Kaiba

Kaiba

Informations générales

Staff technique [liste]

Doublage

Houko Kuwashima (Kaiba), Mamiko Noto (Neiro), Romi Paku (Popo)

Synopsis

Kaiba nous plonge dans un univers où les êtres vivants ont réussi à stocker les mémoires dans de petites puces, permettant ainsi de ne plus "mourir", la puce étant transférée d'un corps à un corps si ce dernier venait à être détruit.

L'histoire commence alors que Kaiba, le personnage principal, se réveille sur une planète inconnue. Il n'a ni souvenirs, ni mémoire, et le corps qui l'abrite semble spécial. Seul indice en sa possession : un pendentif autour de son cou contenant la photo d'une mystérieuse jeune fille.

C'est alors que Kaiba est attaqué par d'étranges créatures. Il est secouru par un certain Popo, qui semble le connaître, et qui lui affirme que ses jours sont en danger. Kaiba, renommé par sécurité Warp, embarque alors sur un vaisseau spatial, le Neuron, afin d'échapper à ses ravisseurs et tenter de retrouver la mystérieuse jeune fille, qui ne semble pas être si mystérieuse que ça pour Popo et le reste du monde...

Synopsis soumis par AngelMJ

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#Par daisuke01 le 29/04/2011 à 13:16

Comment peut on épeler c'est animé à part la première merveille de l'animation.
Bon tout d'abord, on est envoyer dans un monde étrange, la mort d'un individu n'est dedans qu'un renouveau pour un autre individu. On a l'impression dès le début que c'est un animé muet car on peut rester plusieurs minute sans entendre le moins dialogue tant attendue.
Mais bon c'est pas ça le plus important, le scénario lui même est comment dire "magnifique",
"incomparable", voila sinon on peut pas s'ennuyer tellement ont est émerveiller par l'histoire et les graphisme, c'est comme ci qu'on est assis par terre et notre maman nous raconte la meilleure histoire de sa vie.

Bizarre, incompréhensible, c'est ce que vous vous direz quelque fois, mais cette animé vous ramènera vite à la surface pour l'aimer.
Les graphisme, sont soit énorme ( car le monde est très beau), soit bizarre ( plein de détail ). Les personnages sont bien travailler mais l’esthétique ont en reparlera, mais ils suivent bien l'esthétique de l’ensemble du monde.

Les musique, vue que la plupart du Temp l'animé est muet, il faut bien sur que les musique vont avec, même si on retrouve toujours les même music à chaque épisode mais ils sont toujours aussi apesant mais aussi terrifiant selon celle qui passe.
Voila je peut dire que cette anime est apesant, il y a beaucoup d'émotion qui en dégage et vous n'en risquer pas d'en manquer.
Du suspens de la guerre, vous aurez tous ce que vous aimer.

C'est un OVNI venue d'un studio qui s'appelle madhouse, et je peut vous dire que cette anime vaut tous l'or du monde ( c'est une expression, hein)!

10/10

#Par Cheesus le 12/05/2009 à 08:10

La série est décomposée en deux parties. Dans la première, Kaiba voyage de planètes en planètes, chacune très typée. Ces épisodes servent d'introduction à l'univers de Kaiba et font un peu penser au Petit Prince. On y découvre des mondes aux tonalités poétiques, un peu mélancoliques et merveilleuses, mais également cruelles, absurdes et cyniques. Ce sont les épisodes les plus marquants de la série, et de véritables bijoux de manière générale.

La deuxième partie rentre dans le fond du sujet qui lie tous les protagonistes et prend une tournure plus intellectuelle. Les rebondissements se succèdent aux révélations et la trame générale s'avère être très complexe. En raison de la nature de l'histoire, il n'est pas toujours évident de suivre qui est qui et de reconstituer la chronologie des événements. Et ce sont souvent des détails, parfois très fugitifs, qui donnent la clé de certaines scènes ou permettent d'appréhender des enchaînements. Un second visionnage est certainement nécessaire pour qui veut comprendre l'histoire dans tous ses détails. Mais cette faiblesse dans la narration n'enfonce pas vraiment Kaiba, car désorienter le spectateur est un but clairement affiché de l'animé, qui joue beaucoup sur les sensations. La découverte des épisodes se passe bien d'une compréhension exhaustive.

