Voyage vers Agartha

Voyage vers Agartha

Informations générales

Staff technique [liste]

Version française

  • Licencié: oui
  • Titre français: Voyage vers Agartha
  • Editeur: Kazé

Doublage

Hisako Kanemoto (Asuna Watase), Kazuhiko Inoue (Ryūji Morisaki), Irino Miyu (Shun), Fumiko Orikasa (maman d'Asuna), Junko Takeuchi (Mimi), Rina Hidaka (Mana), Sumi Shimamoto (Risa)

Synopsis

Hoshi o Ou kodomo narre le périple d'une jeune écolière, Asuna, accompagnée de son professeur, Ryuji. Cette première, après une rencontre avec un garçon bien étrange nommé Shun, va rapidement se mettre à fuir vers un monde souterrain: Agartha. Voici son histoire.

Synopsis soumis par Kanapeach

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#Par daisuke01 le 24/01/2012 à 03:37

Bon je vais pas commencer les comparaisons, car tout animé doit avoir sa part de ressemblance avec un autre animé même si cette ressemblance est exagérer, car il vaut mieux qu'un auteur s'inspire d'une belle oeuvre au lieux qu'il nous livre une daube stellaire.

Bon passons à la critique, comment dire, wow c'est une pure merveille artistique, déjà là c'est assez grandiose les couleur, la variété des paysages, vos yeux se régaleront malgré que c'est un animé mou. Hola déjà une mauvaise critique, oui c'est mou mais sa vient du fait que c'est un animé à l'eau de rose.
A l'eau de rose vous me direz? Oui mais avec des scènes d'action qui viennent de nulle part, des personnages qui apparaissent qui disparaissent même sans aucune explication tellement c'est rapide, les personnages ont les oubliera vite après avoir visionner toute cette animation, entre la fille qui a des dialogues limité et les personnages secondaires qui sont la que pour combler les malheureux dialogues de la jeune héroïne (héroïne c'est vite dit).

Vue que le scénario est passer à la trappe après réflexion, je ne peux qu'aimer la manière qu'il nous tient en haleine, malgré la difficulté de comprendre une histoire aussi simple que pas original.
Bref vaux mieux noter le fond d'un animé, que laisser les décors magnifique bouffer notre perception relatif au décors.

Un animé qui restera peut être dans les annales... mais pas pour moi, à regarder tout de même pour se faire un exemple des animés de Miyazaki.

6/10

#Par Afloplouf le 01/01/2012 à 17:40

Les enfants qui pourchassent les voix perdues au fond de l'abysse

Comme souvent avec les film d'animation de Comix Wave, le titre international est le plus parlant. A plus d'un titre, à travers tous les sens qu'on peut donner à cette périphrase... mais j'aurai l'occasion d'y revenir.

Hoshi o Ou Kodomo, que je raccourcirai en HoK par la suite est le dernier long métrage en date du réalisateur japonais Makoto SHINKAI qu'on aimerai ne plus avoir à présenter. Génie de sa génération - oui carrément j'ose – il a longtemps était comparé, à tort, à Hayao MIYASAKI, plus pour un argument marketing qu'autre chose. Mais pas cette fois. Après un an passé à Londres, SHINKAI a cette fois-ci voulu réaliser un film d'une portée plus universelle. Il a donc choisi naturellement, selon ses propres mots, une jeune fille de l'école primaire, Asuna, comme héroïne. De plus, après un bref passage à la tranche de vie quotidienne sur 5 centimeter per second, il revient à une littérature graphique de l'imaginaire. Pas de la science fiction cette fois, mais plutôt de la fantasy. Asuna va se trouver entraînée dans un voyage dans le monde sous-terrain d'Agharta. Elle y rencontrera son peuple qui vit caché et cohabitent avec des créatures mythologiques venus des temps immémoriaux : les quetzalcoatls. Pour les connaisseurs, ou les nostalgiques des mystérieuses cités d'or, c'est bien le nom du serpent à plume des légendes aztéques mais les quetzalcoatls version HoK sont tous différents et ne ressemblent pas à cette chimère.

