Tylor - The Irresponsible Captain (TV)

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 1993
- Titre original: Musekinin Kanchô Tylor
- Nombre d'épisodes: 26
- Site officiel: http://www.tylor.com/
- AKA:
- - 無責任艦長タイラー
- - L'Irresponsable Capitaine Tylor
- Relations: 1 fiche en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Tatsunoko Production
- Production: Big West Advertising (BWA), d-rights, Tatsunoko Production
- Réalisation: Mashimo Koichi
- Chara-design: Hirata Tomohiro
- Mecha-design: Itô Koji, Masuo Shôichi
- Auteur: Yoshioka Hitoshi
- Musique: Kawai Kenji, Sasaki Mari (OP:"Just Think Of Tomorrow"/ED:"Downtown Dance")
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Tylor - The Irresponsible Captain
- Editeur: Déclic Images
Doublage
Hiroko Kasahara (Azalyn), Kouji Tsujitani (Justy Ueki Tylor), Ikuo Nishikawa (Robert J. Hanner), Jouji Yanami (Dr. Kitaguchi), Masaaki Tsukada (Wang), Maya Okamoto (Harumi)
Synopsis
La guerre larvée entre l'Union Terrienne (dirigée par une poignée de généraux) et l'empire Raalgon (avec à sa tête une jeune impératrice de 16 ans) vient officiellement d'être déclarée. Les forces de l'empire sont prêtes à déferler sur les systèmes contrôlés par l'humanité, sûres de leur puissance. En réponse, l'Union organise une campagne massive de recrutement sur ses planètes et rassemble sa flotte.
C'est dans ce contexte que le jeune Tylor (20 ans), glandeur de première catégorie, opportuniste et tire au flanc décide de s'engager dans l'armée. Après tout, l'uniforme, le prestige, les actes héroïques et surtout le fait d'être nourri logé, blanchi (plus le fait de recevoir une pension pour ses vieux jours), il sent que c'est fait pour lui. Dès son arrivée dans la caserne, il se fait remarquer par ses supérieurs en séduisant puis en faisant disjoncter l'IA chargée de dresser son profil psychologique (le tout à grand renfort d'explosion). Quelques exploits plus tard, l'amiral de la flotte décide de lui donner le commandement du cuirassier Soyokaze (surnommé à juste titre "la poubelle de la flotte" en raison de son état déplorable), estimant que c'est encore là qu'il fera le moins de dégâts.
Très vite Tylor découvre son équipage qui, à quelques exceptions près, est composé de fortes têtes n'ayant aucun respect pour une quelconque forme d'autorité. La réciproque est cependant vraie, et le jeune homme surprend très vite son entourage (pour ne pas dire l'écœure) avec son désintérêt total pour le commandement, l'ordre et la discipline, de même que sa lâcheté chronique et sa préférence pour les solutions de facilité (la reddition plutôt que l'affrontement).
Et pourtant, il semblerait qu'une bonne étoile veille sur nôtre (anti) héros puisque chacun de ses actes attire irrémédiablement une catastrophe sur ceux qui lui veulent du mal et très vite, son nom commence à circuler dans les deux camps comme celui d'un grand soldat que rien ne semble pouvoir arrêter. Au milieu des étoiles, une nouvelle légende prend vie, et tant pis si la réalité n'est pas aussi glorieuse que ce que l'on pourrait croire...
Synopsis soumis par Nakei1024
#Par Nakei1024 le 15/06/2009 à 15:57
T-TIC est un anime que j’avais repéré depuis quelques temps déjà, mais que je n’avais pu visionner du fait de l’absence totale de vidéos fansub sur le net (et ce malgré des heures de recherches). Autant dire que lorsque j’ai trouvé un site de distribution mettant en vente la série complète pour un prix plus qu’attractif, je n’ai pas hésité longtemps avant de me le procurer, et j’ai plié la série en moins d’une semaine…
Pour une production datant de 1993, je dois dire que l’ensemble a très bien vieilli, avec un graphisme et une animation de très bonne qualité (même par rapport aux séries actuelles) le tout accompagné par une bande son particulièrement convaincante. L’histoire n’est pas en reste et bien que le fond soit classique (l’humanité doit une fois de plus repousser une invasion alien et c’est un jeune héros à bord d’un cuirassier d’allure douteuse qui va mettre tout le monde d’accord), le traitement se veut parodique à l’extrême : imaginez un peu Albator ou le Capitaine Flam (en moins charismatique) remplacés par un blanc-bec dépourvu d’expérience et dont les motivations sont plus que discutables. Ajoutez-y un équipage totalement incontrôlable (composé essentiellement de truands, charlatans plus quelques bimbos) et des supérieurs qui frisent l’infarctus à chaque nouvel exploit de cet anti-héros et vous comprendrez alors qu’il devient futile d’espérer retrouver la moindre logique dans les évènements qui nous sont présentés. D’autant plus que ce conflit opposant Humains et Raalgons semble n’avoir pas de justification autre que le fait qu’une bande de généraux décrépis issus des deux camps souhaitent se mettre sur la gueule pour leur seule gloire personnel et le pouvoir… difficile dans ces conditions d’aborder sérieusement le conflit qui se profile à l’horizon.