Le scénario est indéniablement torturé et plutôt original. La ficelle consistant à introduire un personnage plus ou moins amnésique afin que le spectateur s'y identifie tout en acceptant le monde tel qu'on lui présente peut sembler classique, voire éculée. Toutefois, ici ce n'est plus un simple prétexte, mais un élément normal sur lequel on joue, solidement intégré à l'univers de Kaiba. Le thème général n'a rien d'extraordinaire pour un récit de science-fiction, mais est développé ici sous un angle certainement plus poétique que technique.

Le style du dessin est assez inhabituel et très particulier, il ne peut susciter que l'adhésion ou le rejet inconditionnel. Même le style varie d'un épisode à l'autre. Les formes sont simples et les traits volontairement grossiers. Cependant l'animation est de haute qualité. Les images de synthèse, généralement utilisées pour les décors lors des scènes de poursuite, sont très bien intégrées et s'adaptent à la simplicité du dessin. Ce style enfantin tend à contrebalancer l'histoire aux propos très adultes, parfois assez durs et cyniques. Toutefois ce décalage n'est pas du même ordre que dans un Fritz le Chat ou un Meet the Feebles, dont le ressort est plutôt une critique sociale « déguisée ». Dans Kaiba, additionné au scénario, il contribue à effacer tout repère pour le spectateur et à le désorienter systématiquement.

Beaucoup de scènes font apparaître de forts contrastes de dimensions entre les personnages et leur environnement, ou encore tendent à effacer ou distordre les distances. En particulier dans le palais, où Warp apparaît d'autant plus isolé qu'il est puissant. Il y a de manière générale un contraste entre les apparences et les réalités qu'elles dissimulent. C'est un fil conducteur que l'on retrouve à tous les niveaux, que ce soit dans le fond ou dans la forme.

La thématique de l'identité est abordée de manière technique à travers la possibilité de dissocier le corps et la mémoire, et de trafiquer cette dernière. Ces manipulations, à la fois soumises à l'argent et objets de pouvoir, anticipant une transformation radicale de la nature humaine par le biais des technologies, constituent une source d'injustice et d'inégalité. Le concept est poussé à l'extrême sur la planète Abipa, dont la situation n'est pas sans rappeler Soleil vert. Dans cet univers, l'individu semble strictement défini par sa mémoire. Pourtant, certains personnages, par leur comportement, remettent en cause le fait que le corps ne serait qu'une enveloppe temporaire, un simple objet-marchandise que l'on peut même produire en série. Globalement, Kaiba abonde de critiques cyniques et grinçantes de notre société et des comportements qu'elle génère, sous forme de caricatures dans les planètes visitées par les protagonistes.

Un autre fil conducteur semble être la transformation ou la révélation des individus au contact des autres. On y parle également de solitude. Sans pouvoir en dire plus, cela et certains autres aspects font étrangement penser à Neon Genesis Evangelion...

Le comique n'est pas absent de Kaiba. Outre tout le cynisme émanant de nombreuses scènes, c'est au beau milieu des circonstances les plus sérieuses que naissent des évènements parodiques subtils et improbables.

Signalons que la musique, bien que plutôt minimaliste et construite comme variations autour d'un nombre réduit de thèmes, colle très bien aux différentes ambiances.

Mention spéciale aux personnages secondaires, faisant souvent preuve d'une grande force de caractère. Le fait qu'ils ne soient que brièvement, mais intensément développés, suscite la curiosité. Ils sont presque plus attachants que les personnages principaux, relativement prévisibles.

En conclusion, Kaiba est une série tout à fait hors-norme et d'une rare qualité. Son apparence enfantine cache un contenu d'une grande maturité. On regrettera toutefois que la magie de la première partie s'étiole un peu sur la fin.

8/10

#Par frippon95 le 17/12/2008 à 15:38

Une pure bouffée d'air frais ! Quand on regarde Kaiba, on découvre un univers original et on y plonge à bras le corps.

Les dessins, qui semblaient en contradiction totale avec la gravité de certains thèmes abordés, se révèlent finalement être en osmose avec l'univers crée : atypique. Cela dit, il faut tout de même un ou deux épisodes pour s'y habituer.