On arrive là à LA polémique de ce film. Est-ce que SHINKAI a fait du MIYASAKI ? Il s'en défend mais l'hommage est difficile à nier. Les thématiques, certaines scènes qui semblent tout droit sorties de Princesse Monoko ou du Château dans le ciel et surtout le chara-design masquent mal les ressemblances. L'un des héros que l'on rencontre plus tard dans le film, Shin, est ainsi le clone d'un Ashitaka. Clone physique mais pas tant dans la personnalité. Et c'est à partir de là que loin de ceux qui vont jusqu'à diagnostiquer un plagiat ou un SHINKAI qui laisse sa personnalité au vestiaire, je trouve au contraire que le réalisateur a su s'emparer de cette mythologie universelle – tout comme l'heroic fantasy n'appartient pas à TOLKIEN – pour y imposer sa propre marque. Au lieu de l'écologie, on retrouve le dada du nouveau prodige : la solitude. Après la distance dans le temps dans Hoshi no Koe, la distance dans le temps dans La Tour au-delà des nuages et la distance en grandissant dans 5 centimeter per second, SHINKAI s'attaque ici au mur le plus infranchissable : la mort. La solitude de ceux qui survivent à l'être aimé. Je ne veux pas en dire plus pour gâcher la surprise des spectateurs, d'autant plus que ce n'est pas tant le final qui est le plus signifiant mais bien le voyage qui n'a jamais été aussi initiatique d'Asuna.

Le progrès d'écriture de SHINKAI se mesure également dans la dose d'humour qu'il sait désormais instiller ainsi que dans la clarté de son message. Malheureusement, ce qu'il gagne en limpidité, il le perd en fluidité, notamment au début. Le film paraît par moment précipité. Ceci, on peut en partie l'excuser par la densité qu'il met maintenant, l'équilibre est délicat. Je reproche un peu plus facilement cette fin un peu prévisible quoique très bien mise en scène comme toujours.

Techniquement, c'est très très au dessus de la mêlée. Les décors sont à couper le souffle, littéralement. Plus que cette impression que de voir des personnages se balader dans un artwork, c'est bien ce photo-réalisme très "animesque". Oxymore sur le papier, cette association prend ici tout son sens. Jamais la frontière entre film en prise de vues réelles et film d'animation a été aussi étroite. Et n'allez pas croire que cette mise en scène somptueuse fasse la moindre concession a une animation à la fois naturelle dans ces gestes du quotidien et proprement épique dans les combats. Je peux donner l'impression de passer vite sur les graphismes mais regardez le trailer, regardez les screens et croyez-moi : on n'a jamais fait plus beau que HoK et on est même très loin de s'en approcher.

Ce film sera-t-il un tournant dans la carrière de SHINKAI ? Il est trop tôt pour le dire. Ce film l'a épuisé, lui et son équipe et il a émis le souhait de revenir à des choses plus simples. Devant la qualité d'un 5 centimeter per second, on n'a pas envie de lui en tenir rigueur s'il fait ce choix a minima. Cependant après ce qu'il vient de nous faire entrevoir, j'aimerai le voir continuer dans cette voie, toujours plus loin sur la recherche d'un artiste avec lui-même.

9/10

#Par Rouchka le 04/12/2011 à 14:42

Une nouvelle réalisation de Shinkai Makoto, c'est déjà partir de manière pas du tout objective. Je ressors de cette œuvre avec un avis très positif, pourtant deux questions ressortent et c'est celles-ci que je développerai.

Shinkai Makoto, toujours la même recette ?

Je ne suis pas un expert de cet artiste, mais des trois films que je vois, on retrouve des ressemblances frappantes et pourtant surement très assumées. Je parle ici par exemple de certains paysages redondants dans ces trois œuvres, c'est un aspect finalement purement graphique, qui ne joue en rien dans l'histoire. Ces visuels sont notamment les trains, le ciel, de jour comme de nuit ou encore la mer. On est dans la situation où une image d'un ciel étoilé pourrait se trouver dans n'importe lequel de ses films que nous ne verrions pas la différence.
Est-ce un défaut? Vue ce que offre graphiquement ce film, bien sur que non. Je dirais même que j'adore que Shinkai Makoto ne puisse pas s'empêcher de montrer ce qu'il aime, les visions qui le touchent. Pour moi c'est comme si il voulait vraiment afficher sa personnalité, ses sentiments, dans son œuvre. Ce n'est pas un film impersonnel, il s'implique dedans autant que dans ses deux anciens du genre qui sont 5 centimètres par seconde et La Tour au delà des nuages.
Même si on a déjà vue ce même ciel étoilé et les aurores boréales, c'est un plaisir de les revoir et cela fait toujours le même effet.

