Junjô Romantica

Informations générales
- Format: Série TV
- Année: 2008
- Titre original: Junjô Romantica
- Nombre d'épisodes: 12
- Site officiel: http://suzukisan.info/
- AKA:
- - 純情ロマンチカ
- - Pure Hearted Romance
- - Junjou Romantica
- Relations: 1 fiche en relation
Staff technique [liste]
- Studio d'animation: Studio Deen
- Réalisation: Kon Chiaki
- Chara-design: Kikuchi Yôko
- Auteur: Nakamura Shungiku
- Musique: Moka
- Diffuseur: Chiba TV, Fukui TV, Gifu Broadcasting, Gunma TV, KBS Kyoto, Kumamoto Broadcasting, Mie TV, Nara TV, SBC Shinetsu Housou, Tokyo MX TV, TV Hokkaido, TV Kanagawa, TV Saitama, TVQ Kyushu Broadcasting
- Composition de la série: Nakase Rika
Doublage
Daisuke Kishio (Shinobu Takatsuki), Hikaru Hanada (Akihiko Usami), Kazuhiko Inoue (You Miyagi), Kentarou Itou (Hiroki Kamijou), Nobutoshi Canna (Nowaki Kusama), Takahiro Sakurai (Misaki Takahashi), Kishô Taniyama (Takahiro Takahashi), Noriko Namiki (Eri Aikawa), Ryotaro Okiayu (Kaoru Asahina), Toshiyuki Morikawa (Ryuuichiro Isaka)
Synopsis
Junjô Romantica présente trois histoires différentes, mais toutes subtilement liées.
Misaki rêve d’entrer dans une prestigieuse université. Ses mauvais résultats l’en empêchant, son frère lui présente Usami, son meilleur ami, afin qu’il devienne son précepteur. Cependant, Misaki découvrira rapidement les sentiments qu’éprouve Usami pour son frère.
Hiroki, le cœur brisé par Usami, se rend dans un parc où il rencontre Nowaki. Celui-ci, frappé par leur croisement de regard, lui demande de devenir son professeur. Malgré les réticences de Hiroki, Nowaki semble être déterminé à se rapprocher de lui.
Miyagi vient de divorcer, et malheureusement pour lui, il est harcelé par le frère de son ex-femme. Malgré qu'il soit encore mineur et que 17 ans les séparent, le jeune Shinobu avoue son amour à Miyagi.
Synopsis soumis par Mansairaku
#Par Selty le 14/04/2011 à 20:18
Junjou romantica : Petite perle dans un monde de brutes.
Voilà un animé d’une très grande qualité.
Au premier abord, avant de ne me lancer dans l’aventure de Junjou Romantica, je me suis dit plusieurs fois, passant devant « pwouaah un manga homo… le chara-design est bizarre et je pense que l’histoire ne va pas m’atteindre du tout », et ôôô combien j’avais tort !
Car en effet, pour le coup, j’ai été une juge plutôt honnête : amatrice d’histoire d’amour, je suis plutôt exigeante et regardeuse.
Junjou Romantica était plutôt mal parti, puisque, lorsque du fond de mon canapé je commençais d’un œil vague et suspicieux, le visionnage de ce qui allait être une révélation, j’avais trois aprioris majeurs que sûrement beaucoup ont du avoir avant moi ou ont encore, vis a vis de Junjou.
Tout d’abord, je n’avais jamais vu encore d’histoires d’amour entre « hommes » et si, comme tous le monde, il y a dans mon entourage des gens « d’un autre bord », je n’ai jamais vraiment compris comment le cœur était séduit, compris, comment l’amour naissait.
Bien qu’ouvert d’esprit, on ne peut qu’avoir en sois, une petite voix curieuse qui demande « est-ce que c’est pareil pour eux, que pour moi, l’amour ? ».
Je pense que mon idiotie toute bien pensante avait du omettre, que –c’est joli ce que je vais dire- l’amour est universel et que quelque soient les personnes qui le ressentent il est compris de tous –enfin presque, y’a des idiots partout.