Ce style peut paraître enfantin aux premiers abords mais permet néanmoins de rendre moins affligeantes quelques scènes qui sont pourtant très graves, car malgré ce que laissent envisager les dessins, Kaiba est loin d'être simple et gentil donc à ne pas mettre entre toutes les mains.

La musique, quelques accords simples et des thèmes qui s'accordent parfaitement à l'ambiance voulue, avec un opening et un ending qui nous donnent une impression de planer.

Pour ma part, j'ai du revisionner la fin deux fois pour la comprendre intégralement car tout s'accélère et il faut être attentif pour ne pas être largué. On pourrait diviser l'anime en deux parties, une première pour découvrir l'univers et une deuxième pour le dénouement de l'intrigue principale où tout s'accélère.

Bref que du bon, c'est innovant et on aime ça, à essayer de toute urgence.

9/10

#Par emilie le 12/11/2008 à 21:16

Kaiba, c'est le type même de la série où à la fin du premier épisode on se demande ce que l'on vient de regarder.
On nous plonge direct dans l'action ainsi que dans un univers des plus non conventionnel et dont on ne sait rien au départ. Puis on nous explique vaguement les fondements de cet univers avec l'histoire des puces, des transferts de mémoire, des changements de corps etc..
Donc de quoi s'y perdre!
Et pourtant tout cela est intriguant, Kaiba déjà, qui lui aussi est comme nous, perdu dans cet univers qu'il ne reconnait pas vu qu'il a perdu la mémoire. Son cheminement est aussi le nôtre, et je dois dire que cette façon de faire est très agréable, évoluer et comprendre en même temps que le personnage m'a beaucoup plu.
Et c'est là que je me suis retrouvé à avoir visionné ces 12 épisodes relativement vite, j'avais envie de connaitre les particularités de cet univers, d'avoir des indices sur la personnalité de Kaiba, ainsi que le fin mot de l'histoire que l'on commence petit à petit à deviner au fur et à mesure des épisodes.
Donc voilà une histoire au top pour moi.

Côté dessin, animation, on a des épisodes inégaux qui ont droit à des styles et des traitements différents les uns des autres, donc selon les goûts ça ne peux pas plaire. Effectivement, l'épisode 4, il me semble, m'a complètement rebuté au départ pour que je finisse par m'y habituer. J'ai même trouvé que ce style de dessin correspondait en fait totalement à l'atmosphère qui est distillée dans cet épisode, donc au lieu d'être gênant, ça a renforcé mes impressions.
Et puis ça change de ces anime ou tout est lisse, parfait, ou tout glisse sur le dessin, là c'est comme si c'était rugueux, mon regard s'accroche aux scènes, aux personnages, j'ai même cru remarquer quelques traits ressemblant à du pastel. Le changement des couleurs uniformes ou pas donne un certain dynamisme à des scènes qui sont statiques à la base, j'ai complètement adoré.
Les couleurs utilisées ont beaucoup aidé, elles sont vives sans être vulgaires, on a aussi des tons pastels plus doux qui s'adaptent aux situations, étant fan de la couleur là aussi j'ai été ravie.

Que dire de plus?
L'opening autant niveau musique que dessin est superbe, et il est rare que je laisse tourner les openings personnellement, celui là ne m'a jamais lassé. J'ai beaucoup aimé l'animation faite du personnage qui se recroqueville sur lui-même mais qui change tout le temps de personne. Pareil pour l'ending et tout au long de la série, j'ai beaucoup aimé la musique.

Je n'arrive pas à trouver de défauts à Kaiba excepté ce problème d'inégalité de dessin sur certains épisodes qui peuvent être gênants parfois pour moi et totalement gênant pour d'autres.
Seulement j'ai été totalement enchantée par l'histoire, les couleurs et la musique.