Autre marque de fabrique, une certaine lenteur. D'ailleurs le film dure 2heures, donc pour ceux férues d'action incessante il va falloir s'accrocher. Moi même j'ai eu un peu de mal, j'ai failli le regarder en deux fois. Une rythme très lent, qui laisse le temps de s'immerger dans un univers qui laisse rêveur. Alors prendre son temps c'est bien, mais il ne faudrait pas que cela devienne trop lent et c'est quand même à la limite ici vue la durée de la bête. De temps en temps on frôle l'ennuie et ça c'est un point noir tout de même, il aurait peut être fallu raccourcir le tout. Mais bon le résultat en vaut la chandelle ! D'ailleurs il y a quand même pas mal d'action dans ce film, du combat et des émotions fortes.
Par certains aspects, ce film s'éloigne des habitudes du réalisateur, et ce de manière un peu douteuse. Enfin est-ce qu'on peut parler d'habitude quand celui-ci n'est que au début de sa carrière, et avec un début aussi prolifique...

Une pâle copie d'un Ghibli ?

C'est ce que l'on peut se demander, tant ce film s'en rapproche. Une jeune fille, qui se retrouve plongée dans un autre univers, on dirait du Chihiro. En fait c'est plutôt du château dans le ciel dont ce film s'inspire, avec les résidus d'une civilisation antique, des êtres anciens, abimés par les années... Certaines visions sont vraiment très similaires. Bon ce n'est pas exactement la même chose bien sur, mais on retrouve l'importance des cristaux qui se mettent à briller, ou encore des golems de pierre, recouverts par de la mousse. Vous verrez donc des « monstres » avec un sérieux air de déjà vue, cela signifie peut être qu'ils sont très réussis.
Encore une fois, est-ce un défaut de s'inspirer de films aussi magnifiques? Je ne pense pas, ça fait toujours le même effet, celui de nous plonger dans un monde qui à l'air d'être plus grand que tout, bien plus que nos petites existences. On ressort de ce film avec la même humilité que quand on vient de voir ceux de Miyazaki, « On est pas grand chose ».
Et pour avoir réussi cela, je dis bravo.
« Mais c'est du Ghibli tout cracher ! » Et alors ?
Bon faudrait quand même pas que cela devienne du Fan service, au sens de fournir au public simplement ce qu'il attend, juste pour être sur que cela marche, mais je ne sais pas vraiment si on est dans cette politique ici.

Un film qui aborde des thèmes intéressants:

C'est surtout là que se trouve la réussite de Hoshi o Ou Kodomo, l'histoire permet de réfléchir sur des sujets très intéressants. Déjà, sur la vie et la mort, doit-on ramener les morts à la vie, on retrouve un sujet de la Grèce antique, toujours fascinant. Ce qui est toujours fascinant aussi c'est l'immortalité, décidément c'est un thème qui me parle à chaque fois. Ici on trouve des choses qui ont toujours vécus, et qui vivront toujours, totalement en décalage avec l'humanité. Le genre de sujets que l'on aborde d'en bas, comme une évasion en se perdant dans la contemplation de la Voie Lactée.
Le cadre du film s'inscrit aussi dans l'histoire, avec des références à la seconde guerre par exemple. Un monde qui provoqua tant de convoitises qu'il fut détruit, renvoi à l'évolution, l'humanité et tout ces grands sujets.
La religion prend aussi une place importante, dans le sens où ici on ne respecte pas de simples images abstraites mais des réalités directement visibles. Cela rend encore plus dur le fait de ne pas blesser une bête qui nous attaques, comme si elle était une divinité: voilà le genre d'images fortes que l'on peut voir.

Il y aurait trop à dire sur ce film, très profond et mature de par les thèmes qu'il aborde et les situations parfois difficiles qu'il nous montre. Je ne traiterai pas plus en détails des personnages, du scénario, de la bande son et autres, sachez-cependant que j'en pense le plus grand bien.
Difficile de donner une note, difficile au sens que c'est bien trop simple de donner un petit 8 pour quelque soucis de rythme quand ce film m'a fait réfléchir sur le « grand tout ». Mais je vais me le permettre tout de même...