Ce qui induit donc le deuxième de mes handicaps : je pensais sincèrement ne pas être touché par une histoire homo, j’étais même franchement récalcitrante.
En tout cas, j’avais peur de ne pas pouvoir m’identifier aux sentiments des personnages, et surtout, du fait qu’il n’y ait que des hommes, de ne pas pouvoir un peu rêver. –là aussi grave erreur, mes amis, j’ai pleuré-.
Enfin troisième et pas des moindres, je n’avais pas envie, j’avais peur que l’histoire soit trop axée attirance physique, pulsions immaîtrisables, et parties de jambes en l’air entre deux hommes ruisselants de sueur au clair de lune dans une lande sauvage, mais non. Homme, votre dignité ne sera pas atteinte, femmes, vous serez séduite par la maturité des relations, et toutes ces petites choses mignonnes que nous ne sommes définitivement pas seules à réclamer dans une relation amoureuse.
Vous l’aurez compris, je ne suis pas du genre a trouver « trop kawai » l’idée de regarder un Yaoi entre copines, mais Junjou romantica m’a franchement conquise.
L’histoire est découpée en triptyque, dont les 3 pôles sont sensiblement liés.
Junjou Romantica, le titre de l’anime, est aussi le nom donné à l’histoire du premier couple, le couple central, celui de Miyaki et Usami
L’histoire débute avec un personnage très commun : Miyaki, étudiant de 18 ans dont les résultats scolaires douteux l’empêchent de rentrer dans l’université de ses rêves, quand ô surprise! Débarque Usami Akihiko, Meilleur ami et secrètement amoureux du frère aîné de Miyaki. Il deviendra son précepteur, et de ces entrevues régulières, naîtra un amour immense d’Usami pour Miyaki. et caetera. Sauf que ca va au delà de ca, la relation est assez bien traitée, les sentiments qui grandissent et l’acceptation de sois en tant qu’homme qui aime un homme.
Ensuite « junjou egoista » entre Hiroki et nowaki, qui se passe 6 ans avant Junjou romantica. Hiroki, jeune aspirant professeur de littérature est très amoureux d’Usami, mais ce dernier ne l’aimant pas, il sombre dans un chagrin d’amour dévorant, c’est là qu’il rencontre Nowaki, un jeune homme plein d’entrain et d’affection qui tombe subitement amoureux de lui. Cette histoire est la plus complexe du point de vue de l’analyse des sentiments selon moi. Elle est très bien traitée. Quand se rend-on compte que la relation décline ? que l’autre ne nous regarde plus, comment regagner son estime durablement ? elle identifie certain problème de communication que nous connaissons tous et nous met face à eux, en tant que témoin, mais des remises en questions s’imposent également.
Enfin « Junjou terrorist » L’histoire de Miyagi, collègue d’Hiroki, fraîchement divorcé, qui va devenir la proie du harcèlement d’Hiroki, jeune frère de son ex femme, amoureux de lui depuis 3ans déjà, et qui est bien décidé à se faire aimer de lui. Miyagi d’abord rétissent, va puiser dans son passé douloureux sentimentalement, pour comprendre Hiroki, et finalement épouser progressivement ses sentiments envers lui. Ici la problématique est celle de l’amour impossible : tant dans la distance sociale, que professionnelle, tant dans les préférences sexuelles que l’age des amants.
Graphiquement, les rênes sont tenues par Kikuchi Yoko (Rumbling heart, Noir, Requiem for the phantom), et comme prévu ça marche plutôt bien.
Les garçons ne sont pas efféminés, ils sont dessinés de manière très triangulaire : visage anguleux, larges épaules, œil ténébreux et mature, grandes mains protectrices pour les hommes dominants souvent plus agés, et physique adolescent sans être chétif, avec de grands yeux dynamiques pour les vraiment plus jeunes, bref les fantasmes physiques sont marqués, les préférences sont esquissées mais pas exagérés.