9/10

#Par Afloplouf le 26/10/2008 à 18:33

Masaaki Yuasa fait partie - au même titre qu'un Mitsuo Iso (Dennô Coil) - de cette nouvelle génération de réalisateur qu'on ferait mieux de suivre de près. Il avait signé en 2006 une œuvre pour le moins originale qui lui avait valu nombre d'attentions : Kemonozume. Pour faire cours, disons que la série cumulait :
- des graphismes expérimentaux (FLCL et Dead Leaves sont presque conventionnels en comparaison),
- une histoire d'amour façon la Belle et la Bête bien loin des clichés usuels de la japanime.
Comme de bien entendu cette œuvre baroque au sens étymologique du terme ("perle irrégulière" pour les deux du fond) n'avait eu droit qu'à un impact restreint. Pour autant, ceux qui avaient eu la curiosité de s'y intéresser criaient déjà à l'audace en attendant l'explosion du génie. Certains n'hésitaient même pas à voir en lui le nouveau Satoshi Kon, excusez du peu !

Mais à l'époque où j'ai commencé Kaiba, je ne connaissais pas encore ce monsieur. C'est plus le label Madhouse qui m'a attiré. Madhouse a une politique éditoriale assez intéressante à mon sens : d'un côté ils produisent des séries à caractère commercial basé sur de grosses licences mais avec une qualité technique irréprochable, de l'autre ils investissent dans des projets innovants condamnés à l'invisibilité malheureusement. Avec Kemonozume d'abord, puis avec Kaiba au printemps 2008, leur partenariat avec Yuasa s'inscrit indubitablement dans la deuxième catégorie.

Le premier point qui surprendra avec Kaiba est sans conteste les choix graphiques. Certes, le résultat n'est pas aussi expérimental qu'il ne l'était avec Kemonozume mais le moins que l'on puisse dire est qu'il en surprendra quelques uns au premier abord. Un chara-design simple, voire simpliste, associée à une animation parfois un peu raide, du moins particulière pour des graphismes résolument orientés old school. Le tout paraît plus crayonné par rapport aux productions actuelles. Ces dehors enfantins sont d'autant plus trompeurs qu'il servent un scénario pour le moins mature et recherché. Ne vous y trompez, ce n'est pas Doraemon !

L'OST est bonne elle aussi : les deux génériques en particulier, plutôt doux, sont en accord avec le reste de la série. Le reste de la bande sonore et les thèmes se font un peu discrets mais il participe indéniablement à la poésie de Kaiba. Je ne peux pas citer le noms des pistes alors qu'on attend encore la sortie de l'OST mais certaines musiques seront pour moi à jamais indissociables de certaines scènes. Et je m'en rappellerai tout autant que les personnages et certains rebondissements.

Mais attaquons la partie la plus intéressante du jour avec les thèmes et l'histoire développés dans ce conte philosophique "animesque". Paradoxalement, je vais devoir naviguer à vue pour éviter de gâcher le plaisir à ceux qui ne connaissent pas encore. Comme je l'ai dit plus haut, le choc est d'autant plus redoutable que la série se dote de tous les atours artistiques d'une série pour enfants alors même que cette série s'adresse clairement à un public mature.

Vous l'aurez peut-être compris avec le synopsis mais le thème central de la série et bien évidement la mémoire. Mémoire que l'on perd, mémoire que l'on vend, mémoire que l'on achète, mémoire que l'on vend, mémoire que l'on falsifie. Certes, Kaiba s'inscrit dans un contexte clairement typé SF mais quelque part, on ne peut s'empêcher d'établir des parallèles avec notre monde contemporain.

Ce thème central de la mémoire est également un prétexte à aborder des sujets comme l'amour et la mort. Et quelle est part de l'âme quand le corps et l'esprit sont deux entités distinctes parfois marchandées ? Comprenez bien que Kaiba n'est pas un simple divertissement, loin s'en faut : c'est tout autant une invitation au voyage. C'est d'ailleurs son principal défaut. Pour avoir regardé Kemonozume, je peux dire que Yuasa a mis de l'eau dans son vin, il n'empêche que Kaiba joue peut-être trop la carte de l'intelligence et n'est pas toujours très accessible.

PS : Cet anime a vraiment été un laboratoire. Certains des épisodes sont l'œuvre d'UNE SEULE personne, depuis le storyboard jusqu'à l'animation en passant pas tous les dessins et l'écriture du scénario. Je ne sais pas si vous prenez la pleine mesure du travail que ça représente. Moi le premier.

