franchise. The laughing man n'est qu'une de ces OAV qui condensent un max une série télé par un vulgaire travail de montage.
L'intrigue est passablement compliquée et le raisonnement particulièrement difficile à percer à l'instar des films. Le scénario brouille les pistes et ne fait rien de particulier pour faciliter le spectateur à s'immerger dans la poursuite du rieur. En effet c'est, comme toujours avec GITS, qu'à la toute fin que les pièces du puzzle - et quel puzzle ! - réunies nous offrent la solution. C'est donc l'action qui est le fil conducteur, la catharsis du spectateur : loin d'être effrénée mais suffisamment présente pour ne pas s'ennuyer. Les personnages ne participant guère de par leurs personnalités à l'intérêt de l'histoire. Trop effacés, paradoxalement cela contribue à offrir des moments forts notamment la relation ambigüe entre notre cher Major et Batô. Tout ceci ajouté au décor de fond cyber-punk créent une ambiance sublime, la musique de Kanno -très discrète en l'occurence- n'y étant une fois n'est pas coutume pour pas grand'chose.
Pourtant les éléments pris séparément n'ont rien d'excellentissime. Notamment l'aspect technique qui est plutôt mitigé. Certes les graphismes sont soignés pour une série télé -rappelons que l'OAV n'est qu'un montage tiré de la série tv - mais l'animation laisse à désirer tout comme les innombrables plans fixes. Finalement les deux heures et quarente minutes ne s'avèrent pas être insurmontables, le travail de montage n'étant pas si vulgaire que ça. C'est un bon moyen pour le néophyte de s'expédier l'intrigue du rieur, mais sachez que la série télé réserve de très bons épisodes annexes.