Au niveau de l’opening j’ai franchement un gros doute. Je n’ai pas trouvé que ni la musique, ni la foison de fleur et d’image clichées n’était spécialement adaptée. En fait la musique agresse les oreilles, elle est brusque, c’est sûrement un de ces rock-bands qui se déchaîne immodérément sur leurs pauvres instruments innocents.
Je n’ai pas bien entendu le second opening, pas envie et pareil pour les endings, que j’ai sauté dès que j’ai vu qu’ils étaient introduits par de gros nounours.
En résumé, sus aux clichés ! Junjou Romantica peut être vu et apprécié par –presque- tous le monde, a partir du moment ou vous appréciez les histoires romantiques -sans toutefois être niaises-.
Junjou romantica est un très bon divertissement, une de ces séries que l’on regarde épisode après épisode, insatiablement. Junjou a aussi cette qualité rare que peu de série légère ont, celle de nous faire nous rendre compte de certaines failles abordées par les personnages.
C’est une série excellente mais malheureusement elle ne compte que deux saisons, tout espoir d’une raison 3 abandonné, à savourer donc, lentement…
#Par Yomigues le 20/02/2011 à 12:47
nul besoin d'être homosexuelle ou une jeune fille complètement écervelée à la vue d'une vision Yaoiesque afin d'apprécier les qualités évidentes de Junjou Romantica. Cette série en 12 épisodes pour la saison une est dotée de nombreuses qualités. Tout d'abord, l'histoire, bien que somme toute commune (les histoires de couples, gay ou pas, on connaît tous), a le mérite d'être très bien travaillé. Le passé de chacun des héros est fouillé, on ne nous balance pas un couple avec un UKE et un SEME à l'arrache. Les OST sont cool et le chara-design est relativement réussi, quoique... Il faut avouer qu'il faut adhérer au style assez particulier de l'auteur. Les traits sont assez pyramidaux, sûrement pour accentuer le côté "mâle dominant" de certains personnages et certains protagonistes se ressemblent énormément tout de même. La coupe de cheveux et la taille, sont presque les seules choses qui permettent de différencier les personnages. Dieu soit loué, ces défauts sont palliés par le fait que chaque héros est authentique, avec son caractère bien à lui.
Du côté de l'op, on a droit à quelque chose de particulièrement rythmé et dynamique, tandis que l'ending tend à être plus posé chose assez habituel. Junjou Romantica va très vite dans sa narration et le retour sur l'enfance de l'un des personnages préférés de la série ne fut pas pour me déplaire, étant même mon arc scénaristique préférée jusqu'à présent.
Junjou Romantica n'est pas l'anime shônen-aï ultime, mais il a le mérite de présenter les scènes, osons le dire, de sexe, de manière relativement soft et mon intégrité sexuelle l'en remercie. On ne se roule pas de pelles à tout va pour se fourrer le trilili dans le trouloulou, on a droit à un background plutôt intéressant avec des personnages certes quelque peu caricaturaux (il faut bien retrouver le classique Uke/Seme au bout d'un moment) mais aux passés un minimum travaillé et aux caractères propres et unique.
Notons de plus que la série est dotée d'une mise en scène particulièrement bonne, les couples demeurent assez crédible et se veulent le plus proche possible de la réalité. Le doublage apporte de plus un crédibilité supplémentaire à la série.
Bilan
Junjou Romantica vaut le détour à cause de sa réalisation rondement mené, mais surtout grâce à ses personnages aux passés riches et fouillés et à sa mise en scène peu banal.
Un petit bijou du shônen-aï qui pêche hélas par son chara-design qui peut rebuter et à la ressemblance physique entre quelques protagonistes. A découvrir pour les néophytes et à apprécier pour les fans du genre, car il ne faut pas se leurrer, le public de Junjou est essentiellement féminin.
#Par Giggles le 22/09/2010 à 18:55
Je me risque à écrire ma première critique pour un animé qui n'en n'a pas encore.
Junjou Romantica : une vraie bouffée de fraicheur, j'ai a-do-ré !