9/10

#Par AngelMJ le 27/08/2008 à 20:53

Toujours difficile de critiquer les séries dites "OVNI". Ces séries japonaises qui ne ressemblent à aucune autre, qui se moquent des canons du genre et qui tentent des expériences surprenantes, douteuses ou ingénieuses, que ce soit en terme d'animation, de graphismes ou de scénario. Kaiba est, comme on peut le voir au premier coup d'oeil, une de celle là. C'est donc un véritable de challenge d'en parler, mais là est également tout le plaisir de l'acte.

Donc qu'est ce qui se cache derrière les dessins si enfantins de Kaiba? Tout simplement le petit frère du contreversé Kemonozume. Difficile de ne pas les comparer car les deux bébés de Masaaki Yuasa se ressemblent sur pas mal de points. Déjà, et ça saute aux yeux, l'audace graphique qui est commune aux deux séries. Là où Kemonozume jouait dans style "Volontairement brouillon", Kaiba se maintient du début à la fin dans un style graphique proche du livre pour enfants. Si ça peut rebutter au début, surtout par rapport à l'univers et au scénario, on s'habitue assez vite au style qui permet pas mal de possibilité en terme d'animation.

Car oui, le style, comme dans Kemonozume, donne lieu à une animation maîtrisée et bluffante qui se joue des règles et qui utilise au mieux les contraintes du dessin. Il y a pleins de raccourcis, de déformations, de jeu de caméra, mais ça donne l'impression que tout bouge merveilleusement. Et ce n'est même pas juste une impression : ça bouge merveilleusement!

Si donc vous arrivez à "supporter" ou "accepter" la patte graphique, le seul point décisif pour apprécier la série est l'univers et le scénario. Continuant à prendre modèle sur son aîné, Kaiba utilise le même fonctionnement dans la mise en place de l'histoire : les 6 premiers épisodes présentent l'univers et les codes qui le régissent, les 6 derniers s'intéressent à la trame principale.
Ainsi, pendant la première partie de l'anime, on suit Kaiba dans le corps de la petite Kroniko en compagnie du policier Vanilla qui voyagent sans but précis si ce n'est de présenter les fameux codes au spectateur. Par la suite, les éléments de compréhension assimilés, on nous présente la véritable histoire de Kaiba.

Cette dernière est assez bizarre par moment (comme la majeure partie des séries japonaises qui traitent des sujets "flous", comme celui de la mémoire ici) avec un dernier épisode assez incompréhensible, mais l'ensemble reste cohérent bien que finalement pas si original que j'aurai pu l'espérer. Disons que le sujet de l'anime n'est pas neuf et que le graphisme arrive tout juste à nous le faire oublier. Reste que l'on passe malgré tout un bon moment devant Kaiba car l'ensemble pousse quand même au visionnage, les différentes informations importantes étant étalées de manières égales sur les différents épisodes.

Dernier point sur l'univers, à l'image de Kemonozume, Kaiba reste une série malgré les apparences dans un ton adulte. Il y a du "sang", du sexe, de la violence, mais il faut bien admettre que les graphismes ont tendance à vraiment atténuer le tout. Je pense que si le style se voulait plus standard, l'ensemble aurait pu être plus choquant et plus gore. Mais dans notre cas, tout passe car la violence est plus suggérée que réellement exposée. C'est finalement difficile à expliquer, c'est pourquoi seul un visionnage permet de se faire une idée de mon explication.

Je terminerais en disant un petit mot sur l'OST qui est à défaut d'être assez spéciale, se veut en adéquation totale avec l'univers et vraiment originale pour le coup. Je ne sais pas ce qu'elle vaut écouter seule mais en tout cas, certaines pistes restent en mémoire, que ce soit en terme de rythmes ou de sons. Les deux génériques sont à contrario plus standards mais très mignons.

En conclusion, un OVNI qui se veut orginal mais légèrement plus accessible que Kemonozume, le graphisme aidant à sérieusement atténuer la dureté des scènes et du scénario. Reste que les dits graphismes ne plairont pas à tout le monde et que la trame peut manquer un peu d'originalité. Bref, Kaiba n'est pas une révolution ni mon coup de coeur espéré, mais l'ensemble est tout à fait acceptable et l'expérience reste intéressante à réaliser. Pour les curieux.

8/10