Parlons maintenant des personnages et commençons par le camp des Humains ; de manière générale, tous possèdent une personnalité bien définie, relativement aisée à cerner au premier coup d’œil et dont on peut remodeler le passé sans trop de difficulté. En gros, il y a deux écoles : d’un côté on a les troufions et quelques sous officiers qui ne pensent qu’à s’amuser et à mettre le bazar sans prévoir les conséquences de leurs actes, et de l’autre une poignée d’officiers et amiraux qui essaient (d’un bout à l’autre de la série) de maintenir l’ordre à tout prix (y compris par des méthodes discutables), mais ils découvriront vite que c’est peine perdue. Et au milieu de tout ce petit monde, on retrouve Tylor qu’on est forcé de classer dans les inclassables : à chaque fois qu’on croit comprendre son mode de fonctionnement, il parvient toujours à surprendre et au final, on ne sait plus si c’est simplement un glandeur truffé de chance, un jeune homme possédant malgré tout une morale propre et un sens des responsabilités trop abstraits pour être compris par le public, à moins que ce ne soit finalement qu’un homme légèrement rêveur et utopiste pour qui la vie militaire et l’ordre qu’elle sous-entend sont totalement inadaptés. Impossible finalement de trancher pour l’un ou l’autre de ces facettes et en tout dernier recours, le terme « irresponsable » reste finalement la seule option que les protagonistes ont pu trouver pour qualifier ce capitaine excentrique qui ne ressemble à rien avec son vieux manteau abîmé qu’il ne quitte jamais. Pour ma part, je dirais plutôt que c’est un personnage profondément humain et altruiste qui se rend rapidement compte que devant l’absurdité de la guerre, seul un comportement encore plus absurde et marginal lui permettra de conserver son intégrité et sa droiture, quitte à prendre le risque de passer en cours martiale (ou devant un peloton d’exécution).
Côté Raalgon, force est de constater que c’est un peu moins bordélique, pas de fortes têtes ni de tire au flanc : outre leur supériorité technologique évidente, la flotte qu’il possède est bien formée et parfaitement ordonnée, une véritable merveille de machinerie militaire, peut-être trop justement pour pouvoir déjouer les stratégies (je dirais plutôt les intuitions et coup de poker) du jeune capitaine. Et parmi tous ces vétérans aguerris et avides de batailles, la jeune impératrice Azalyn (16 ans) trouve que son peuple (à quelques exceptions près) vit une existence bien morne et austère, dénuée d’une quelconque recherche du bonheur hormis celui du plaisir des batailles, ce qui est loin de lui plaire. Heureusement pour elle, sa rencontre avec Tylor va lui faire découvrir d’autres facettes de son existence, pas toujours agréables certes, mais qui lui permettront néanmoins de voir sa propre vie de manière moins négative qu’auparavant et d’attacher davantage d’importance à certains éléments (bref, retrouver le plaisir de vivre).
Au final, il s’agit d’une très bonne série à voir et revoir sans bouder son plaisir (malgré quelques longueurs sporadiques), n’ayant pas pris une ride et au message plein d’optimisme toujours aussi percutant. Un must qui mériterait d’être aussi connu que les quelques séries citées plus haut et autres classiques de l’animation Japonaise, dommage vraiment qu’il soit passé autant inaperçu auprès du public occidental. Attention tout de même : même si l’ambiance est particulièrement comique, ce n’est pas un humour à la School Rumble ou Hare+Guu, animes devant lesquels les situations hilarantes s’enchaînent à un rythme fou…
PS : Un dernier mot concernant la version distribuée sur DVD, qui ne fait malheureusement pas totalement honneur à l’anime ; les sous-titres et résumés présentent quelques fautes d’orthographe (quant il ne s’agit pas d’erreur d’inattention comme remplacer le mot « virus » par « antidote » dans un épisode), et j’ai vraiment été obligé d’appuyer longuement sur le bouton du volume de ma télé avant de pouvoir profiter de la bande son… Mais malgré tout, c’est un achat que je ne regrette pas.
#Par animan le 31/07/2005 à 02:47
Série culte au Japon qui aura suscité beaucoup d'engouement, Musekinin Kanchou Tylor renferme un univers unique jamais vu auparavant.
Plus qu'une série "comique", c'est une véritable leçon de vie qui peut s'avérer utopique si l'on refuse d'y croire. Un monde où nul n'est méchant mais où tout le monde est en désaccord, où il ne tient qu'à chacun de créer, si facilement, l'harmonie manquante.
Tylor montre l'absurdité des tensions et de la guerre, une façon simple de vivre heureux : écouter son coeur.
Une série pseudo-pseudo-sérieuse, un chef d'oeuvre, ma série culte.