Il s'agit de trois histoires d'amour parallèles entre hommes (uniquement), les histoires et les couples sont presque indépendants les uns des autres, excepté quelques légers liens entre les personnages.
J'ai regardé la série un peu par hasard. Il existe très peu d'animés concernant l'homosexualité, et lorsque celle-ci est abordée (de façon claire), elle est souvent pornographique.
Ce n'est pas du tout le cas dans Junjou Romantica !
J'irai même jusqu'à dire qu'il ne s'agit pas d'un animé abordant l'homosexualité. Les relations entre les hommes sont traitées tellement simplement que tout coule de source, tout est clair et tout est simple. On en vient même à apprécier le fait de ne voir aucune héroïne gâcher le paysage !
Takahashi Misaki (un des deux personnages principaux) découvre l'amour pour la première fois avec un homme (Usami Akihiko ). Certes il se pose des questions, il se cherche, il hésite, mais cela ne dure par très longtemps, ici, ce n'est pas le fait d'aimer un homme qui est important, c'est le fait d'aimer quelqu'un tout simplement.
Le caractère joyeux et dynamique de Misaki s'oppose complètement au cynisme d'Akihiko (alias Usagi-san) ce qui amène des scènes bourrées d'humour.
Les deux autres couples ne sont pas en reste. En nombre d'épisodes, ils sont moins présents mais leurs caractères et leur personnalité font qu'on passe d'une histoire à l'autre sans jamais se lasser, au contraire, on en redemande à chaque fois et on ne s'ennuie jamais.
Il n'y a pas de baston, il n'y a aucune action, on s'approche plutôt de relations en huis-clos, évidemment ça ne plaira pas à tout le monde. Personnellement c'est cela que j'ai apprécié. Le fait de rester concentré sur chaque histoire sans interférence, sans personnage secondaire qui vient mettre son grain de sable est vraiment agréable.
Il n'y pas pas de « vraie » scène de sexe, cependant, il y a beaucoup de baisers, ainsi que plusieurs scènes explicites. Autrement dit, il n'y a pas de pornographie mais ce n'est pas non plus un animé où le baiser des protagonistes arrive au tout dernier épisode avec des figures rougissantes en apothéose.
Dans Junjou, on s'embrasse, on se touche et ce n'est pas tabou !! Je crois que c'est le seul animé que j'ai pu voir où s'embrasser n'est pas un acte transcendant qui pétrifie tout le monde.
Donc pour ainsi dire, l'histoire, le scénario sont absolument géniaux (pour ceux qui aiment les histoires d'amour, bien sûr) et tout est admirablement bien traité, sans fausse pudeur, sans tabou.
Maintenant je passe au chara design. Il est vraiment très agréable ! Les personnages sont beaux sans aller dans le bishonen, le trait est très simple très fluide. Les couleurs quant à elles sont parfaites pour l'ambiance : beaucoup de tons doux, du pastel et du délavé, ça ne pète pas aux yeux et cela rend le tout très réaliste, c'est réellement plaisant pour l'oeil.
La musique n'est pas en reste. Ça ne casse pas trois pattes à un canard, cependant pour un animé comme celui-ci, il semble que seule une musique d'ambiance et de fond soit la bienvenue. De plus, l'opening de la saison 1 pète la baraque (je trouve). J'adore !
Je mets aussi une mention Très Bien pour les doublages.
Pour résumer, Junjou c'est un condensé de personnages attachants, touchants, c'est bourré d'humour, c'est extrêmement émouvant à certains moments sans tomber dans la mièvrerie, c'est sensible et viril à la fois. J'avoue que je ne suis pas du tout objective mais franchement je n'ai retenu aucun défaut.
Cet animé est un vrai bonbon, quand on l'a fini, on en redemande.
A voir absolument pour ceux qui aiment le genre d'histoire d'amour sans prise de tête, et ... pour ceux qui n'aiment pas le genre, à essayer tout de même, vous pourriez être surpris.