8/10

#Par Kanapeach le 01/12/2011 à 22:48

Hoshi o Ou kodomo, où, quand, comment critiquer cette merveille de l'animation japonaise? D'abord une rapide présentation, pour les quelques personnes qui suivent l'actualité, il s'agit du dernier film en date réalisé par Shinkai Makoto, et honnêtement, on est assez éloigné de ses précédents travaux. En fait, et pour faire simple, ce film est un peu un mélange de Ghibli, de Voyage au centre de la Terre le tout saupoudré de graphismes à la Shinkai. Et nous voilà embarqué pour deux heures de plaisir intense.

La toute première chose qui frappe, comme à l'accoutumée pour ce réalisateur, c'est l'esthétique. Mais on assiste à, selon moi, un véritable changement par rapport à ses productions habituelles (La tour au delà des nuages, 5cm par seconde..). Je m'explique. Là où les deux films précédemment cités proposaient des décors à couper le souffle, dignes de figurer en tant que cartes postales, ces derniers étaient pourtant amputés de toute forme de vie. Rien ne bougeait, tout était froid. Alors certes c'était beau, mais ça s'arrêtait là. Sauf qu'il en est tout autrement pour Hoshi o Ou kodomo, on a enfin droit à des plans regorgeant de vie. Les couleurs utilisées sont chaudes, l'herbe bouge au gré du vent, les nuages se meuvent tranquillement et les personnages s'intègrent bien mieux qu'avant. J'ai également trouvé que ces mêmes décors tendaient bien plus sur des effets peintures/aquarelles et moins les travaux via ordinateurs, la 3D a quand à elle quasiment disparu pour notre plus grand plaisir.

En plus de paysages débordant de vie, on assiste également à une refonte dans le chara-design. C'est moins frappant que pour l'esthétique globale, mais j'ai vraiment eu l'impression qu'on se rapprochait de certains films made in Ghibli, un style un peu plus sobre donc, mais qui colle bien mieux à l'univers proposé. En parlant des personnages, ces derniers ont réussi à m'embarquer avec eux dans leur aventure un peu folle. Touchant, sympathiques, sans être trop niais pour autant, ils jouent tous assez bien leur rôle respectif et la fin révèle plus en détail leur personnalité. Evidemment, il y a un arrière-goût de déjà vu, mais rien de bien troublant.

L'histoire de son côté part sur les mêmes bases que l'oeuvre de Jules Verne précédemment citée, c'est à dire qu'après une présentation assez courte de la vie de tous les jours d'Asuna, celle-ci va se retrouver embarquée dans un périple long, pas toujours simple, mais en direction d'un univers bien plus féérique. Ce dernier a eu le droit, outre sa retranscription graphique, à un certain travail, entre autre sur le background. Rien de très recherché non plus mais c'est assez appréciable. J'ai cependant moyennement accroché à leur réécriture de l'Histoire, mais ça je vous laisse le découvrir lors de votre visionnage. Une histoire donc somme toute suffisante à me tenir devant mon écran, souvent poétique sans pour autant verser sur le mélancolique, ce à quoi nous avait habitué Shinkai, agrémentée d'un début de romance qui ne prend pas toute la place sur l'intrigue.

Pour finir, évoquons la bande-son, magistrale du début à la fin, si on omet la chanson de fin. Entre bruitages collant très bien aux décors (bruits de criquets, légère brise), les voix que j'ai trouvé convaincante et qui correspondent aux personnages et aussi, mais surtout des pistes sonores divines, autant le dire, mes oreilles ont pris cher. J'ai adoré les musiques qui m'ont porté du début à la fin et ont toujours su souligner l'émotion que présentaient certains passages du film. De l'excellent boulot donc, qui ne fait qu'accroître ma sympathie envers une production qui a décidément beaucoup à donner.

Certains en parlaient déjà il y a quelques temps, Shinkai Makoto serait-il le prochain Myazaki? Cette oeuvre tend beaucoup plus vers celles du célèbre réalisateur, et même si elle n'évite pas quelques similitudes, elle arrive sans mal à se distinguer pour un résultat des plus réussis. Je l'aurai attendu ce long-métrage, et bien il ne m'a pas déçu. Courez donc le voir. Qu'on aime ou qu'on aime pas, chacun se doit au moins de l'essayer.

9/10